II. : 2. Cottes d’armes
2612. Cottes d’armes
Et non seulement elle a fait usage de robes courtes, mais encore de tabards et de cottes fendues sur les côtés. C’est là chose notoire ; car quand elle a été prise, elle avait une huque d’or ouverte de partout1468.
C’est en ces termes que l’article treize de l’acte d’accusation reproche à Jeanne, en même temps que sa mise masculine, l’élégance et la richesse des cottes d’armes dont on la vit parée dans les batailles.
Sous le nom générique de cottes d’armes, on comprenait, entre autres vêtements portés sur l’armure, les tabards et les huques qui recouvraient parfois le harnais blanc.
Mentionné dans les textes à partir de 1279, le tabard semble n’avoir été longtemps qu’un manteau à larges manches, plus spécialement employé avec le costume civil ou religieux. Il affectait différentes longueurs, descendant tantôt jusqu’aux pieds, tantôt à mi-jambes, ou seulement au bas des reins1469. Après 1400, les pierres tombales nous font voir maints chevaliers, revêtus par-dessus leurs cuirasses de cottes déteintes possédant de courtes manches. Ces cottes d’armes se rencontrent assez rarement dans l’iconographie en dehors des effigies funéraires. On s’accorde à y reconnaître le tabard militaire du quinzième siècle, auquel fut donné aussi le nom de tunique1470. Sur les tombeaux, ces tabards sont toujours aux armes des gisants. Ailleurs, on les trouve souvent confectionnés d’étoffes plaines, c’est-à-dire unies, ou à décors fantaisistes. Si l’on s’en rapporte aux miniatures reproduisant des scènes de batailles, ils furent peu usités à la guerre du temps de Jeanne d’Arc. La plupart des hommes d’armes préféraient combattre en harnais blanc, les chevaliers réservant leurs cottes armoriées pour la tenue militaire de cérémonie, qu’ils revêtaient dans certaines solennités et avec laquelle ils tenaient à être représentés sur leurs dalles funèbres. Ils les endossaient également dans les tournois et les combats en lice, à pied ou à cheval.
La Pucelle, ayant déclaré à ses juges qu’elle ne porta jamais d’armoiries1471, n’usa donc de la cotte blasonnée à aucun moment de sa courte carrière. Nous ne saurions toutefois nous désintéresser d’un vêtement dont les chevaliers de son entourage ont pu se parer dans des circonstances où elle figura, comme par exemple au sacre de 262Reims1472, et c’est pourquoi nous étudierons les cottes décorées d’armoiries aussi bien que celles qui en étaient dépourvues.
Armoriés ou non, les tabards militaires furent de dimensions variées. Ils s’arrêtaient ordinairement à mi-cuisses. Quelques-uns cependant descendaient jusqu’aux genoux. Le corps des plus larges, qui atteignait presque l’ampleur de celui d’une robe, était fendu sur les côtés à partir de la taille pour laisser passer à gauche la poignée de l’épée et à droite celle de la dague. Mais dans la plupart des cottes d’armes de largeur réduite les fentes latérales régnaient depuis le dessous des bras jusqu’en bas du vêtement qui se trouvait alors partagé en deux pans distincts, l’un antérieur, et l’autre postérieur.
L’encolure des tabards était toujours suffisamment décolletée afin qu’on put y passer la tête sans avoir besoin d’y pratiquer la fente qui existait à celle des robes. La figure 1, dessinée d’après une pierre tombale de 14001473, offre l’exemple d’un tabard, taillé en façon de robe.
Les quatre gros plis longitudinaux, prenant naissance aux pectoraux, qui se forment sur le buste du chevalier représenté dans cette figure, ne peuvent se produire qu’à la condition de tailler le vêtement assez large, suivant les patrons de devant et de dos, donnés par les figures 2 et 3.
