A. Harmand  : Jeanne d’Arc, ses costumes, son armure (1929)

II. : 8. Chapeau

3528.
Chapeau

Dans son Champion des Dames, composé en 1441, Martin Le Franc résume ainsi le costume de la Pucelle :

Chappiau de faultre elle portoit

Heuque frappée et robes courtes1918.

Nous savions déjà par l’acte d’accusation que Jeanne d’Arc s’était coiffée de chapeaux, capellos seu pileos ; Martin Le Franc précise en nous apprenant qu’au moins l’un de ces couvre-chefs était de feutre. Il est vrai, comme nous le verrons plus loin, que les chapeaux d’étoffe ou de fourrure en usage alors recouvraient des carcasses de feutre, mais l’expression de chapeau de feutre, employée par le prévôt de la cathédrale de Lausanne, semble plutôt indiquer un chapeau dont le feutre était apparent.

Le feutre des chapeaux se faisait de poils d’agneau, de castor, de lièvre, de lapin et de blaireau1919. Celui qui paraît avoir été le plus fréquemment employé s’obtenait avec le poil du castor. Bien que le terme de castor fût connu de nos ancêtres1920, ils donnaient de préférence à l’animal, aujourd’hui appelé de ce nom, celui de bièvre, et les mentions de chapeaux de bièvre, vendus par les chappeliers de feustre, sont de beaucoup les plus nombreuses dans les anciens textes. Des comptes de la fin du quatorzième siècle nous apprennent qu’il y avait alors des chapeaux de bièvre velus1921, ce qui implique qu’il en existait de feutre ras. Ordinairement noirs ou bruns1922, il y en eut aussi de gris1923, de blancs1924 et de vermeils1925.

On les distinguait en chapeaux sengles1926, c’est-à-dire sans doublure, et en chapeaux doublés ou fourrés.

353Pour doubler les chapeaux de bièvre, on eut recours au satin1927, au cendal1928, au velours1929, au drap d’écarlate1930. Ces différentes doublures les recouvraient, soit en partie, soit dans leur totalité, au dehors comme au dedans1931.

Quant aux chapeaux fourrés, ils se composaient d’une carcasse de feutre, qu’on garnissait de gris, de martre, de roys ou de menu-vair1932.

Il est fait mention parfois de chapeaux de bièvre fourrés1933, sans que l’espèce de leur fourrure soit indiquée. Nous croyons qu’il s’agit là de chapeaux de feutre de bièvre, doublés de fourrure également de bièvre.

Tels étaient les différents genres de chapeaux de feutre dont les comptes des ducs de Bourgogne nous apprennent l’existence à la fin du quatorzième siècle1934.

Il est regrettable que nous ne possédions pas une documentation écrite aussi détaillée pour l’époque de notre héroïne. Il paraît cependant, d’après les images, que, si les formes de la plupart des chapeaux s’étaient modifiées au cours d’une période de trente ans, leurs contextures étaient restées les mêmes. Les monuments figurés nous montrent, en effet, sous le règne de Charles VII, des feutres de formes nouvelles, mais qui n’en sont pas moins tantôt ras, tantôt velus, sangles, doublés ou fourrés comme ceux du temps du duc Philippe le Hardi.

Une fourrure de chapeaux toutefois n’est mentionnée dans les textes qu’à partir de 1425, c’est l’astrakan qu’on appelait alors agneau de Romménie1935.

Nous connaissons, par ce qui précède, les éléments qui entraient dans la confection des chapeaux de feutre des quatorzième et quinzième siècles, il nous reste à découvrir les formes qu’affectaient ces coiffures au cours de la période qui s’étend de 1425 à 1435.

L’enlumineur, auquel fut confié, en 1451, le soin d’historier certain manuscrit du Champion des Dames, que possède la Bibliothèque nationale, tenant à en interpréter fidèlement le texte, ne manqua pas d’y représenter l’héroïne, coiffée d’un chapeau noir ayant l’apparence d’un feutre velu. Le reste du costume dont il l’a revêtue, trahit sa préoccupation de montrer surtout la femme dans cette image de la Pucelle, que, contrairement à la vérité historique, il a dotée d’une longue chevelure flottante et affublée d’une cuirasse d’amazone à seins proéminents. De cette Jeanne d’Arc de 1451, dont la figure 1 offre le buste1936, le chapeau seul présente quelque intérêt.

Chapeau de feutre velu (1451)
1. — Chapeau de feutre velu (1451).

On sait qu’avant la Renaissance, pour des raisons que nous avons exposées au début de ce livre, les artistes, ayant à reproduire des scènes du passé, habillaient leurs 354personnages à la mode du temps où ils exécutaient leurs travaux. Particulièrement en ce qui concerne le chapeau, l’enlumineur du Champion des Dames de 1451 n’a pas failli à cette coutume, car celui dont il a coiffé la Pucelle se rencontre assez fréquemment dans l’iconographie de 1450 à 14651937. Mais ce genre de feutre avait été en usage plus anciennement. On l’avait vu en 1416 porté par Guillaume de Bavière, comte de Hollande, à cheval, au moment où il venait de débarquer du navire qui l’avait amené d’Angleterre en Zélande1938. C’est un chapeau de même forme, fourré de castor, qui coiffe le chef de l’Homme à l’œillet dans le van Eyck, conservé sous ce nom au Musée de Berlin, et dont la figure 2 donne ici la reproduction.

Chapeau de fourrure (vers 1430)
2. — Chapeau de fourrure (vers 1430).

Rien n’infirme absolument l’opinion de M. Durand-Gréville qui assigne à ce tableau la date de 14381939. Il se pourrait cependant qu’il fût plus ancien de quelques années. Toujours est-il que le chapeau de l’Homme à l’œillet se retrouve dans des miniatures qui nous paraissent avoir été exécutées vers 14351940. Il est donc possible que Jeanne d’Arc ait usé d’une forme de chapeau dont on constate l’existence à la fois en 1416 et en 1435.

