I. : 9. Épée donnée par Baudricourt
1889. Épée donnée par Baudricourt
Au cours de son interrogatoire du 22 février 1431, Jeanne déclara que, lorsqu’elle partit de Vaucouleurs, elle était en habit d’homme et portait une épée que lui avait donnée Robert de Baudricourt, sans autres armes. Vingt-cinq ans plus tard, le témoignage de Catherine Le Royer au procès de réhabilitation confirmait cette réponse de la Pucelle.
L’épée donnée à Jeanne par Baudricourt n’étant pas parvenue jusqu’à nous, les artistes qui voudront représenter Jeanne d’Arc en route pour Chinon devront se contenter de munir l’héroïne d’un des types d’épées les plus couramment adoptés dans le premier tiers du quinzième siècle.
L’examen qu’on peut faire des documents iconographiques à l’effet de retrouver les différentes formes d’épées en usage pendant cette période amène à constater qu’à l’instar de nos sabres qui n’ont guère changé depuis cent ans1094, les épées de jadis ne se modifiaient sensiblement qu’au bout de nombreux lustres. Ainsi, à ne considérer que les poignées de ces armes, l’étude des monuments nous enseigne que l’épée à quillons droits des premiers temps du moyen âge ne fut pas abandonnée au cours des siècles suivants et qu’elle était encore très en faveur à l’époque de la Renaissance. La figure 1 montre une poignée d’épée de cette sorte datant d’environ 14331095.
On trouve ce même modèle vers 14151096 et aussi en 14561097.
Deux épées, également à quillons droits, mais différentes du type précédent par leurs pommeaux et la longueur de leurs fusées, nous sont données par la figure 2.
Elles proviennent d’un manuscrit allemand, précieux pour nous par sa date de 14271098. L’une, la première à gauche, représente l’épée du géant Goliath, l’autre celle de la reine Tomyris. Quoique plus particulièrement usitées au quinzième siècle dans les pays d’outre-Rhin1099, ces sortes d’épées se rencontrent néanmoins assez fréquemment en France à la même époque1100. Leurs poignées sont presque toujours 189munies d’une pièce de cuir circulaire traversée par la fusée et se rabattant de chaque côté sur la lame par-dessus les quillons, comme on peut le constater sur notre figure 2. Cet appendice avait pour but d’empêcher la pluie de pénétrer dans le fourreau. On le voit assez souvent adopté pour les épées françaises dès le quatorzième siècle. Chevauchant les deux bras de la croix formée par la fusée et les quillons, on l’appelait chappe de la croix ou simplement chappe1101. Les chappes étaient parfois richement ornées. Celle de l’épée de la reine Tomyris est brodée de perles (fig. 2). Deux épées du roi Charles VI, montraient des chappes décorées sur leurs deux faces de sa devise du cerf ailé1102.
Les poignées à quillons plus ou moins recourbés vers la lame, qui prirent naissance au douzième siècle1103, eurent la plus grande vogue pendant tout le cours du quinzième.
Le dessin à la plume, exécuté en 1429 sur un registre du Parlement de Paris par le greffier Fauquembergue avec la prétention de représenter la Pucelle l’épée au côté, possède au moins ce mérite de nous donner un modèle de poignée évidemment très usité à l’époque de la mission de notre héroïne. Cette poignée reproduite par la figure 3, est à quillons recourbés vers la pointe.
Son pommeau consiste en un disque vertical que nous avons déjà vu terminant la poignée à quillons droits de la figure 1, avec cette légère différence toutefois qu’ici ce disque est surmonté de la saillie du bouton de rivure. Ces sortes de pommeaux avaient été très répandus au treizième et surtout au quatorzième siècle ; mais ils se virent fortement concurrencés au quinzième par l’adoption fréquente des pommeaux en losanges taillés à facettes du genre allemand, ou piriformes selon la mode italienne1104. La figure 4 montre une 190poignée d’épée française à pommeau en losange provenant d’une miniature d’environ 14331105.
On peut la comparer avec une poignée allemande contemporaine représentée dans la figure 51106.
