A. Harmand  : Jeanne d’Arc, ses costumes, son armure (1929)

II. : 9. Chaperon déchiqueté

3669.
Chaperon déchiqueté

Le Journal d’un bourgeois de Paris rapporte qu’on vit plusieurs fois la Pucelle s’approcher de la sainte table, chaussée de chausses vermeilles et parée d’un chaperon déchiqueté1992. L’acte d’accusation mentionne d’autre part un chaperon découpé, capucium decisum1993, qu’aurait porté l’héroïne. Bien qu’il y eut une différence entre la déchiqueture et la simple découpure, il est possible qu’il s’agisse, dans les deux documents, du même chaperon, le scribe chargé de rédiger l’acte d’accusation en latin, n’ayant trouvé dans cette langue que le mot decisum pour traduire l’adjectif déchiqueté.

Le chapitre que nous avons consacré aux chaperons dans la première partie de cet ouvrage n’a concerné que les chaperons à enformer, c’est-à-dire ceux dont on pouvait s’encapuchonner la tête. Objets d’utilité plutôt que parures, ces chaperons, comme on l’a vu, affectaient généralement une grande simplicité. Il est vrai qu’ils furent parfois découpés sur leurs bords en dents de différentes formes, mais ils ne paraissent pas avoir jamais possédé de déchiquetures, enjolivements peu compatibles avec les transformations variées qu’on exigeait de ces sortes de chaperons. Il est donc à peu près certain que le chaperon déchiqueté mentionné dans le Journal d’un bourgeois de Paris, n’était pas un chaperon à enformer et qu’il appartenait à la catégorie des chaperons façonnés à demeure, lesquels vont faire l’objet du présent chapitre.

Ce fut dans les premières années du quatorzième siècle qu’on imagina de confectionner, à l’imitation du chaperon à enformer coiffé par la visagière, une sorte de bonnet dont le fond, terminé en une courte pointe rabattue, s’entourait d’un turban duquel saillait une partie flottante retombant en dehors sur le côté et simulant le guleron.

C’est à tort qu’un spécimen de ce genre de coiffure provenant de l’église Saint-Nazaire de Carcassonne, a été pris par Viollet-le-Duc pour un chaperon à enformer1994. Ayant tenté de réaliser ce spécimen en suivant les indications de l’auteur du Dictionnaire du Mobilier, nous n’avons pas tardé à nous rendre compte que ces indications ne pouvaient être exactes. Le chaperon de Carcassonne, dont l’iconographie du quatorzième siècle nous fournit plusieurs répliques1995, n’est pas un chaperon à enformer, c’est un chaperon échafaudé à demeure, composé de trois parties 367taillées séparément, une coiffe s’amenuisant en cornette, un turban imitant le retroussis d’une visagière et une partie flottante simulant un guleron.

Au quinzième siècle, le chaperon façonné se manifesta sous des formes extrêmement variées. La plus simple fut obtenue par la seule adjonction d’un bourrelet cousu au pourtour de la visagière d’un chaperon exactement taillé comme les chaperons à enformer dont nous avons donné les patrons dans les figures 4, 8 et 18 du chapitre du Chaperon.

Le bourrelet des chaperons façonnés se composait d’une enveloppe d’étoffe, faite en façon de boyau circulaire rempli de bourre de soie ou de coton, d’où son nom de bourrelet. Cette enveloppe consistait en un long rectangle taillé de biais, dont les grands côtés étaient cousus l’un à l’autre de manière à former un cylindre. Une fois ce cylindre rempli de bourre, on introduisait une de ses extrémités dans l’autre pour le fermer. La jonction des deux extrémités était ensuite maintenue par une piqûre croisée et surjetée. La couture des grands côtés régnait sur le pourtour interne du bourrelet, ainsi qu’on la distingue sur la figure 1.

Bourrelet de chaperon (vers 1440)
1. — Bourrelet de chaperon (vers 1440).

C’est le long de cette couture que se cousait la visagière du chaperon. Quant à la piqûre de fermeture, que montre également notre dessin, elle était ordinairement destinée à être cachée par la retombée du guleron.