Nous ne devons pas oublier que l’acte d’accusation, détaillant la garde-robe de la Pucelle, y mentionne deux espèces de chapeaux : capellos seu pileos. En admettant donc que notre héroïne ait porté celui du Champion des Dames (fig. 1), il n’en paraît pas moins certain qu’on dût la voir parfois coiffée d’autres manières. Les formes sous lesquelles se manifesta le chapeau au cours du quinzième siècle furent d’ailleurs à tous moments des plus variées. Un type de feutre, en usage du temps de Jeanne d’Arc, se distinguait par un évasement accentué du haut de la calotte, qui prenait ainsi l’aspect d’un 355tronc de cône renversé. Les bords n’en étaient pas toujours souples et légèrement relevés, comme ceux des chapeaux que nous venons de voir ; ils se trouvaient quelquefois horizontaux et rigides. La figure 3 montre un chapeau de ce genre provenant d’une miniature d’environ 14281941.

Chapeau à bords plats (vers 1428)
3. — Chapeau à bords plats (vers 1428).

Les calottes tronconiques, à fonds évasés, accompagnées de bords plats ou concaves, persistèrent jusque 356sous le règne de Louis XI1942. Elles furent principalement usitées vers 1440, date à laquelle le fond de beaucoup d’entre elles s’agrémenta en son centre d’un umbo en pointe plus ou moins saillant, très caractéristique1943.

Il y eut des chapeaux à calottes évasées, dont les bords rabattus auréolaient la tête d’une sorte d’auvent circulaire1944. Tel est le chapeau de paille d’environ 1430 représenté par la figure 41945.

Chapeau de paille en troncs de cônes opposés (vers 1430)
4. — Chapeau de paille en troncs de cônes opposés (vers 1430).

On retrouve la même forme dans le feutre d’Arnolfini, sur son portrait en pied de la National Gallery, peint par Jean van Eyck en 1434, et que reproduit la figure 5.

Chapeau en feutre ras, semblable au chapeau de paille précédent (1434)
5. — Chapeau en feutre ras, semblable au chapeau de paille précédent (1434).

Nous n’avons pas rencontré ce genre de coiffure dans les monuments antérieurs à 1430.

Les larges bords que nous venons de voir à des chapeaux cylindriques ou tronconiques entourèrent également 357des calottes hémisphériques1946. Ce dernier type, dont la figure 6 offre un exemple1947, apparaît dans les images vers 14101948.

Chapeau à calotte hémisphérique et à bords concaves (vers 1430)
6. — Chapeau à calotte hémisphérique et à bords concaves (vers 1430).

Si l’on s’en rapporte à une miniature de 1441, conservée aux archives du Capitole, Charles VII l’aurait adopté pour son entrée à Toulouse en cette même année. Des chapeaux semblables étaient encore de mise en 14711949.

Les bords qui accompagnaient les têtières hémisphériques furent parfois rabattus en auvent (fig. 7)1950.

Chapeau à calotte hémisphérique et à bords rabattus (XVe siècle)
7. — Chapeau à calotte hémisphérique et à bords rabattus (XVe siècle).

On trouve d’assez nombreux exemples de ce mode, usité de tout temps, dans l’imagerie du quinzième siècle1951. Les bords rabattus atteignirent un grand développement dans les capelines, coiffures destinées à garantir du soleil ou de la pluie1952.

C’est vers 1430 que certains chapeaux commencèrent à s’exhausser en façon de montgolfière1953. Cette forme très caractéristique, qu’on ne rencontre plus après 1460, semble avoir été particulièrement usitée en Angleterre, vers 14331954, La figure 8 en donne un spécimen dans la reproduction du portrait de Baudouin de Lannoy, du Musée de Berlin, peint par van Eyck vers 1435.

Chapeau à calotte ballonnée (vers 1435)
8. — Chapeau à calotte ballonnée (vers 1435).

Une miniature anglaise montre la même calotte bombée, accompagnée d’un bord rabattu (fig. 9)1955.

Chapeau anglais à calotte ballonnée (vers 1433)
9. — Chapeau anglais à calotte ballonnée (vers 1433).

358Une sorte de chapeau, dont l’emploi fut fréquent pendant quinzième siècle, consistait dans une calotte hémisphérique de hauteur variable, entourée d’un bourrelet plus ou moins épais1956. La figure 10 en offre un exemple, tiré d’une miniature d’environ 14301957.

Chapeau à bourrelet (vers 1440)
10. — Chapeau à bourrelet (vers 1440).

L’importance du bourrelet qu’on y constate s’accentue dans le chapeau représenté par la figure 11, provenant du Boccace de l’Arsenal1958, transcrit par Guillebert de Mets vers 1440.

Chapeau à bourrelet (vers 1433)
11. — Chapeau à bourrelet (vers 1433).

C’est une coiffure de ce genre, à bourrelet encore plus volumineux, que porte un des personnages de la Fontaine de Vie, du Musée du Prado, copie, parait-il, d’un van Eyck, aujourd’hui disparu1959.

En même temps que ces épais bourrelets, il y en eut dont les proportions furent plus modestes, ainsi qu’en témoigne la vignette du Bréviaire de Salisbury1960, dont nous donnons la reproduction dans la figure 12.

Chapeau à bourrelet (vers 1433)
12. — Chapeau à bourrelet (vers 1433).

Des bourrelets remplacèrent parfois les bords relevés ou rabattus que nous avons vus à la base des calottes en forme de montgolfières, ainsi que le montre la figure 13, tirée d’une miniature d’environ 14251961.

Chapeau à calotte ballonnée (vers 1475)
13. — Chapeau à calotte ballonnée (vers 1475).

Les Anglais exagérèrent encore la hauteur et l’évasement de ce genre de coiffure1962, qu’ils accompagnèrent dans certains cas d’un bourrelet plus saillant1963. Les bourrelets entourèrent aussi d’autres formes comme en témoignent les deux chapeaux reproduits dans la figure 141964.