Ce tabard ne descend guère au-delà du haut des cuisses. Il possède de courtes manches n’arrivant à couvrir que la moitié de l’arrière-bras. La coupe de 263ces manches est tracée dans la figure 4. Nous allons voir des manches de tabards de dimensions moins réduites.
Celles dont la figure 51474 présente l’aspect et la figure 6 le patron, dépassent sensiblement le coude. S’élargissant du haut en bas à la façon des manches, dites pagodes, elles sont coupées de telle sorte qu’elles se trouvent plus longues par derrière que par devant. C’est surtout dans le premier tiers du quinzième siècle qu’on rencontre des tabards pourvus de manches de ce type1475.
Le semis d’étoiles qui orne la cotte d’armes reproduite par la figure 5, semble constituer une décoration fantaisiste plutôt que des armoiries et nous devons être ici en présence d’un tabard du genre de ceux qu’a pu porter notre héroïne. Le corps de ce vêtement, un peu plus long que celui de la figure 1, paraît avoir la même ampleur. On le taillera donc sur les patrons des figures 2 et 3, en ayant soin de l’allonger de façon qu’il descende à mi-cuisses. On y adaptera ensuite les manches dont la figure 6 donne le tracé.
Dans les images, les larges tabards apparaissent le plus souvent déteints et flottants. Il s’en trouve cependant qui sont sanglés à la taille par le ceinturon de l’épée1476. Les courtes manches de ces cottes ceintes affectent, avec ordinairement plus de longueur, la forme de la très petite manche qu’ont représentée les figures 1 et 4. Ces sortes de manches furent d’ailleurs fréquemment employées avec différents genres de cottes d’armes au cours du quinzième siècle1477.
Les plis occasionnés par la grande largeur des tabards taillés en robes avaient l’inconvénient de nuire à la visibilité des armoiries dont ils étaient parfois peints ou brodés, certains meubles du blason pouvant s’y trouver cachés. C’est pourquoi l’on fit des tabards moins amples que ceux que nous venons d’examiner. La figure 7, dessinée d’après 264une miniature des Heures du comte de Dunois représentant le célèbre bâtard à genoux devant la Sainte Vierge, en fournit un exemple.
Les patrons nécessaires à la reconstitution du corps de la cotte d’armes de ce prince sont donnés par les figures 8 et 9.
En les comparant aux patrons des figures 2 et 3, on y constatera une diminution de largeur.
Les deux pans de ce vêtement ne sont pas cousus l’un à l’autre sur les côtés, ils tombent librement à partir du bas de l’entournure de la manche.
En général, les armoiries qui ornaient le corps des tabards étaient répétées sur leurs manches. Si les manches de la cotte d’Adam d’Ecrosnes qu’ont montrées les figures 1 et 4 ne sont pas blasonnées, c’est à cause de leur très petite dimension. Plus amples, celles du tabard de Jean d’Orléans sont décorées de ses armes. La figure 10 offre les patrons armoriés de l’une et de l’autre, car, en raison de la présence du filet en barre dans le blason du prince, le dessin ne peut être exactement le même pour les deux manches. Sinon, le filet placé en barre sur l’une, se trouverait disposé en bande sur l’autre, qui serait alors faussement armoriée.
Bien que l’étroitesse relative de ce genre de cottes d’armes facilitât la visibilité des figures dont leurs blasons étaient composés, elle n’empêchait pas quelques plis de se produire. De plus, le corps et les manches se modelaient naturellement sur les convexités du buste et des bras. Il en eût résulté des déformations fâcheuses de certaines pièces honorables rectilignes, telles que la bande, la barre, le chevron et le sautoir, si l’on n’eût pris la précaution de dessiner ces pièces plus ou moins infléchies en courbe afin qu’elles parussent droites, une fois le vêtement endossé. On peut constater cet infléchissement des bandes et des barres sur les 265cottes d’armes d’Adam d’Ecrosnes1478, et de Jean d’Orléans1479, dont nous avons donné les patrons blasonnés dans les figures 2, 3, 8, 9 et 10 du présent chapitre.