C’est vraisemblablement entre les années 1425 et 1435 que furent exécutées les intéressantes peintures de l’Armorial, dit de la Toison d’or, conservé à la Bibliothèque de l’Arsenal1107. Elles nous font voir soixante-dix-huit chevaliers tournoyants, dont toutes les épées rabattues, c’est-à-dire sans pointe ni tranchant, selon l’usage dans les tournois, sont à quillons recourbés vers la lame. Quinze de ces épées seulement sont à pommeaux discoïdes. On constate une grande diversité de pommeaux dans les autres. Vingt-six de ces appendices affectent la forme de losanges taillés à facettes comme le pommeau de l’épée de la reine Tomyris (fig. 2), ou à nervures rappelant les ailettes des masses d’armes. Seize sont piriformes, soit unis, soit côtelés. Neuf sont constitués par un faisceau de lobes plus ou moins nombreux s’épanouissant en bouquet. Cinq ont la forme de spatules à bords découpés en trois ou cinq dents arrondies ou pointues. Quatre sont sphériques, unis ou côtelés. Enfin trois sont en manière de calices à six pétales sommés de couvercles coniques.
Les vitraux de la grande rose du transept septentrional de la cathédrale du Mans, qui datent d’une époque très rapprochée de l’année 1430, nous donnent quatre modèles d’épées. Les pommeaux de deux de ces épées sont taillés en losanges prismatiques à six pans. Le pommeau de la troisième consiste en un losange aplati dans le plan des quillons (fig. 7). La quatrième épée est munie d’un pommeau piriforme, taillé à six pans et surmonté d’un bouton.
Tous ces exemples, tirés de l’armorial de l’Arsenal et des vitraux du Mans, semblent prouver qu’en 1430, au moins dans la haute noblesse, on préférait les pommeaux allemands et italiens à l’ancien pommeau discoïde français. D’autres monuments de la même époque nous montrent néanmoins une notable quantité de pommeaux d’épées de ce dernier genre. C’est le pommeau discoïde qui est adopté par la famille Juvénal des Ursins, d’après la peinture du Musée du Louvre représentant le sire de Traynel et sa postérité. La figure 6 reproduit la poignée de l’épée de ce personnage, type de poignée cinq fois répété et chaque fois identique sur le tableau en question.
Bien que cette peinture ne soit pas antérieure à l’année 1445, il est possible cependant que l’épée avec laquelle le chef de la famille, mort en 1431, s’y trouve portraituré, remonte à cette dernière date.
Les soixante-dix-huit poignées d’épées de l’Armorial de la Toison d’or et trois des quatre du vitrail de la cathédrale du Mans ont leurs quillons recourbés vers la lame. 191C’est dire qu’en 1430, cette forme de quillons se trouvait beaucoup plus répandue que celle des quillons droits, qu’on rencontre toutefois assez fréquemment dans les miniatures durant tout le cours du quinzième siècle.
Plus rares que ces deux derniers genres furent les quillons contrariés, l’un courbé vers la lame, l’autre vers la poignée.
La plus ancienne image présentant cette particularité paraît être le saint Georges exécuté en 1399 par Jacques de Baërze pour le duc de Bourgogne Philippe le Hardi1108. On en trouve un second exemple vers 14251109. Notre figure 7 en montre un troisième, tiré de la verrière de la cathédrale du Mans que nous venons de citer.
En dehors des trois catégories de quillons précédemment décrites, quillons droits, quillons recourbés vers la pointe et quillons à courbes contrariées, il en existait une quatrième, celle des quillons recourbés vers la poignée. Encore plus rares que les épées à quillons contrariés, les épées à quillons recourbés vers la poignée semblent avoir été plus spécialement employées pour la chasse au sanglier1110. Il s’en rencontre cependant une de cette sorte, suspendue à la ceinture d’un archer dans une miniature d’environ 1420 représentant un calvaire1111.
Dans les épées, la prise, c’est-à-dire la poignée proprement dite, abstraction faite du pommeau et des quillons, est généralement fusiforme. Aussi l’appelle-t-on fusée. Toujours un peu aplatie dans le plan du plat de la lame, elle se trouve souvent plus large à sa base au dessus des quillons qu’à son sommet sous le pommeau. On rencontre exceptionnellement des fusées tronconiques, cylindriques, à section hexagonale1112 ou même simplement quadrangulaire1113.
La soie, prolongement aminci de la lame à partir de son talon, constitue l’armature de la poignée en reliant entre elles ses trois parties ; elle traverse, en effet, d’abord la garde munie de ses quillons, puis la fusée dans toute sa longueur et enfin le pommeau au sommet duquel est rivée son extrémité terminée quelquefois, comme nous l’avons vu (figures 2, 3 et 6), par un bouton saillant.