La figure 21996 offre un exemple de ces coiffures, dans lesquelles un bourrelet s’ajoutait à la visagière d’un chaperon taillé sur le patron d’un chaperon à enformer.

Chaperon-bourrelet (vers 1440)
2. — Chaperon-bourrelet (vers 1440).

On les rencontre fréquemment dans les images du temps de Charles VII1997. La cornette s’y trouve cousue à la pointe de la têtière, comme l’étaient les cornettes de la plupart des chaperons à enformer de la même époque. La figure 3, qui reproduit un portrait de 1425 conservé au Musée de Bruxelles offre un autre exemple de cette disposition.

Chaperon-bourrelet (1425)
3. — Chaperon-bourrelet (1425).

On y remarquera la grande largeur de la cornette réduite de chaque côté par des plis longitudinaux suivant la coupe transversale donnée par la figure 4.

Coupe transversale de la cornette du chaperon de la figure 3
4. — Coupe transversale de la cornette du chaperon de la figure 3.

On voit que cette cornette est, comme la précédente, une cornette rapportée, c’est-à-dire taillée à part, puis cousue à la pointe de la têtière, ainsi que l’ont expliqué les figures 8 et 18 du chapitre du Chaperon. Cette particularité est évidente dans les deux exemples que nous venons de montrer. Dans d’autres, elle n’est pas visible, soit que le peintre ait négligé de l’indiquer, soit que l’aspect sous lequel se trouve représenté le chaperon ne permette pas d’apercevoir l’emmanchement de la cornette, soit encore que cet appendice ait été non rapporté, mais constitué par le prolongement de la têtière, à l’instar des cornettes de certains chaperons à enformer1998.

368Ce genre de coiffure, qui consistait en un bourrelet adapté à la visagière d’un chaperon à enformer, devenu dès lors chaperon façonné à demeure, ne nous semble guère avoir été employé avant 1415, car c’est vers cette date que nous en avons rencontré le plus ancien spécimen1999. Il fut plus particulièrement usité de 1425 à 1450.

Vers 1430, apparaît un mode de chaperon façonné, dans lequel le bourrelet n’est plus adapté à la visagière d’un chaperon à enformer. Une manière de tronc de cône de drap est cousue par son sommet au pourtour interne du bourrelet, pardessus lequel sa base retombe en plis au dehors. Cette pièce d’étoffe qui simule le guleron d’un chaperon à enformer, est plus spécialement appelée patte, à cause de son évasement progressif de haut en bas2000. Sur le côté du bourrelet, opposé à la retombée de la patte, est cousue l’extrémité d’une cornette faite en façon de long cylindre plissé longitudinalement. La figure 5, tirée d’une miniature de 14562001, fait clairement comprendre cette disposition qui fut des plus employées de 1430 à 1460.

Chaperon-bourrelet (1456)
5. — Chaperon-bourrelet (1456).

Nous donnons, dans la figure 6, le patron de la patte, que la figure précédente représente tombant verticalement, le chaperon s’y trouvant porté sur l’épaule.

Patron de la patte du chaperon de la figure 5
6. — Patron de la patte du chaperon de la figure 5.

Pour reconstituer cette coiffure, A B doit être cousu à A’ B’. Le tronc de cône qui en résulte est ensuite façonné de manière à produire les plis qu’on remarque sur notre dessin (fig. 5), lesquels consistent en un pli creux central assez profond, accompagné de plis saillants peu accentués. Tous les plis seront retenus à leur point de départ dans la couture réunissant le guleron au pourtour intérieur du bourrelet.

369Comme nous l’avons dit plus haut, la cornette est également plissée, mais d’une façon particulière. Elle forme d’abord un long cylindre dont la coupe transversale est donnée dans la figure 7.

Coupe transversale d’une cornette
7. — Coupe transversale d’une cornette.