Quelques tabards furent encore diminués de largeur, de façon à ne former aucun pli. Le roi René en recommandait l’usage aux tournoyeurs. La cotte d’armes, disait-il, doibt estre faicte ne plus ne moins que celle d’ung hérault, réservé qu’elle doibt estre sans ploicts par le corps, affin que on cognoisse mieulx de quoy sont les armes1480.
La cotte du chevalier, que représente la figure 111481, nous paraît remplir cette dernière condition.
On la reconstituera en la taillant sur les patrons tracés dans les figures 12, 13 et 14.
Comme nous l’avons déjà dit, les deux pans des tabards de largeur modérée, celui du devant et celui du dos, étaient généralement séparés l’un de l’autre dans toute leur longueur à partir du dessous des bras. Quelquefois cependant ils se trouvaient réunis par une couture depuis les aisselles jusqu’à une certaine distance du bas du vêtement de manière à ne produire que de courtes fentes latérales1482.
Indépendamment des différentes cottes d’armes que nous venons d’examiner, il en exista dans lesquelles les manches furent remplacées par de simples pièces d’épaules recouvrant les bras, à la façon de nos macfarlanes. Cette disposition, adoptée dès le quatorzième siècle pour de longs tabards descendant jusqu’aux pieds portés par des personnages civils ou religieux1483, se rencontre au quinzième dans certaines cottes d’armes. 266Celles de Louis Juvénal des Ursins et de Jean Bride, qu’un peut voir sur nos figures 18 et 24 du chapitre de l’Armure, en offrent deux exemples identiques, quoique de dates différentes. Le patron du tabard de Jean Bride est reconstitué ici dans les Figures 15, 16 et 17.
Ce vêtement une fois endossé, ses deux pans se rattachaient l’un à l’autre, à la hauteur des hanches, au moyen d’un1484 ou deux boutons1485, cousus de chaque côté du pan de derrière (fig. 16). Ces boutons s’introduisaient dans des brides fixées aux points correspondants du pan de devant (fig. 15). Un héraut porte une cotte d’armes de ce dernier type dans le Décaméron de Jean sans Peur, conservé au Vatican, ainsi que dans la réplique du même ouvrage, exécutée pour Philippe le Bon, actuellement à la Bibliothèque de l’Arsenal1486.
Les hérauts et poursuivants d’armes paraissent cependant avoir employé plus généralement un tabard d’une coupe toute particulière, dont la figure 18 présente le tracé.
Comme on peut le voir, ce vêtement est taillé dune seule pièce et par conséquent ne possède aucune couture. Les deux pans sont rigoureusement identiques. Il en est de même des épaulettes. L’un des pans n’est donc pas plus spécialement affecté que l’autre au dos ou au devant. Cette particularité permettait de revêtir la cotte héraldique de deux façons différentes, selon qu’on était héraut ou simple poursuivant d’armes. Seuls les hérauts avaient le privilège de la porter normalement, les pans devant et derrière. Les poursuivants devaient la placer de telle manière que les pans fussent sur les bras et les épaulettes sur le buste1487, comme le fait comprendre la figure 19, qui montre la cotte héraldique revêtue par un poursuivant d’armes d’Angleterre1488.
On remarquera la forme des épaulettes en trapèze à base incurvée. Plus tard, ces appendices seront taillés en demi-cercle, ainsi qu’en témoignent deux 267documents de la seconde moitié du quinzième siècle. Le premier est la miniature du Livre des Tournois du roi René qui représente un roi d’armes et ses poursuivants en train de distribuer les écussons de parchemin que les quatre juges diseurs d’un tournoi vont arborer à leurs chapeaux. Le second consiste en un dessin de la collection Clairembaut montrant Gentil Oiseau, poursuivant d’armes de l’empereur Sigismond en 1415, costumé à la mode de 14651489. Dans la suite, la cotte héraldique cessera d’être la même pour les hérauts et les poursuivants et l’on verra, sous Louis XIII, les hérauts revêtus de la tunique à demi-manches1490, qu’ils conserveront jusqu’en 1830, alors que les poursuivants porteront une cotte singulièrement écourtée, munie d’assez longues manches, taillées en façon d’ailerons pointus1491. Ces manches rappelleront par leur longueur les pans de la cotte dont les poursuivants du quinzième siècle recouvraient leurs bras, tandis que l’écourtement du corps sera un souvenir des épaulettes qu’ils plaçaient sur leur poitrine et sur leur dos.