Chapeau à bourrelets (vers 1425)
14. — Chapeau à bourrelets (vers 1425).

359Les bords des chapeaux que nous avons examinés ici se trouvent circonscrire uniformément les calottes sur tout leur pourtour. Il y en eut qui ne conservaient pas cette régularité. Tel est le bord du chapeau que présente la figure 151965, rabattu sur la nuque et relevé par devant contre la calotte.

Bords rebrassés par devant (vers 1433)
15. — Bords rebrassés par devant (vers 1433).

La portion de bord ainsi retroussée s’appelait un rebras. Ce genre de chapeau se rencontre assez fréquemment dans l’iconographie de 1410 à 14601966. Quelquefois le rebras, au lieu d’être arrondi, affectait la forme rectangulaire, principalement dans les chapeaux à calottes coniques (fig. 16)1967.

Rebras rectangulaire (vers 1425)
16. — Rebras rectangulaire (vers 1425).

Le dessous des bords rebrassés était souvent doublé de fourrure, comme viennent de le montrer les deux dessins précédents.

Les pèlerins affectionnaient une capeline, sur le rebras de laquelle ils fixaient une enseigne de dévotion, parfois accompagnée de coquilles (fig. 17)1968.

Capeline de pèlerin (1435)
17. — Capeline de pèlerin (1435).

Dans quelques chapeaux, les bords se trouvèrent fendus latéralement dans toute leur largeur jusqu’à la calotte, de façon former une partie antérieure rebrassée au-dessus du front et une partie postérieure rabattue sur la nuque. Ce mode se rencontra indifféremment avec des calottes rondes (fig. 18)1969, ou cylindriques (fig. 19)1970.

Calotte hémisphérique à rebras rectangulaire (vers 1430)
18. — Calotte hémisphérique à rebras rectangulaire (vers 1430).
Rebras rectangulaire et calotte cylindrique (vers 1430)
19. — Rebras rectangulaire et calotte cylindrique (vers 1430).

Il y eut aussi des feutres, dont les bords, relevés sur tout leur pourtour, s’agrémentaient d’échancrures (fig. 20)1971.

Bords découpés (vers 1430)
20. — Bords découpés (vers 1430).

Un chapeau, à bords échancrés, haut de forme et étrange d’aspect, se distingue dans un tableau catalan, du Musée du Louvre, d’environ 1430, représentant le jugement de saint Georges. Le bord de ce feutre, que fait voir la figure 21, est échancré de manière à produire deux sortes d’ailes retombantes d’un effet des plus bizarres.

Chapeau haut de forme (vers 1430)
21. — Chapeau haut de forme (vers 1430).

360Signalons enfin, pour terminer notre examen des principaux genres de chapeaux usités vers 1430, un dernier type, dont les Juges intègres du Retable de Saint-Bavon fournissent deux spécimens. La figure 22 offre l’un de ces deux exemples qui rappellent les chapeaux à becs du quatorzième siècle1972.

Chapeau à bec (vers 1430)
22. — Chapeau à bec (vers 1430).

Le chapeau à bec, abandonné vers 14151973, mais qu’on vit encore exceptionnellement en Allemagne du temps de Jeanne d’Arc (fig. 23)1974, ne devait réapparaître en France qu’après 14501975. Il fut particulièrement en faveur sous le règne de Louis XI1976.

Chapeau à bec allemand (1429)
23. — Chapeau à bec allemand (1429).

Certains chapeaux, principalement ceux des cavaliers et des voyageurs, étaient munis de deux cordons appelés las dans les anciens textes1977. Ces las traversaient les bords du chapeau, près de la calotte, où ils se trouvaient arrêtés à une de leurs extrémités par un nœud. Ils pendaient de chaque côté du visage et se terminaient par des houppes. Un passant, qu’on pouvait monter ou baisser à volonté, les réunissait l’un à l’autre, comme le fait comprendre la figure 241978.

Chapeau à las (XVe siècle)
24. — Chapeau à las (XVe siècle).

Cette disposition permettait de rejeter le chapeau sur le dos, où il restait suspendu par les las, arrêtés à l’encolure, quand on jugeait à propos de s’en décoiffer. Les las se faisaient de soie1979 ou de poil de bièvre1980. Lorsqu’on ne prévoyait pas l’occasion de s’en servir, ils étaient refoulés à l’intérieur de la coiffe où ils demeuraient invisibles. L’iconographie nous montre les chapeaux à las employés dès le treizième siècle1981.

361Nous venons de passer en revue les formes les plus typiques que présentèrent les chapeaux de 1425 à 1435. Parmi ces couvre-chefs, il y en a de sangles, c’est-à-dire dont le feutre, non doublé ni fourré, reste apparent. D’autres sont entièrement garnis de fourrure. Enfin quelques-uns ne sont fourrés qu’en partie.

Ceux que font voir les figures 17, 20 et 21 nous semblent appartenir à la catégorie des chapeaux sangles. Celui d’Arnolfini (fig. 5) est évidemment de cette sorte ; la précision du pinceau de van Eyck ne permet pas d’en douter.

Certains textes mentionnent des feutres velus1982. Sur les miniatures, forcément peintes à une très petite échelle, il est impossible de distinguer ces feutres velus d’autres chapeaux recouverts de fourrure à court poil.

Comme exemples de chapeaux fourrés, nous pouvons citer ceux de l’Homme à l’œillet (fig. 2) et de Baudouin de Lannoy (fig. 8).

Des chapeaux de feutre, dont les bords seuls sont fourrés, se remarquent dans les figures, 5, 16, 18 et 19. La calotte de celui de la figure 18 est en outre recouverte d’étoffe.