Les lobes, qu’on y voit répartis sur sa circonférence, sont autant de plis. Le nombre de ses plis variait généralement de huit à dix. Nous les avons obtenus au moyen d’un fer appliqué à chaud à l’envers de l’étoffe. Il faut donc, pour cette opération, qui doit se faire avant de coudre la cornette au bourrelet, que celle-ci soit retournée. Les plis, une fois marqués au fer, le tracé de la coupe transversale de la cornette est alors celui que montre la figure 8.

Coupe transversale de la cornette précédente retournée
8. — Coupe transversale de la cornette précédente retournée.

On remet ensuite la cornette à l’endroit de manière que ses plis se présentent en convexité, ainsi que l’indique la figure 7. Il reste à coudre la cornette au bourrelet. À cet effet, on l’aplatit en disposant les plis de façon à donner, en coupe transversale, le tracé de la figure 9 et en les maintenant dans cet arrangement par une piqûre le long du sommet de la cornette.

Agencement des plis de la cornette cousus au bourrelet
9. — Agencement des plis de la cornette cousus au bourrelet.

Il n’y a plus en dernier lieu qu’à coudre au bourrelet l’extrémité supérieure de la cornette, ainsi agencée.

La figure 10 donne un chaperon de 14322002, établi suivant le même principe.

Chaperon bourrelet (1432)
10. — Chaperon bourrelet (1432).

Il diffère toutefois du précédent par le moindre volume de son bourrelet, la coupe de sa patte et le nombre des plis de sa cornette, qui paraît d’ailleurs plus étroite. Le patron de la patte est reconstitué dans la figure 11.

Patron de la patte du chaperon précédent
11. — Patron de la patte du chaperon précédent.

Pour confectionner ce dernier chaperon, il faut d’abord coudre l’une à l’autre, suivant C D, les deux moitiés de la patte, puis retourner le bourrelet sur lui-même de manière que la couture qui règne sur son pourtour interne se trouve momentanément le circonscrire à l’extérieur. A B réuni à A’ B’, A C A’ est cousu le long de cette couture circulaire du bourrelet, qu’on retourne ensuite une deuxième fois sur lui-même afin de faire reprendre à ladite couture sa place normale sur le pourtour interne dudit bourrelet. La longueur A C A’ doit être un peu moindre que le pourtour extérieur du bourrelet de façon à se trouver suffisamment tendue sur ce pourtour pour ne former aucune fronce lorsqu’on l’y adapte. Le bourrelet, une fois retourné dans sa position définitive, la longueur A C A’ ne circonscrivant plus dès lors l’extérieur dudit bourrelet, mais se trouvant au contraire circonscrite par ce même bourrelet, se contracte et se réduit ainsi à la dimension du tour de la tête. La cornette de ce chaperon ne paraît posséder que six ou huit plis.

Quelques cornettes, au lieu d’être cousues, s’agrafaient au bourrelet, de manière à permettre de les en détacher à volonté. Beaucoup de chaperons façonnés se portaient d’ailleurs sans cornettes.

À partir de 1445 environ, certains bourrelets devinrent volumineux. Remplis de bourre, leur poids eût été insupportable. Aussi furent-ils confectionnés d’une carcasse de jonc recouverte d’étoffe2003.

À en juger par une miniature de la fin du règne de Charles VII (fig. 12)2004, il y 370aurait eu des bourrelets munis intérieurement d’une coiffe coulissée.

Coiffe de bourrelet (vers 1460)
12. — Coiffe de bourrelet (vers 1460).

La plupart des bourrelets cependant semblent avoir été privés de cette garniture.

Tels furent ceux dont la patte consistait simplement dans le prolongement de leur enveloppe (fig. 13)2005. On voit qu’il n’y avait là aucune place pour la moindre coiffe.

Prolongement de l’étoffe du bourrelet formant patte (vers 1465)
13. — Prolongement de l’étoffe du bourrelet formant patte (vers 1465).

Concurremment avec ces bourrelets à surface lisse que nous avons montrés jusqu’à présent, on fit usage de bourrelets enveloppés d’un biais tortillé qui leur donnait l’aspect de turbans plus ou moins volumineux (fig. 14)2006.