La cotte héraldique, représentée dans nos figures 18 et 19, est à pans libres, c’est-à-dire que ses pans ne se rattachent pas l’un à l’autre sur les côtés comme ceux du tabard, dont les figures 15, 16 et 17 ont reconstitué les patrons. À en juger par des miniatures d’environ 14401492, quelques chevaliers en portèrent de semblables, avec cette différence toutefois que le dos n’en était pas taillé exactement comme le devant. La figure 20, extraite d’une de ces miniatures1493, montre un combattant revêtu par dessus son harnais d’une cotte de ce genre, dont nous donnons la coupe dans la figure 211494.
268On a vu qu’au soir de sa prise, la Pucelle était parée d’une huque de drap d’or vermeil. Les anciens auteurs s’accordent à faire de la huque une sorte de casaque, analogue, selon la description qu’ils en donnent, au tabard héraldique, mais s’en distinguant par cette particularité qu’elle était sans manches1495. Monstrelet décrit ainsi le costume de l’empereur Sigismond, lorsque ce prince alla de Saint-Riquier en pèlerinage à Saint-Josse :
Et est vérité que icellui empereur estoit armé et portoit à l’arçon de sa selle ung chapeau de Montaulban, ayant sur ses armeures une noire heucque, en laquelle estoit une droicte croix devant et derrière de couleur cendre, sur laquelle estoit escript en latin O que tout puissant est miséricorde. Et ainsi estoient habillez et armez la plus grant partie de ses gens montez sur bons et légers chevaulx1496.
Il s’agit donc encore là, suivant toute vraisemblance, d’un vêtement à deux pans, un devant, un derrière, comme les tabards que nous venons d’examiner. Les monuments ne sont pas sans nous montrer maints exemples de ces cottes formées de deux pans libres et dépourvues de manches, à l’instar des chasubles de nos prêtres. On doit y reconnaître ce qu’on appelait des huques. Privées de manches, elles ne possèdent pas davantage les pièces d’épaules que nous avons vues aux tabards des hérauts et de quelques chevaliers. Une miniature d’environ 14201497 nous met en présence d’une huque dont les pans se trouvent rattachés l’un à l’autre, 269à la hauteur de la ceinture, par un bouton, comme le sont, sur deux de nos dessins, les tabards de Jean Bride et de Louis Juvénal1498. C’est là une singularité qui semble avoir été exceptionnelle. En général, les deux pans de la huque d’armes tombaient librement.
On verra, dans un chapitre ultérieur, consacré aux habits de chevaliers, que le drap nécessaire à la confection d’une huque pour notre héroïne ne dépassait pas la longueur d’une aune. Une figure de ce même chapitre, représentant une aune de drap, dans laquelle seront tracés les deux pans de la huque, permettra de se rendre compte que, ces deux pans une fois prélevés, il ne reste plus assez d’étoffe pour y découper des manches ou des épaulettes.
De longueur et d’ampleur variables, les anciennes images nous font voir la huque recouvrant le pourpoint ou la robe plus souvent que la cuirasse. Nous réservant d’examiner les huques du costume civil dans un autre chapitre, c’est seulement la huque militaire, appelée huque d’armes1499, dont nous allons nous occuper ici.