Les fusées se faisaient ordinairement de bois1114, revêtu de fil de chanvre, de lin ou de soie1115, tenu, lacez ou retors1116, de parchemin1117, de cuir collé ou tressé1118. Sur dix-huit épées que mentionne l’Inventaire de l’armurerie du château d’Amboise, dressé en 1499, dix sont garnies de fouet blanc. Parmi celles-ci figurent deux épées ayant appartenu au roi Charles VII. Certaines poignées étaient liées de fil d’argent1119. Il y avait aussi des fusées en fer1120, en bronze (fig. 8), en corne1121.
On en vit d’autres en laiton doré liées de fil d’argent1122. Mais les fusées de bois semblent avoir été les 192plus employées. Des bagues de métal ou de cuir tressé1123 renforçaient souvent la fusée à ses extrémités.
La plupart des lames d’épées du quinzième siècle mesurent de quatre-vingt centimètres à un mètre de longueur. Leurs taillants sont sensiblement rectilignes depuis le talon jusqu’à la pointe, formant ainsi comme un long triangle isocèle dont la base serait le talon. En général, privées de cannelures, elles possèdent seulement une arête médiane en dos d’âne peu prononcée dans toute leur longueur. Leur section présente dès lors un losange très allongé. Il arrive parfois que l’arête médiane est amortie de telle façon que la section de la lame, au lieu de donner un losange, n’est plus que fusiforme. Tel est le cas d’une intéressante épée de l’ancienne collection Spitzer dont notre figure 8 offre la reproduction.
Voici ce qu’en dit le catalogue de cette collection qui la mentionne comme étant un travail français du milieu du quinzième siècle.
La lame, tout unie, à deux tranchants, est marquée d’une croix renfermée dans un cercle. La monture est en bronze doré. Les quillons sont plats et rabattus sur la lame, et la fusée, renflée à sa partie médiane, est gravée de guirlandes de feuillages et de compartiments d’ornements de style gothique serpentant en spirale. Sur chaque face du pommeau circulaire et méplat, est incrusté un écusson d’argent, émaillé aux armes du sire de Gaucourt : d’hermines aux deux bars adossés de gueules. Longueur 1, 19 m1124.
Bien qu’on rencontre la forme en flacon lenticulaire du pommeau de cette épée dans une miniature d’environ 14201125, le galbe particulier de ses quillons ne permet guère de la faire remonter au delà du règne de Louis XI, et nous pensons qu’elle a dû appartenir plutôt à Charles de Gaucourt qu’à son père Raoul, le compagnon de guerre de la Pucelle. Deux épées qui offrent avec cette arme une grande ressemblance se voient dans deux miniatures postérieures à l’époque de Charles VII1126, d’où nous concluons qu’elle doit être contemporaine des miniatures en question et qu’on peut lui assigner une date dans la période qui s’étend de 1460 à 1470. Nous en avons cependant donné l’image parce que sa lame présente le type le plus communément adopté pendant tout le quinzième siècle et en particulier au temps de Jeanne d’Arc.
Ces lames à plats triangulaires existaient d’ailleurs depuis le douzième siècle, concurremment avec les lames dont les deux taillants ne se rejoignaient pour former la pointe qu’après avoir été sensiblement parallèles sur leur plus grande longueur. On peut constater cette coexistence de ces deux sortes de lames, surtout dans les premiers siècles, en examinant les figures du chapitre consacré aux épées dans l’excellent livre de Germain Demay : Le Costume au moyen âge, d’après les sceaux1127.
193Il nous reste à décrire les fourreaux et la manière dont ils se suspendaient à la ceinture.
Les fourreaux d’épées se faisaient d’atelles, minces lattes de bois de hêtre1128, qu’on recouvrait de cuir1129 ou de velours1130. Sauf de rares exceptions, une bouterolle de métal protégeait leur extrémité. Des bracelets également métalliques, appelés viroles, coipeaux, ou aussi bouterolles, renforçaient parfois le fourreau des épées des grands seigneurs. En 1411, une épée du roi Charles VI avait un fourreau de cuir à 2 coispeaux d’argent1131. L’inventaire du duc Philippe le Bon, daté de 1420, mentionne un fourreau de velours noir garni en trois endroits de larges bouterolle, d’argent doré1132.
Deux bracelets de métal, munis d’anneaux destinés à recevoir les crochets des belières de suspension, enserrèrent la partie supérieure de quelques fourreaux, ainsi qu’on peut le voir sur notre figure 6. Ce mode, fréquemment employé au quatorzième siècle, se rencontre plus rarement au cours du suivant, où le cuir semble avoir été préféré au métal pour les bracelets d’attache.