Une miniature anglaise d’environ 14331983, montre de ces tissus à ramages qu’on employait pour les robes de prix, couvrant non seulement les calottes mais encore les bords en bourrelets de deux chapeaux à haute forme bombée, du type reproduit par la figure 13. Plus tard, on verra Charles VII coiffé d’un feutre hémisphérique à bords concaves, entièrement doublé de velours bleu, sur lequel sont appliqués des rubans d’or en zigzag1984.

La sottise révolutionnaire nous a malheureusement privés d’une relique de notre héroïne que plus de trois siècles avaient épargnée. Ce précieux objet était un chapeau de parement, donné par Jeanne à la fille de Jacques Boucher, trésorier du duc d’Orléans, en souvenir de l’hospitalité qu’elle avait reçue dans la maison de son père, dès le soir du 29 avril 1429. Le fait est authentiqué par l’acte suivant des Archives de la ville d’Orléans, daté de 1631, rapporté par Lenglet Du Fresnoy, en 1753, dans son Histoire de Jeanne d’Arc.

Jesus Maria
Régnant le très Chrétien Roy Louis
le Juste, XIII du nom.

J’ai Paul Metezeau, Prestre de la congrégation de l’Oratoire de Jesus, donné à notre Maison de l’Oratoire, en cette ville d’Orléans, ce Chapeau, que je certifie être le véritable de l’héroïque et fameuse fille Jeanne d’Arcq, communément appelée la Pucelle d’Orléans, en l’ordre et succession qu’il m’ait ainsi échu de Damoiselle Marguerite de Thérouanne, femme de Jean de Metezeau, mon frère, Secrétaire du Roy, et fille unique de Monsieur de Thérouanne, Conseiller en la Cour de Parlement à Paris, et de Damoiselle Marguerite de Bongars, native d’Orléans, à laquelle Damoiselle de Bongars ce chapeau étoit demeuré, par ancienne succession héréditaire et toujours descendante jusqu’à elle par alliance de la famille et Maison en laquelle 362fut reçue et logée ladite Pucelle, lorsqu’elle arriva à Orléans pour en chasser de devant la ville et hors du Royaume de France les Anglois, et ainsi soigneusement gardé l’espace de deux cents ans, et laissé par hérédité de parens aux enfans sous ce nom pour titre mémorable de l’Antiquité de leur Maison, jusqu’à ce qu’enfin il m’a été donné et mis entre les mains par celle qui dans ce rang de succession l’a possédé, pour estre par Providence divine rapporté en laditte Ville et donné par moi à nostre Maison de l’Oratoire avec cet Etuy, pour y estre dignement conservé à l’avenir, se sauver des cendres et le recommander à la postérité suivant la piété, valeur, mérite et sainteté de cette fille et vierge héroïque en laquelle a paru le bras de Dieu, et qu’elle estoit élue de lui pour le salut et la liberté de la France. En tesmoignage de quoi et du don que je fais, je signe cet écrit fait de ma main, ce 22 avril 1631. Signé Paul Metezeau, Prestre de l’Oratoire de Jésus, avec paraphe.

Ce chapeau de la Pucelle, (ajoute Lenglet Du Fresnoy), conservé à l’Oratoire d’Orléans, est d’un satin bleu, avec quatre rebras brodés d’or, et enfermé dans un étui de maroquin rouge avec des fleurs de lis d’or, et cet écrit du père Métezeau est dans ses Archives1985.

On trouve une description analogue du même objet dans le Magasin Pittoresque de l’année 1856, où il est dit qu’il consistait en une sorte de toque de velours bleu, relevée sur les quatre côtés et brodée en or1986, sans faire connaître la provenance de cette description, qui pouvait n’être qu’une copie un peu altérée de la précédente.

Enfin, en 1861, le même Magasin Pittoresque donnait du chapeau, laissé en souvenir par Jeanne à la jeune Charlotte Boucher, une nouvelle et dernière description dans un article que nous croyons devoir citer intégralement :

En 1789, il restait à Orléans, comme souvenir matériel de la présence de Jeanne d’Arc dans ses murs, un chapeau laissé par elle chez son hôte, et un cabinet construit sur l’emplacement de la chambre qu’avait habité l’héroïne, par la famille Colas qui avait contribué à lui faire élever un monument. Ce pavillon remarquable existe toujours dans une maison appelée l’Annonciade, rue du Tabour.

Quant au chapeau, Paul Metezeau, prêtre de l’Oratoire de Jésus, qui en avait hérité, ainsi qu’il l’établit dans un acte du 22 avril 1631, en avait fait don par le même acte, minutieusement détaillé, à la maison de l’Oratoire d’Orléans. En 1792, les Oratoriens, croyant le sauver de la destruction, l’avaient confié à Mme de Saint-Hilaire, mère du botaniste de ce nom ; mais des forcenés, l’ayant appris, la forcèrent bientôt à le leur livrer et ils le brûlèrent avec sa boîte. Lenglet Du Fresnoy en a donné une description qui n’est pas tout à fait conforme à celle que M. Vergnaud-Romagnési a recueillie des notes de M. Defoyne. Ce dernier l’avait vu. Suivant lui, le chapeau était conservé dans une boîte de sapin ; il était en feutre gris à grands rebords, mais retroussé par devant, et le rebord attaché par une fleur de lis en cuivre doré et fort allongée ; le feutre en était fort endommagé par les insectes ; au sommet était une fleur de lis en cuivre doré, de laquelle descendaient des filigranes en cuivre doré, assez nombreux et terminés par des fleurs de lis pendant sur les bords du chapeau ; la coiffe était en toile bleue1987.

363Bien qu’il soit difficile, en présence des trois descriptions que nous venons de rapporter, de se faire une idée bien nette de la physionomie de cette coiffure, nous allons cependant essayer de concilier les différences qu’elles renferment.

Des trois auteurs qui les ont données, l’un a vu le chapeau en satin bleu, l’autre eu velours de même couleur et le troisième en feutre gris. Ces divergences peuvent s’expliquer si l’on admet que l’étoffe dont ce chapeau était confectionné se trouvait tellement détériorée par plus de trois siècles d’existence qu’il était malaisé d’en discerner exactement la nature.