Bourrelet-turban (vers 1433)
14. — Bourrelet-turban (vers 1433).

Par leurs plis en spirales, ces bourrelets simulaient la cornette du chaperon à enformer, enroulée autour de la tête. C’est pourquoi la grande majorité des chaperons à tortils ne possédaient pas la cornette pendante que nous avons vu adaptée aux bourrelets unis. On rencontre peu d’exceptions à cette règle2007. Le guleron était disposé sous le tortil en façon de large couvre-nuque plissé, circonscrivant la tête d’une oreille à l’autre, comme le fait comprendre la figure 14, ou bien il saillait par-dessus en crête plus ou moins retombante selon sa longueur et la consistance de son étoffe, ainsi que le montrent les figures 152008 et 162009.

Bourrelet-turban (vers 1440)
15. — Bourrelet-turban (vers 1440).
Bourrelet-turban (vers 1440)
16. — Bourrelet-turban (vers 1440).

371Ce dernier mode avait été le seul usité dans les vingt premières années du quinzième siècle.

On l’employa rarement au cours du règne de Charles VII2010, pendant lequel la plupart des gulerons agencés en couvre-nuques furent enserrés par le tortil2011, comme est disposé celui de la figure 14. Vus par derrière, les chaperons ainsi façonnés présentaient l’aspect que donne la figure 172012.

Patte enserrée sous le tortil (vers 1440)
17. — Patte enserrée sous le tortil (vers 1440).

Ils eurent une grande vogue de 1425 à 1440, et c’est coiffé d’un de ces chaperons qu’en 1438, le dauphin Louis, alors âgé de quinze ans, fit son entrée à Toulouse, à cheval, sous un dais porté par les huit capitouls en costume d’apparat2013.

Bien que les gulerons couvrant la nuque fussent plus ordinairement de mise avec les bourrelets tortillés, on rencontre dans l’iconographie quelques exemples de ces couvre-nuques, circonscrits par des bourrelets unis2014.

Un morceau d’étoffe, simulant l’extrémité d’une cornette, saillait parfois du turban. On peut constater l’existence de cette particularité dans le chaperon d’un des deux personnages que représente la figure 39 du chapitre de la Robe.

Ce qui caractérise tous les chaperons que nous avons examinés jusqu’ici, c’est que leur tour de tête est constitué, par un bourrelet. Aussi les appela-t-on très souvent bourrelets au lieu de chaperons. Nous avons vu que ces bourrelets rappelaient, soit la visagière du chaperon libre retournée et enroulée sur elle-même 372pour former un tour de tête (figures 2, 3, 5, 10, 12, 13), soit la cornette du même chaperon libre, tortillée en turban (figures 14-17).

Il y eut aussi des chaperons façonnés dépourvus de bourrelets. Ils avaient l’apparence des chaperons libres, coiffés en bonnets. Le tour de tête s’y trouvait constitué par un simple retroussis, semblable à celui de la visagière des chaperons à enformer, lorsque l’avancée de cette visagière n’était pas assez saillante pour être enroulée ou repliée plus d’une fois sur elle-même2015. Tel est le chaperon de la statuette du Dam2016, dont notre figure 18 donne la reproduction.

Chaperon façonné à demeure en forme de chaperon libre coiffé en bonnet (vers 1450)
18. — Chaperon façonné à demeure en forme de chaperon libre coiffé en bonnet (vers 1450).

C’est à cette catégorie que se rattachent certains chaperons sans cornettes, composés seulement d’un bandeau plat, sans plis, formant tour de tête, duquel émerge un guleron. Le cavalier qu’on distingue au premier plan, dans le tableau de la chasse au vol du Musée de Versailles (fig. 23 du chapitre des Habits de chevalier), porte une de ces coiffures. On en vit de semblables, avec ou sans cornettes, en Italie2017.

Beaucoup de chaperons échafaudés à demeure furent agencés de façons très fantaisistes. La figure 13 du chapitre des Habits de chevalier en a déjà montré un exemple. Nous en offrons ici deux autres dans les figures 19 et 20.