On donnait aux belières qui reliaient l’épée à la ceinture le nom d’échalles1133.
La plupart des anciennes épées, suspendues au ceinturon du côté gauche, le furent à la fois en arrière et en avant afin d’être maintenues dans une position stable. La suspension d’arrière, qui aboutissait à la droite du plat externe du fourreau, consista d’abord en une seule courroie. Au quinzième siècle, il y eut le plus souvent deux courroies d’arrière, d’inégales longueurs, attachées, la plus courte près de l’ouverture du fourreau, la plus longue à dix ou quinze centimètres environ au-dessous de la première. La suspension d’avant fut de tout temps réduite à une seule courroie. Cette belière partait généralement du flanc droit de la ceinture, passait obliquement sur le ventre et venait se boucler à une portion de courroie fixée près de l’ouverture du fourreau sur la face interne de celui-ci, empêchant ainsi l’épée de se porter trop en arrière.
Sur le côté droit des bracelets métalliques qui garnissent le fourreau de l’épée de Juvénal des Ursins (fig. 6) sont rivés des anneaux dans lesquels viennent s’accrocher les belières de suspension d’arrière. Le pan de devant de la cotte d’armes dont le personnage est revêtu recouvre sans doute une courroie de suspension antérieure qui aboutit à la face interne du fourreau.
Les bracelets de métal des fourreaux d’épées ne constituaient pas une nouveauté en 1445. Ils avaient existé au quatorzième siècle1134, mais comme la suspension 194d’arrière ne comportait alors qu’une seule belière, cette unique courroie s’accrochait, non au bracelet supérieur, situé en liant du fourreau, mais au bracelet inférieur placé à une certaine distance du premier. Quant à la belière abdominale qui formait la suspension antérieure, elle se fixait au bracelet d’en haut. La figure 9 fait comprendre cette disposition.
Nous n’avons pu découvrir un seul exemple de ces fourreaux à bracelets de métal dans l’iconographie de l’époque de la Pucelle. On peut cependant conclure de ce qu’ils étaient connus bien avant 1445, que ce genre de fourreau a pu exister de son temps.
Quoi qu’il en soit, l’étude des monuments nous apprend que la plupart des fourreaux d’épées du quinzième siècle ne possédaient, en fait de garnitures métalliques, que leur bouterolle terminale1135. Aux frettes de métal on préférait des bracelets de cuir souvent formés par le prolongement des belières.
La figure 10 offre un exemple de ce mode d’attache des belières au fourreau en reproduisant l’épée d’un prince de la maison d’Anjou-Sicile représenté dans la grande verrière du transept septentrional de la cathédrale du Mans, laquelle verrière semble avoir été exécutée à une époque voisine de 1430.
On voit dans cette figure les deux bracelets du fourreau, formés chacun de deux courroies jumelées qui paraissent n’être que le prolongement bifurqué de chacune des deux belières de suspension d’arrière. Une troisième belière, qui se boucle à une portion de courroie fixée à la face interne du bracelet supérieur, constitue la suspension d’avant.
Le pommeau et les quillons de cette épée sont dorés. La chappe est rouge, ourlée d’un listel noir à dents arrondies. Les belières sont noires, les clous dorés, et le fourreau rouge, sans bouterolle terminale.
Nous retrouvons, vers 1460, le mode de suspension que vient de montrer la figure précédente dans celle des quatre tapisseries, dites de Jules César, conservées au Musée historique de Berne, qui représente la bataille de Pharsale. Une autre de ces tapisseries nous en fournit une variante dans l’épée de Jules César en expédition chez les Bretons, reproduite par la figure 11.
On voit que cet exemple diffère de celui de la figure précédente en ce sens que les bracelets s’y trouvent formés par le prolongement, non bifurqué cette fois, des belières de suspension. Un bouton de métal maintient chaque bracelet serré sur le fourreau. On remarquera le mode d’attache des belières d’arrière à la ceinture, vers le milieu des reins. D’après un troisième exemple, également tiré des 195même tapisseries, la belière antérieure se fixait sur le flanc droit de la même façon.