En second lieu, le dernier texte fournit sur l’ornementation du chapeau certaines précisions qu’en raison de leur étrangeté, il paraît surprenant de ne pas trouver dans les deux premières descriptions. Comment le détail si particulier de ces filigranes terminés par des fleurs de lis et rayonnant du sommet de la calotte aux bords de la coiffure en manière de haubans, signalé par Defoyne en 1789, a-t-il pu échapper à Lenglet Du Fresnoy trente-six ans auparavant ?

Voici l’explication que nous croyons pouvoir donner du silence de cet auteur sur une ornementation dont la bizarrerie aurait dû le frapper.

Le chapeau était surmonté d’une fleur de lis de cuivre doré. Originairement, de cette fleur de lis rayonnaient des filigranes d’or de Chypre cousus en torsades ou en zigzags sur la calotte. À l’extrémité de chaque filigrane se trouvait attachée une petite fleur de lis métallique. Il en résultait une zone de fleurs de lis d’or cliquant, c’est-à-dire suspendues en façon de pendeloques, qui terminait la broderie de la calotte vers le milieu de sa hauteur ou à toute autre distance de son sommet. Avec le temps, les insectes s’attaquèrent au feutre et aux fils qui retenaient les filigranes à la calotte et, en 1789, ces filigranes décousus pendaient de toute leur longueur autour de la coiffure et jusque sur ses bords, modifiant d’étrange manière l’aspect primitif de la précieuse relique.

Les deux premières descriptions mentionnent quatre rebras, c’est-à-dire des bords découpés en quatre segments relevés contre la calotte, tandis que Defoyne ne signale qu’un seul rebras sur le devant, ce qui d’ailleurs n’infirme pas les quatre échancrures. La figure 25 offre l’exemple d’une disposition de bords, analogue à celle que décrit Defoyne, dans un chapeau d’environ 14401988.

Chapeau de parement à quatre rebras (vers 1440)
25. — Chapeau de parement à quatre rebras (vers 1440).

On voit que les bords de ce couvre-chef sont divisés en quatre segments, dont un seul, celui du devant, est relevé contre la calotte.

Cependant Lenglet Du Fresnoy avait vu les quatre segments de bords du chapeau de la Pucelle également relevés, formant ce qu’on appelait quatre rebras. Nous allons tenter de concilier sa description avec celle de Defoyne, qui, au premier abord, semble la contredire.

Du temps de Lenglet Du Fresnoy, en 1753, le chapeau était enfermé dans un étui de maroquin. On peut supposer que, pour l’y introduire, on fût obligé de relever contre la calotte les trois segments du bord qui n’auraient pas été destinés à 364rester ainsi retroussés, une fois le chapeau sorti de son étui. Lenglet Du Fresnoy se serait alors mépris sur cette disposition provisoire, commandée par les dimensions de l’étui, en la croyant définitive.

En 1789, lorsque Defoyne vit le chapeau, l’étui de maroquin qui contenait le précieux objet, trente-six ans auparavant, se trouvait avoir disparu. Il avait été remplacé par une boîte de sapin assez grande pour que les bords latéraux et postérieur pussent s’y étaler à plat, le bord antérieur restant seul fixé contre la calotte au moyen de la longue fleur de lis de cuivre doré mentionnée par Defoyne.

Maintenant, si l’on considère comme la plus plausible la description de Lenglet Du Fresnoy, qui fait du chapeau une coiffure à quatre rebras plaqués contre la calotte, il faut nécessairement admettre que le rebras postérieur et les deux rebras latéraux étaient, dès l’origine, maintenus contre la calotte par des points de couture, et que si, en 1789, il n’existait plus qu’un seul rebras, celui du devant, c’est que, par suite de la destruction progressive des fils qui retenaient les trois autres rebras, ceux-ci s’étaient rabattus d’eux-mêmes, alors que le rebras antérieur restait agrafé à la calotte par la fleur de lis de cuivre doré.

Mais toutes ces conjectures sont hypothétiques, et, en réalité, on ne saura jamais avec certitude si le chapeau en question était à quatre rebras ou à un seul. Tout au plus est-il permis de croire qu’il ne devait posséder qu’un seul rebras, parce que quatre rebras en auraient fait une sorte de bonnet1989 plutôt qu’un chapeau et que l’acte de donation de Paul Métezeau, donné plus haut, mentionne, non une toque ni un bonnet, mais un chapeau.

Quoi qu’il en soit, cette coiffure devait consister en un feutre recouvert de velours bleu, les chapeaux d’étoffe ou de fourrure paraissant avoir été confectionnés alors sur des carcasses ordinairement de feutre ou, plus rarement, de paille1990.

Une miniature du temps de Louis XI1991 nous montre Valérien, l’époux de sainte Cécile, coiffé d’un chapeau, auquel pourrait s’appliquer assez exactement la description que donne Defoyne de celui de la Pucelle. Nous reproduisons ce chapeau dans la figure 26.

Chapeau de parement (vers 1440)
26. — Chapeau de parement (vers 1440).

On y retrouve la fleur de lis qui, d’après Defoyne, surmontait la coiffure de l’héroïne et la division des bords en quatre segments dont l’un est fixé à la calotte par une agrafe. On constatera que les différences qui existent entre les deux couvre-chefs ne portent que sur des détails secondaires. Ainsi le chapeau du patricien romain est en velours vermeil. Les bords en sont fourrés. L’agrafe du rebras consiste en une plaque d’orfèvrerie, ornée de quatre rubis, et les filigranes de la broderie forment plusieurs zones superposées, de dessins différents. Par contre, le chapeau de la Pucelle était recouvert de velours bleu et sans fourrure. Une longue fleur de lis de cuivre doré en agrafait le rebras. Enfin les filigranes de la broderie, partant du sommet de la calotte, devaient présenter une ornementation rayonnante 365et verticale, terminée par une zone de petites fleurs de lis en pendeloques. Si donc on supprime la fourrure du chapeau de Valérien, que l’on remplace l’agrafe orfévrée de son rebras par une fleur de lis et que l’on modifie la broderie de sa calotte dans le sens qui nous semble résulter de la description de Defoyne, on obtient une coiffure qui correspond aussi exactement que possible au chapeau laissé par Jeanne d’Arc à la jeune Charlotte Boucher en souvenir de l’hospitalité qu’elle avait reçue chez ses parents.