Chaperon façonné en turban (1433)
19. — Chaperon façonné en turban (1433).
Chaperon façonné avec la cornette tortillée en turban (1434)
20. — Chaperon façonné avec la cornette tortillée en turban (1434).

La première représente l’Homme au turban, de la National Gallery, peint par Jean van Eyck en 1433, la seconde est le portrait d’Arnolfini, du même peintre, daté de 1434, et conservé au Musée de Berlin. Le mince turban tortillé qui circonscrit le chaperon du facteur lucquois se retrouve dans des miniatures d’environ 14352018 et 14502019. Signalons encore, parmi les chaperons échafaudés d’une manière exceptionnelle, celui que reproduit la figure 21, d’après une image exécutée vers 14252020.

Têtière proéminente d’un chaperon façonné (vers 1425)
21. — Têtière proéminente d’un chaperon façonné (vers 1425).

Le caractère 373particulier de cette coiffure consiste dans une ample têtière, formant par devant une protubérance accentuée d’aspect bizarre. C’est ce type de chaperon qu’a choisi Pisanello pour en coiffer son saint Eustache de la National Gallery, avec cette différence que le guleron est pris sous le turban ; alors que, dans la figure 21, il se trouve posé par-dessus.

La figure 22 en montre un autre, non moins remarquable par sa grande extension en largeur2021.

Chaperon façonné en turban (vers 1433)
22. — Chaperon façonné en turban (vers 1433).

L’exécution confuse de ce chaperon, dans la miniature dont il provient, ne permet pas de distinguer nettement la manière dont il est agencé et n’en laisse guère voir que la silhouette. On porta enfin quelquefois de simples bourrelets, sans gulerons ni cornettes. Le personnage du second plan de la figure 23, tirée, comme la précédente, du Bréviaire de Salisbury2022, est coiffé d’un bourrelet tortillé de ce genre.

Chaperon façonné en turban (vers 1433)
23. — Chaperon façonné en turban (vers 1433).

On rencontre un turban semblable dans une troisième miniature du même ouvrage, d’après laquelle nous avons dessiné la figure 38 du chapitre de la Robe. Il y en eut aussi de tout unis2023.

Le chaperon façonné fut, sans contredit, la coiffure la plus communément adoptée, du temps de Charles VII, par la noblesse et la bourgeoisie, qui le préféraient au chapeau. Le guleron qu’on appelait la patte, était le plus souvent sans ornements ni découpures. Dans quelques chaperons cependant, la patte fut décorée de galons2024, de broderies2025, ou découpée de différentes façons.

374Celle d’un chaperon de 1431 est taillée en grandes et larges dents arrondies (fig. 24)2026.

Patte découpée en larges dents (1431)
24. — Patte découpée en larges dents (1431).

Trois ou quatre rangs de petites dents rondes, superposées en manière d’écailles, terminent les pattes de trois chaperons en 14492027.

Une gerbe de lambeaux en forme de palmettes s’étale sur certains bourrelets, dans plusieurs images, au cours des trente dernières années du règne de Charles VII2028. Un personnage du tableau de la chasse au vol du Musée de Versailles, dont la figure 23 du chapitre des Habits de chevalier a donné la reproduction, porte une de ces coiffures, dans laquelle une partie seulement des palmettes émerge du bourrelet tandis que les autres, prises sous ce même bourrelet, retombent en cascade jusque sur l’épaule.

Vers 1450, des lambeaux, terminés carrément en façon de billettes, surchargent quelques bourrelets2029.

La figure 18 a montré un chaperon façonné de la même époque, dont le tour de la tête se trouve constitué par un retroussis, simulant celui d’une visagière, ce qui donne tout à fait à cette coiffure l’aspect d’un chaperon à enformer porté en bonnet. Les bords de la patte, du retroussis et les deux côtés de la cornette sont découpés en dents de scie.