Nous donnons, dans la figure 12, une autre sorte de suspension d’épée provenant d’une miniature d’environ 14651136. Ici les deux belières postérieures, plus courtes que dans les exemples précédents, n’aboutissent pas directement au ceinturon, mais seulement à l’anneau d’une courroie qui passe obliquement sur les reins et va rejoindre en un point le côté droit de la ceinture. À partir de ce point, la courroie en question devient belière antérieure et descend en travers sur le ventre pour se fixer en haut du fourreau.
Parfois la suspension d’arrière consistait en une seule courroie, comme au quatorzième siècle. De même que la courroie antérieure, elle possédait alors une boucle permettant de l’allonger ou de la raccourcir à volonté1137. Quelquefois encore cette courroie d’arrière se bifurquait à une certaine distance du fourreau, donnant ainsi naissance à deux belières, comme le fait comprendre la figure 131138.
Nous avons vu, dans la figure 13, des belières munies de mordants et accrochées à un anneau reliant l’une à l’autre deux portions de la ceinture. Une tapisserie du Musée des Arts décoratifs nous montre, vers 1455, un genre d’attache plus rudimentaire. L’extrémité supérieure d’une belière, sans mordant ni crochet, s’y trouve repliée et cousue sur elle-même pour former un simple passant que traverse le ceinturon. Il est probable que ces deux modes d’attache des belières à la ceinture, dont nous n’avons pu constater la présence avec certitude dans l’iconographie antérieure à 1450, ont néanmoins été en usage plus anciennement1139.
À l’exception de la poignée de l’épée du sire de Gaucourt, notoirement du temps de Louis XI, toutes les poignées, pommeaux, quillons, fourreaux et modes de suspension, dont les figures de ce chapitre reproduisent les images, peuvent convenir, croyons-nous, pour représenter l’épée donnée à la Pucelle par Robert de Baudricourt. Du moins sommes-nous certain qu’en les employant, les artistes seront à l’abri d’anachronismes trop flagrants.
Notes
- [1094]
Le sabre actuel de notre cavalerie légère date de 1822. Le fourreau seul a subi un léger changement, il y a une trentaine d’années, par suite de la suppression d’une des deux belières de suspension.
- [1095]
Bibl. nat., lat. 17294, fol. 335 v°.
- [1096]
Brit. Mus., Harl. Ms. 2897. fol. 394 v°.
- [1097]
Miracles de Notre-Dame, t. II, pl. 55.
- [1098]
Bibl. des Bénédictins de Gries (Tyrol), Speculum humanæ salvationis.
- [1099]
1435. — Bibl. de Carlsruhe, XVII (Hist. de Reichenau). fol. 217.
1437. — Musée de Berlin, Retable de Hans Mulscher, Le Christ devant Pilate.
1441. — Nuremberg, Mus. german., 998, fol. 11.
1445. — Musée de Bâle, saint Georges terrassant le dragon.
- [1100]
Vers 1410. — Bibl. nat., fr. 616, fol. 73 ; lat. 924, folios 13 verso, 37. — Le Térence des Ducs, n° 114.
1440. — Bibl. nat. fr. 764, folios 3 verso, 6 verso, 11.
1450. — Bruxelles, Bibl. roy., 9026, folios 298 verso, 452 verso, 485 ; 9511, folios 436, 469 verso.
1460. — Ibid., 9066, fol. 386.
Vers 1490. — Bibl. de Toulouse, 140, folios 92, 93.
- [1101]
Les modernes donnent à ce mot une autre acception. Ils entendent par chape la partie débordante du cuir qui circonscrit l’entrée de certains fourreaux d’épée.
- [1102]
1383. — Cpte de l’écurie du roi, fol. 22.
1386. — Ibid., fol. 90, ap. Gay, Gloss. archéol., t. I, p. 646.
- [1103]
Vers 1120. — Sceau de Garin de Souvigné (G. Demay, Le Cost. au Moy. Age d’après les sceaux, p. 149).
- [1104]
1423. — Florence, Gal. ant. et mod., Gentile da Fabriano, Adoration des Mages.
1425. — Ibid., Gal. des Offices, Id., saint Georges.
Vers 1440. — Ibid., Musée national, Andrea del Castagno, Farinata degli Uberti. — National Gallery, Pisanello, saint Antoine et saint Georges. — Musée du Louvre, recueil de dessins de Jacopo Bellini, saint Georges, saint Hubert.
- [1105]
Bibl. nat., lat. 17294, fol. 394 v°.
- [1106]
Musée de Hambourg, Retable de saint Thomas de Cantorbéry, exécuté par Me Francke de 1424 à 1435.