Notes

  1. [1917]

    Retable de Saint-Bavon, chapelets des chevaliers du Christ (fig. 19 du chapitre de l’Armure).

  2. [1918]

    Bibl. nat., fr. 12476, fol. 102.

  3. [1919]

    1392. — Statuts des métiers de Metz, fol. 13, ap. Gay, Gloss. archéol., p. 326.

  4. [1920]

    1449. — A son entrée à Rouen, le roi Charles VII était armé de toutes pièces monté sur un coursier couvert jusques aux piez de drap de velous azur, semé de fleurs de lys de broderie, ayant en sa teste ung chapel de castor, autrement de bièvre, double de velour vermeil, sur lequel avoit au bout une houppe de fil d’or (J. Chartier, Chron. de Charles VII, t. II, p. 163).

  5. [1921]

    1389. — Prost, Invent. des ducs de Bourg., t. II, n° 3121.

  6. [1922]

    1388. — Id., Ibid., nos 2606, 2661.

    1389. — Id., Ibid., nos 3121, 3124.

    1390. — Id., Ibid., nos 3410, 3412, 3413.

  7. [1923]

    1453-54. — L. de Laborde, Les Ducs de Bourg., t. I, n° 1573.

  8. [1924]

    1364. — Prost, Invent. des ducs de Bourg., t. I, n° 690.

    1373. — Id., Ibid., n° 1829.

  9. [1925]

    1373. — Id., Ibid.

    1375. — Id., Ibid., n° 2272.

  10. [1926]

    1387. — Id., Ibid., t. II, nos 1640, 1793.

    1388. — Id., Ibid., nos 2606, 2661.

    1389. — Id., Ibid., nos 3123, 3124.

  11. [1927]

    1374. — Id., Ibid., t. I, n° 2062.

    1390. — Id., Ibid., t. II, n° 3410.

  12. [1928]

    1387. — Id., Ibid., nos 1688, 1793.

    1390. — Id., Ibid., nos 3122, 3410, 3412.

  13. [1929]

    1389. — Id., Ibid., n° 3121.

  14. [1930]

    1387. — Id., Ibid., n° 1640.

    1389. — Id., Ibid., n° 3124.

  15. [1931]

    1389. — Id., Ibid., nos 3121, 3125.

    1390. — Id., Ibid., nos 3408, 3410-3412.

  16. [1932]

    1387. — Id., Ibid., n° 1793.

    1388. — Id., Ibid., nos 2540, 2606, 2661.

    1389. — Id., Ibid., nos 3123, 3121, 3324, 3329.

    Le roys s’entendait d’une sorte de fourrure blanche (Gay, Gloss. archéol., t. II, p. 306).

  17. [1933]

    1387. — Id., Ibid., n°s 1793, 1819.

  18. [1934]

    Il y eut aussi des chapeaux de paille, de plumes de paon, de til (écorce de tilleul).

  19. [1935]

    1425-26. — L. de Laborde, Les Ducs de Bourg., t. I, n° 769.

    1432-33. — Id., Ibid., n° 1062.

  20. [1936]

    1451. — Bibl. nat., fr. 12476, fol. 101 verso.

  21. [1937]

    Vers 1450. — Hôtel de Ville de Louvain, consoles de bois de la salle des Pas Perdus.

    1455. — Bibl. nat., fr. 9342, folios 48 verso, 173.

    1456. — Miracles de Notre-Dame, t. I, planches 14, 25.

    Vers 1465. — Bruxelles, Bibl. roy., 9242, folios 232, 274 verso.

  22. [1938]

    Heures de Turin, fol. 59 v°.

  23. [1939]

    Émile Durand-Gréville, Hubert et Jean van Eyck, Bruxelles, 1910, p. 175.

  24. [1940]

    Bibl. nat., fr. 22553, folios 4, 30, 50, 89.

  25. [1941]

    Bibl. nat., lat. 1156 B, fol. 171.

  26. [1942]

    Vers 1440. — Bibl. nat., fr. 764, fol. 3 verso. — Bibl. de l’Arsenal, 5070, fol. 116. — Bibl. d’Aurillac, 2, folios 7, 9, 10. — Hefner-Alteneck, t. IV, pl. 256.

    1441. — Nuremberg, Mus. german., 998, fol. 1.

    Vers 1445. — Bibl. de Saint-Omer, 183, fol. 7 verso.

    1450. — Bibl. nat., fr. 2648, fol. 242 verso. — Hôtel de Ville de Louvain, consoles de bois de la salle des Pas Perdus.

    1455. — Bibl. nat., fr. 308, fol. 265 verso ; fr. 22532, fol. 135.

    1460. — Ibid., fr. 6465, fol. 444 verso.

    1465. — Ibid., fr. 2643, fol. 230.

    1467. — Bruxelles, Bibl. roy., 9243, fol. 276.

    Vers 1470. — Ibid., 9967, fol. 180 verso.

  27. [1943]

    Vers 1410. — Bibl. nat., fr. 33, fol. 255 verso ; fr. 764, fol. 29.

    1443. — Musée de Versailles, Une chasse au vol à la cour de Bourgogne.

    1455. — Bibl. nat. fr. 308, folios 155 verso, 306.

    1456. — Miracles de Notre-Dame, t. I, planches 7, 10 ; t. II, pl. 1.

    Vers 1458. — Bibl. nat., fr. 9087, fol. 2.

    1460. — Ibid., lat. 9473, fol. 201 verso ; lat. 18030, fol. 47.