Encore moins usitée à la guerre que le tabard, la huque n’apparaît pas sur l’armure avant les premières années du quinzième siècle. Il y eut des huques à pans étroits et sans plis, souvent brodées de devises1500 ou d’armoiries1501. D’autres au contraire furent amples, tombant devant et derrière en plis réguliers1502. Les pans de quelques-unes se trouvèrent fendus par le milieu, formant quatre pans d’égale largeur1503. Ces quatre pans furent eux-mêmes parfois divisés en deux. La huque se composait alors de huit lambeaux volants. Celle de Jeanne, ouverte de partout
, était sans doute de cette dernière sorte. L’iconographie de son temps ne nous ayant fourni aucun exemple de huque d’armes ainsi taillée, nous en sommes réduit à en présenter un, d’une date de quarante ans postérieure, dans la figure 221504.
Les deux patrons, que donne la figure 231505, pourront servir à reconstituer la huque de drap d’or vermeil qui recouvrait la cuirasse de notre héroïne, lorsqu’au jour fatal du 23 mai 1430, elle apparut sortant de Compiègne, où elle ne devait plus revenir, montée sur son beau demi-coursier, suivie de l’étendard du Roi du ciel, hault eslevé et volitant en l’air du vent1506
. C’est par un des pans flottants de cette riche parure qu’un archer de la lance du bâtard de Wandomme la saisit et la fit tomber de son cheval. Les lambeaux de la huque partant du haut du corps, l’un deux avait fait l’office de la corde attachée au sommet d’un arbre sapé à sa base et que tire à lui le bûcheron pour l’abattre.
La plupart des huques se bordaient de fourrure. Elles furent souvent tailladées 270ou dentelées sur leurs bords (fig. 22), ou encore garnies de menus lambeaux découpés1507. Quelquefois la dentelure ne régnait que sur les côtés, le bas du vêtement s’en trouvant dépourvu1508.
Des images nous font voir certaines huques dont le pan de devant est retenu à la taille par une ceinture, le pan de derrière restant flottant1509. Dans d’autres, les deux pans sont également ceints1510.
Quelques loques enfin furent portées recouvertes par les épaulières des garde-bras1511.
271La figure 24 pourra donner quelque idée de l’aspect que dut présenter la Pucelle, le 23 mai de l’an 1430, lorsque, à la tête de quatre cents hommes, renforcés de la compagnie lombarde du signor Baretta, elle sortit de Compiègne, sur les cinq heures du soir, pour attaquer le poste bourguignon de Margny, commandé par messire Baudot de Noyelles.
On voit ici, Jeanne sur son demi-coursier, ayant revêtu par-dessus son armure sa huque de drap d’or vermeil1512. Ce n’est pas par vaine coquetterie féminine que la Pucelle s’est ainsi parée, mais pour faire honneur au Roi du ciel dont elle est l’envoyée. Cependant, en dépit de sa vaillance, sa destinée va s’accomplir.
Après avoir tout d’abord occupé victorieusement Margny, les Français, débordés à la fois par les Picards de Jean de Luxembourg et les Anglais de Montgomery, ne peuvent se maintenir dans le village qu’ils viennent d’emporter. Ils refluent en désordre vers le pont de Compiègne. Acculée dans l’angle formé par le fossé du boulevard du pont et le remblai de la route de Noyon, Jeanne, renversée de son cheval, tombe dans l’herbe de la prairie qui borde l’Oise et la Pucelle au manteau d’or devient la proie de ses ennemis.
Notes
- [1467]
Les deux premières proviennent du Bréviaire de Salisbury (Bibl. nat., lat. 17294), les deux autres d’un manuscrit des Chroniques de Froissart (Ibid., fr. 2675, folios 100 v°, 289 v°).
- [1468]
… et non solum usus est tunicis brevibus, sed etiam tabardis et togis scissis ab utroque latere, et hoc notorium est, cum capta fuerit in una heuqua aurea, undique aperta. — (Quicherat, Procès, t. I, p. 223, 224).