Il nous reste à signaler un genre de découpure, qui, de 1430 à 1460 fut très employé dans la décoration des chaperons façonnés. Ce sont les lambeaux feuillus à la façon d’Allemagne, que nous avons déjà vus ornant le bas de certaines robes, sous Charles VII.

En ces temps lointains, Anglais et Français empruntaient volontiers les modes d’outre-Rhin. Celle des lambeaux feuillus, très répandue en pays germanique dès 14272030, apparut en France vers 1430, époque à laquelle on la vit également adoptée en Angleterre2031. La figure 15 a donné un premier exemple de chaperon agrémenté de ces découpures qui retombent sur un bourrelet façonné en tortil. La même ornementation se rencontre avec des bourrelets unis2032, 375comme le fait voir la figure 25, qui représente un de ces bourrelets supportant une large retombée de lambeaux feuillus2033.

Patte découpée en lambeaux feuillus (vers 1430)
25. — Patte découpée en lambeaux feuillus (vers 1430).

Un troisième spécimen est fourni par la figure 262034.

Patte à lambeaux feuillus, disposée en couvre-nuque (vers 1430)
26. — Patte à lambeaux feuillus, disposée en couvre-nuque (vers 1430).

Dans cet exemple, les lambeaux formant couvre-nuque, sont maintenus par un bourrelet tortillé.

Comme nous l’avons vu au chapitre des Habits de chevalier (figures 17, 20, 23), la plupart des lambeaux feuillus à la façon d’Allemagne étaient percés dans toute leur longueur d’une suite de petits pertuis découpés en façon d’écailles. Ces pertuis, qui ne sont pas toujours visibles sur les images, soit que certains lambeaux n’en aient réellement pas possédé, soit que ces images aient été peintes à une trop petite échelle, se distinguent sur les lambeaux du chaperon de la figure 15. À cause de leur ressemblance avec des accrocs, on les appelait déchiquetures ou simplement chiquetures. Leur forme était parfois plus compliquée. La patte d’un chaperon-bourrelet d’environ 1445, représenté dans la tapisserie de l’empereur Trajan du Musée historique de Berne, se prolonge en lambeaux feuillus pertuisés, dont la figure 27 reproduit l’aspect.

Patte à lambeaux déchiquetés (vers 1445)
27. — Patte à lambeaux déchiquetés (vers 1445).

Les pertuis n’y sont plus découpés en écailles, mais en manière de petites feuilles.

Il y avait aussi des déchiquetures consistant en découpures plus ou moins déliées imitant parfois des déchirures. On les pratiquait sur d’étroites bandes de drap d’environ quatre centimètres de largeur, sortes de rubans qu’on appliquait ensuite sur les robes et les chaperons. La figure 28 donne le patron d’un de ces genres de déchiquetures qu’on rencontre dans plusieurs images au cours du règne de Charles VII.

Patron d’une déchiqueture (1434)
28. — Patron d’une déchiqueture (1434).

Il se fixait en son milieu par une seule couture. Telles sont les déchiquetures en coquilles, cousues pressées les unes contre les autres, qui ornent le bas des longues manches de la robe de Jeanne de Chenany dans le tableau de van Eyck de la 376National Gallery, où elle est représentée, en l’an 1434, à côté de Jean Arnolfini, son époux (fig. 5 du chapitre des Chapeaux). C’est une déchiqueture analogue, quoique différente, qui enjolive la patte et la cornette du bourrelet de L’homme au chaperon bleu2035, reproduit dans la figure 29.

Déchiqueture du même genre que la précédente (vers 1430)
29. — Déchiqueture du même genre que la précédente (vers 1430).

Le chaperon déchiqueté de la Pucelle offrait sans doute l’un ou l’autre des deux genres d’ornementation ci-dessus mentionnés.

Tous les chaperons façonnés, que nous venons d’examiner jusqu’ici, simulaient plus on moins exactement le chaperon libre, coiffé par la visagière. Ne pouvant se transformer comme ce dernier, leur rôle se bornait à celui d’un chapeau.