    1465. — Bruxelles, Bibl. roy., 9242, fol. 274 verso.

    1467. — Ibid., 9243, fol. 271 ; 9244, fol. 210.

  28. [1944]

    Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 12575, fol. 49.

    1435. — Ibid., fr. 239, fol. 172.

    1440. — Musée du Louvre, Album de dessins de Jacopo Bellini.

    1468. — Bibl. nat., fr. 17001, fol. 112 verso.

  29. [1945]

    Bibl. nat., fr. 12575, fol. 49.

  30. [1946]

    Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 357, fol. 1. — Bibl. de Poitiers, 47, fol. 110.

    1434. — Toulouse, Archives du Capitole, Entrée d’hommes de pied dans la ville d’Albi.

    Vers 1435. — Bibl. nat., fr. 22553, fol. 5.

    1440. — Musée du Louvre, Album Valardi, dessin de Pisanello représentant Alphonse d’Aragon.

    1441. — Nuremberg, Musée german., 998, fol. 196 verso.

    Vers 1445. — Heures de Milan, fol. 109 verso.

    1465. — Bruxelles, Bibl. roy., 9242, fol. 232.

  31. [1947]

    Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 357, fol. 1.

  32. [1948]

    Bibl. nat., fr. 73, fol. 253 verso.

  33. [1949]

    Bibl. nat., fr. 202, fol. 9.

  34. [1950]

    Vers 1435. — Bibl. nat., fr. 2651, fol. 91.

  35. [1951]

    Vers 1410. — Bibl. nat., fr. 2810, folios 110 verso, 142 verso, 215.

    1415. — Chantilly, Musée Condé, Calendrier des Très riches Heures, Juin.

    1425. — Bibl. nat., lat. 1158, fol. 80 ; Londres, Lambeth Palace, 326, fol. 1.

    1429. — Munich, Mus. nat. bavar., Retable de Bamberg.

    1435. — Bibl. de Carlsruhe, XXVIII, folios 353, 354.

    1448. — Chapelle Saint-Nicolas du Vatican, Fra Angelico, Fresque du Studio de Nicolas V.

    1456. — Miracles de Notre-Dame, t. II, Planches 43, 61, 63, 68, 70, 71.

    1470. — Bruxelles, Bibl. roy., 6, fol. 31 verso.

  36. [1952]

    Vers 1430. — Bibl. nat., lat. 18026, fol. 18.

    1431. — Bruxelles, Bibl. roy., 9020-23, fol. 46 verso.

    1449. — Ibid., 10958, fol. 15.

  37. [1953]

    Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 20087, fol. 32 verso.

    1440. — Ibid., fr. 764, fol. 3 verso.

    1460. — Ibid., lat. 18030, fol. 42 verso.

  38. [1954]

    Brit. Mus., Harl. MS. 2278, folios 6, 27, 37.

  39. [1955]

    Ibid., fol. 37.

  40. [1956]

    1405. — Bibl. de Troyes, 179, fol. 128.

    1410. — Bibl. nat. fr. 2810, nombreux exemples. — Bibl. de l’Arsenal, 5193, folios 19 verso, 179.

    1415. — Chantilly, Musée Condé, Calendrier des Très riches Heures, Décembre.

    1430. — Bibl. nat., fr. 357, folios 66 verso, 131, 140.

    1435. — Ibid., fr. 239, fol. 289 verso.

    1440. — Bibl. de l’Arsenal, 5070, folio 47, 222.

    1443. — Bibl. nat., fr. 126, fol. 7.

    1455. — Ibid., fr. 22532, fol. 72 verso.

    1456. — Miracles de Notre-Dame, t. I, planches 27, 48, 55 ; t. II, planches 25, 33, 42, 67.

    Vers 1460. — Bibl. nat., fr. 6465, folios 165 verso, 202, 236, 338.

    1465. — Ibid., fr. 2643, fol. 326 verso. — Bruxelles, Bibl. roy., 9242, fol. 232 ; 9342, fol. 32 verso.

    1467. — Bibl. nat., fr. 254, folios 36, 55.

    1469. — Ibid., fr. 283, fol. 1.

    1470. — Bruxelles, Bibl. roy., 7, fol. 22 verso. — Genève, Bibl. universit. fr. 5, fol. 29.

    Vers 1470. — Ibid., fr. 2689, fol. 112 verso.

    1500. — Bibl. nat., fr. 2643, fol. 122 verso.

  41. [1957]

    Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 357, fol. 131.

  42. [1958]

    Vers 1440. — Bibl. de l’Arsenal, 5070, fol. 222.

  43. [1959]

    D’après M. Durand-Gréville, l’original de cette copie aurait été exécuté par Hubert van Eyck en 1416. Les costumes des personnages, très différents de ceux qu’on portait à cette dernière date, nous empêchent de partager cette opinion. Nous croyons que ce tableau était de Jean van Eyck et postérieur à 1435.

  44. [1960]

    Vers 1433. — Bibl. nat., lat. 17294, fol. 437.

  45. [1961]

    Bibl. nat., fr. 20087, fol. 32 verso.

  46. [1962]

    Vers 1433. — Brit. Mus., Harl. MS. 2278, fol. 6.

  47. [1963]

    Ibid., fol. 37.

  48. [1964]

    Vers 1425. — Bibl. nat., fr. 20087, fol. 32 verso ; fr. 20088, fol. 541 verso.

  49. [1965]

    Vers 1433. — Bibl. nat., lat. 17294, fol. 589 verso.

  50. [1966]

    Vers 1410. — Bibl. nat., fr. 73, fol. 291 ; fr. 2810, folios 104, 153 verso, 171 verso, 173. — Le Terence des Ducs, pl. V, n° 19.

    1415. — Bibl. du Vatican, Palat. lat. 1989, fol. 40.

    1430. — Bibl. nat., fr. 12575, nombreux exemples. — Bibl. de l’Arsenal, 4790, folios 31, 78. — Gand, Retable de Saint-Bavon, Les Juges intègres.