- [1107]
Lorédan Larchey, Ancien armorial équestre de la Toison d’or et de l’Europe au XVe siècle, Paris, Bergé-Levrault, 1895, reproduction du MS 4790 de la Bibliothèque de l’Arsenal.
- [1108]
Musée de Dijon.
- [1109]
Bibl. de l’Arsenal, 621, fol. 365.
- [1110]
Vers 1410 : Bibl. nat., fr. 616, folios 94, 95, 96 v°.
- [1111]
Bibl. de Caen, Collection Mancel, 237, fol. 73 v°.
- [1112]
1410 : Souvigny, Statue tombale de Louis II, duc de Bourbon.
- [1113]
1477 : Musée du Louvre, Tombeau de Philippe Pot.
- [1114]
Probablement en bois de hêtre, d’un seul morceau ou en deux pièces appelées tenans, comme l’indiquent les statuts des fourbisseurs de Paris, en 1566 (Gay, Glossaire archéologique, t. I, p. 735).
- [1115]
1373. —
… pour 6 aunes de las de soie pour garnir la poingnée de l’une des espées de Mgr…
(Prost, Inventaire des ducs de Bourgogne, t. I, n° 2264). - [1116]
1386 : Dom Lobineau, Histoire de Bretagne, t. II, col. 672.
- [1117]
Viollet-le-Duc, Dictionnaire du mobilier, t. V, p. 390. — Maurice Maindron, Les Armes, 1890, p. 198.
- [1118]
Viollet-le-Duc, Dictionnaire du mobilier, t. V, p. 378, 389, 395, 400, 401. — Maindron, Les Armes, p. 164, 197, 198, 200.
- [1119]
1422 : Inventaire de l’écurie du roi, fol. 117 v°, ap. Gay, Glossaire archéologique, t. I, p. 647.
- [1120]
Inventaire de l’armurerie du château d’Amboise, ap. Gay, ibid., p. 647.
- [1121]
Viollet-le-Duc, Dictionnaire du mobilier, t. V, p. 385.
- [1122]
1388 : Prost, Inventaire des ducs de Bourgogne, t. II, n° 2408.
- [1123]
Maindron, Les Armes, p. 164.
- [1124]
Catalogue des armes et armures faisant partie de la collection Spitzer, 1895, p. 39.
- [1125]
Bibl. de Rouen, 1143, fol. 4.
- [1126]
Vers 1465. — Bruxelles, Bibl. roy., 9392, fol. 5 verso.
Vers 1470. — Ibid., 6 fol. 86.
- [1127]
P. 148-157.
- [1128]
1488. — Ordonnance des rois, t. XX, p. 156.
- [1129]
1386. — Dom Lobineau, Hist. de Bretagne, t. II, col. 672.
1421. — Cptes roy., fol. 305, ap. Gay, Gloss. archéol., t. I, p. 739).
1482. — Stat. des fourbisseurs d’Amiens, p. 394.
- [1130]
1375. — Prost, Invent. des ducs de Bourg., t. I, n° 2275).
1381. — Id. Ibid., t. II, n° 539.
1390. — Id. Ibid., n° 3579.
En 1566, d’après les statuts des fourbisseurs de Paris (Archives nationales, Y, Registre des bannières, t. VII, fol. 10), tous fourreau destiné à être recouvert de drap ou de velours dut être préalablement revêtu de cuir sur le bois. Peut-être en était-il de même au temps de Charles VII.
- [1131]
Inventaire de l’écurie du roi, fol. 114, v°.
- [1132]
Gay, Glossaire archéologique, t. I, p. 646.
- [1133]
Gay, Glossaire archéologique, t. I, p. 594.
- [1134]
- [1135]
Il se rencontrait même des fourreaux dont l’extrémité était privée de cet appendice (fig. 10).
- [1136]
Bruxelles, Bibl. roy., 9242, fol. 274 v°.
- [1137]
1460 : Bruxelles, Bibl. roy., 9066, fol. 386.
- [1138]
Vers 1465 : Bruxelles, Bibl. roy., 9242, fol. 227 v°.
- [1139]
Ce chapitre ayant trait uniquement à l’épée que ceignit Jeanne par dessus sa robe de gros gris noir pour effectuer son voyage à Chinon, nous nous sommes abstenu d’y décrire d’autres systèmes de suspension d’épées, lesquels n’étant de mise qu’avec l’armure, seront examinés dans la seconde partie de notre ouvrage.