- [1469]
Du Cange, Glossarium : Tabardum.
- [1470]
Georges-Adrien Crapelet, Cérémonie des gages de batailles selon les constitutions du bon roi Philippe de France, 1830, pp. 10, 23.
- [1471]
Fabre, Procès de condamnation, p. 131. — Pierre Champion, Procès de condamnation, t. II, p. 74.
- [1472]
Jean Fouquet, dans les représentations qu’il a données des sacres de nos anciens rois (Bibl. nat., fr. 6465, folios 163, 212 v°, 247 v°, 459 v°), a constamment revêtu les six pairs laïques de tabards à leurs armes. Il ne faudra pas se conformer à ce détail erroné de mise en scène si l’on veut reconstituer avec exactitude l’imposante cérémonie du 17 juillet 1429. Aux sacres des rois de France, il était de règle que les pairs laïques fussent en habits royaux, c’est-à-dire parés de l’antique robe à garnements, composée d’une cotte simple que recouvraient un surcot et un ample manteau fourrés d’hermine. Le duc d’Alençon, les comtes de Clermont et de Vendôme, les sires de Laval, de Maillé et de La Trémoille, qui représentèrent les grands feudataires de la couronne au sacre de Charles VII, ne dérogèrent point à cet usage, comme en témoigne une lettre signée de trois gentilshommes angevins, écrite le soir même de la cérémonie à laquelle ils venaient d’assister. Seuls les chevaliers de la suite du roi, et en particulier le sire d’Albret, porteur de l’épée de connétable en l’absence du comte de Richemont, purent y être revêtus de cottes blasonnées à leurs armes.
- [1473]
Église d’Oysonville (Eure-et-Loir), effigie funéraire d’Adam d’Ecrosnes.
- [1474]
Vers 1425. — Bibl. de l’Arsenal, 621, fol. 334 verso.
- [1475]
Vers 1415. — Bibl. de l’Arsenal, 5193, fol. 377.
Vers 1425. — Bibl. nat., lat. 1138, fol. 28.
Vers 1433. — Ibid., lat. 17294, fol. 394 verso.
- [1476]
Vers 1405. — Bibl. de Troyes, 179, fol. 225 verso.
Vers 1425. — Bibl. nat., fr. 20088, fol. 453 verso.
Vers 1430. — Ibid., fr. 26776, fol. 1.
Vers 1435. — Ibid., fr. 22533, folios 30, 75.
- [1477]
Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 2625, fol. 74.
Vers 1450. — Ibid., fr. 4985, fol. 13 verso.
Vers 1460. — Ibid., fr. 6465, fol. 164.
Vers 1480. — Ibid., fr. 179, fol. 127 verso.
- [1478]
Adam d’Ecrosnes portait de gueule à la bande vairée d’or et d’azur, accompagné de six annelets d’argent en orle.
- [1479]
Jean, bâtard d’Orléans, portait de France au lambel d’argent, brisé d’un filet en barre du même.
- [1480]
Vers 1460. : Bibl. nat., Le Livre des Tournois du roi René (fac-simile), p. 8.
- [1481]
Vers 1425 : Bibl. nat., Iat. 1158, fol. 28. Le personnage représenté est un cadet de la famille anglaise Burgh de Drayton et de Gainsborough, dont sa tunique porte les armes, d’azur à trois fleurs d’hermine, brisé en cœur d’un annelet d’or.
- [1482]
1453. — Église de Tourville sur Pont-Audemer, effigie funéraire de Vincent Erquembroux.
Vers 1480. — Bibl. nat., fr. 179, fol. 125 verso.
Vers 1550. — Ibid., fr. 25190, fol. 1.
- [1483]
Vers 1320. — Bibl. nat., lat. 8816, folios 96 verso, 106, 136 verso, 161, 164 verso, 169, 174.
Vers 1370. — Bibl. université de Genève, fr. 178, fol. 1.