    1450. — Bibl. nat., lat. 13288, fol. 63 ; lat. 921, fol. 6.

    1460. — Ibid., lat. 13279, fol. 55 verso.

  51. [1967]

    Vers 1425. — Brit. Mus., Add. Ms. 18850, fol. 17 verso.

  52. [1968]

    1435. — Bibl. de Carlsruhe, XXVII (Bible de Reichenau), fol. 278 verso.

  53. [1969]

    Vers 1430. — Gand, Retable de Saint-Bavon, Les Juges intègres.

  54. [1970]

    Ibid.

  55. [1971]

    Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 357, fol. 354 verso.

  56. [1972]

    Vers 1320. — Bibl. nat., fr. 12323, fol. 94 ; lat. 8846, folios 142 verso, 146, 156 verso.

    1350. — Ibid., fr. 12465, fol. 192. — Bibl. univers. de Genève, lat. 60, fol. 278.

    1360. — Assise, Église basse de Saint-François, Martyres de Sainte Catherine et de Sainte Faustine.

    1396. — Bibl. nat., fr. 313, fol. 254 verso.

    Vers 1400. — Ibid., fr. 6261, fol. 31 verso.

  57. [1973]

    Vers 1410. — Bibl. nat., fr. 616, folios 51 verso, 53 verso, 56 verso ; fr. 2810, folios 155, 210 verso, 247 verso. 265. — Bibl. de l’Arsenal, 5193, fol. 186 verso.

    1412. — Brit. Mus., Harl. MS. 2332, fol. 1 verso.

    Vers 1415. — Chantilly, Musée Condé, Calendrier des Très riches Heures, Mars (chapeau d’un laboureur).

  58. [1974]

    1429. — Munich, Mus. nat. bavar., Retable de Bamberg.

  59. [1975]

    1455. — Bibl. nat., fr. 308, fol. 97.

    Vers 1455. — Ibid., fr. 96, fol. 34 ; fr. 9342, fol. 48 verso. — Bruxelles, Bibl. roy., 9232, fol. 444.

    1456. — Miracles de Notre-Dame, t. I, pl. 56 : t. II, planches 13, 63, 70, 71.

    1458. — Boccace de Munich, Jugement du duc d’Alençon.

    Vers 1458. — Bibl. nat. fr. 9057, fol. 2.

    1460. — Ibid., fr. 6465, folios 165 verso, 419, 442 verso, 443, 445 verso, 446. — Bibl. de Bergues Saint-Vinox, 63, fol. 29.

  60. [1976]

    Vers 1465. — Bruxelles, Bibl. roy., 9392, nombreux exemples. — Bibl. nat., fr. 2643, fol. 33 verso.

    1469. — Bibl. nat., fr. 18, fol. 180 verso ; fr. 22547, fol. 1.

    1470. — Bruxelles, Bibl. roy., 6, 7 et 8, plusieurs exemples.

    Vers 1470. — Bibl. nat., fr. 48, fol. 21. — Bruxelles, Bibl. roy., 9029, fol. 183 ; 9967, folios 86, 174.

    1471. — Bibl. nat., fr. 202, fol. 9.

  61. [1977]

    1387. — Prost, Invent. des ducs de Bourg., t. II, n° 1640.

    1389. — Id., Ibid., n° 3122.

    1390. — Id., Ibid., n° 3410.

  62. [1978]

    Sceau des chapeliers de Bruxelles au quinzième siècle.

  63. [1979]

    1369. — Prost, Invent. des ducs de Bourg., t. I, n° 1099.

    1387. — Id., Ibid., t. II. n°s 1688, 1793, 2606.

    1390. — Id., Ibid., n°s 3410, 3412.

  64. [1980]

    1389. — Id., Ibid., n° 3123.

    1390. — Id., Ibid., n°s 3412, 3413.

  65. [1981]

    Vers 1260. — Bibl. nat., lat. 10525, nombreux exemples.

    1415. — Chantilly, Musée Condé, Calendrier des Très riches Heures, Juin.

    1433. — Florence, Galerie des Offices, Fra Angelico, Adoration des Mages.

    Vers 1450. — Bibl. nat., lat. 13288, fol. 63.

  66. [1982]

    1389 : Prost, Inventaires des ducs de Bourgogne, t. II, n° 3121.

  67. [1983]

    Brit. Mus., Harl. MS. 2278, fol. 27.

  68. [1984]

    Musée du Louvre, Jean Fouquet, portrait de Charles VII.

  69. [1985]

    Lenglet Du Fresnoy, Histoire de Jeanne d’Arc, 1753-1754, 3e partie, p. 379.

  70. [1986]

    Lenglet Du Fresnoy, Histoire de Jeanne d’Arc, p. 382.

  71. [1987]

    Magasin Pittoresque, année 1861, p. 407.

  72. [1988]

    Bibl. nat., fr. 126, fol. 121.

  73. [1989]

    L’iconographie du quinzième siècle n’est d’ailleurs pas sans nous montrer des exemples de ces coiffures à quatre rebras plaqués contre la calotte.

  74. [1990]

    1389. — 2 autres chappelz de veluyal vermeil… et dedens chascun d’iceulx chappelz a un chappiau de bièvre (Prost, Invent. des ducs de Bourg., t. II, n° 3121).

    1390. — 6 chapiaux de veluyau vermeil… et dedens chascun un chapel de bièvre (Ibid., n° 3410).

    1432-33. — A Perrot Broullart, varlet de chambre et fourreur de MdS, pour XVIII peaulx d’aigneaulx de Rommenie pour fourrer IX chappeaulx de feustre pour MdS et pour deux aultres peaulx d’aigneaulx de Romménie très fins pour fourrer pour MdS ung chappeau de feustre, IIII l. IIII s. (L. de Laborde, Les Ducs de Bourg., t. I, n° 1062.)

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