- [1484]
Vers 1445. — Musée du Louvre, tableau représentant la famille Juvénal des Ursins.
- [1485]
Vers 1415. — Bibl. du Vatican, Palat. lat., 1969, fol. 25 verso.
1410. — Brit. Mus., Harl. MS. 2278, fol. 86.
- [1486]
Voir la note précédente.
- [1487]
Encyclopédie, Genève, 1778 : Poursuivant d’armes.
- [1488]
Vers 1433 : Brit. Mus., Harl. MS. 2278, fol. 86.
- [1489]
Clairembaut, 902, pp. 24, 25.
- [1490]
Pierre Palliot, La Vraye et Parfaite Science des Armoiries, 1660, pp. 387, 389.
- [1491]
Palliot, La Vraye et Parfaite Science des Armoiries, p. 390.
- [1492]
Bibl. nat., fr. 764, folios 6 v°, 11, 25.
- [1493]
Bibl. nat., fr. 764, fol. 25.
- [1494]
Ce tabard porte coupé de sinople et de gueules, au sautoir d’argent brochant sur le tout.
- [1495]
Du Cange, Glossarium : Huca. — La Curne de Sainte-Palaye, Glossaire de la langue françoise : Heucque. — Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française : Huque.
- [1496]
1415 : Monstrelet, t. III, p. 137.
- [1497]
Bibl. nat., fr. 2664, fol. 1.
- [1498]
Figures 18 et 24 du chapitre de l’Armure.
- [1499]
1432-33. — L. de Laborde, Les Ducs de Bourges, t. I, n° 1077.
- [1500]
1413. — Brit. Mus., Add. Chart., 2434.
1414. — Les La Trémoille pendant cinq siècles, t. I, p. 127.
- [1501]
Vers 1420. — Bibl. nat., fr. 2662, folios 24, 394.
1435. — Ibid., fr. 2631, fol. 274 verso.
- [1502]
Vers 1420. — Ibid., fr. 2664, fol. 1.
- [1503]
Vers 1410. — Orléans, Musée Jeanne d’Arc, tapisserie d’Azeglio.
1450. — Bibl. nat., fr. 2643, folios 97 verso, 309.
- [1504]
1470. — Bruxelles, Bibl. roy., G, fol. 34.
- [1505]
Ces patrons, dont les dimensions sont indiquées par l’échelle qui les accompagne, représentent le devant et le dos d’une huque faite pour être portée sur l’armure d’une personne mesurant 1,58 m.
- [1506]
Le Fèvre de Saint-Rémy. t. II, p. 179. — Georges Chastelain, t. II, p. 49.
- [1507]
1450. — Cathédrale de Cologne, Stephan Lochner, Adoration des Mages.
Vers 1450. — National Gallery, Paolo Uccello, Bataille de Saint-Egidio.
- [1508]
1434. — Cathédrale de Nantes, portail gauche de la façade.
Vers 1440. — Florence, Gal. ant. et mod., Fra Angelico, Jésus en croix ; Gal. des Offices, id., Jésus montant au Calvaire.
1460. — Bruxelles, Bibl. roy., 9232, fol. 299.
- [1509]
Vers 1440. — Bibl. nat., fr. 24491, fol. 69 verso.
1450. — Florence, Mus. nat., Andrea del Castagno, portrait de Farinata degli Uberti ; cathédrale, Id., monument de Manucci de Tolentino.
1490. — Sienne, cathédrale, Pinturicchio, portrait d’Alberto Aringhieri.
- [1510]
Vers 1455. — Bibl. nat., fr. 22553, fol. 20.
1450. — National Gallery, P. Uccello, Bataille de Saint-Egidio.
- [1511]
Vers 1435. — Bibl. nat., fr. 22555, folios 30, 75.
1460. — National Gallery, Pisanello, saint Georges avec saint Antoine. — Florence, Mus. nat., Andrea del Castagno, portrait de Farinata degli Uberti.