Il nous reste à voir d’autres chaperons, également agencés à demeure, mais de manière à représenter le chaperon à enfermer mis en gorge. Ce n’étaient plus que des tours de cou prolongés par une pèlerine, ainsi que le fait comprendre la figure 302036.

Chaperon en gorge d’un seigneur anglais (vers 1433)
30. — Chaperon en gorge d’un seigneur anglais (vers 1433).

Ces tours de cou rappelaient la visagière rabattue et formant col des chaperons libres mis en gorge ; les pèlerines étaient un souvenir de leur guleron couvrant les épaules. Le chaperon, ainsi réduit à n’être plus qu’une petite chape, s’appelait chaperon par gorge. On opposait les chaperons par gorge, qui n’avaient pas de cornettes, aux chaperons pendants, qui en étaient toujours munis2037. Un semblant de petit capuchon, rabattu sur le dos, accompagnait parfois le tour de cou du par gorge2038 ; la figure 31 en offre un exemple2039.

Par gorge allemand (vers 1430)
31. — Par gorge allemand (vers 1430).

Le tableau du Musée de Versailles, qui représente une chasse au vol à la cour de Philippe le Bon et dont la figure 21 du chapitre des Habits de chevalier a donné la reproduction, en fournit un autre, d’un genre particulier, en ce sens que le capuchon s’y trouve tenir lieu de tour de cou. Ces embryons de capuchons, que rappellent de nos jours ceux des mosettes ecclésiastiques, se rencontrent rarement dans les anciennes images où la plupart des chaperons par gorge en sont privés.

377Les tours de cou des par gorge étaient principalement de deux sortes. Les uns consistaient en un bourrelet plein, mais souple2040, comme l’ont montré nos deux précédentes figures. Les autres, constitués par un biais d’étoffe, disposé le plus souvent en spirale très lâche, entouraient l’encolure en formant des plis naturels2041, ainsi que le fait voir la figure 322042.

Par gorge allemand (1441)
32. — Par gorge allemand (1441).

Certains chaperons par gorge pouvaient se coiffer, le tour du cou devenant tour de tête. La figure 33, dessinée d’après une miniature française d’environ 14102043, montre deux de ces par gorge, dont l’un est porté en garde-cou et l’autre coiffé en bonnet.

Par gorge français en pèlerine et en bonnet (vers 1410)
33. — Par gorge français en pèlerine et en bonnet (vers 1410).

Un type uniforme de chaperon par gorge, découpé en lambeaux feuillus, recouvre les épaules de la plupart des personnages représentés dans le Speculum humanæ salvationis de 1427, conservé à la Bibliothèque des Bénédictins de Gries. Deux miniatures de ce manuscrit, qui est allemand, nous font voir ce même chaperon porté, non plus en pèlerine, mais en bonnet. La figure 16 du chapitre des Habits de chevalier a donné l’un de ces deux exemples.

Il y eut enfin des chaperons par gorge, dépourvus de tours de cou et réduits, de ce chef, à n’être plus que de simples pèlerines2044. C’était, en fait, le chaperon ramené à son état primitif de petite chape.

Ici se trouve terminée la deuxième partie de ce livre, concernant le harnais, les armes, les parures de combat et les costumes de la sainte au cours de son existence de guerrière. Il nous reste à rechercher de quelle manière elle dût être vêtue dans ses prisons, quand elle comparut devant ses juges, sous quel aspect on la vit menée au supplice et enfin comment elle fut accoutrée lorsque, sur la place du Vieux Marché de Rouen, on la hissa sur l’échafaud pour la lier à l’estache du bûcher fatal.

Notes

  1. [1991]

    Vers 1470. — Bibl. nat., fr. 51, fol. 8.

  2. [1992]

    Quicherat, Procès, t. IV, p. 470.

  3. [1993]

    Quicherat, Procès, t. I, p. 220.

  4. [1994]

    Viollet-le-Duc, Dictionnaire du mobilier, t. III, pp. 132, 133, fig. 2.

  5. [1995]

    Vers 1310. — Bibl. nat., fr. 15592, fol. 108.

    1320. — Ibid., fr. 19156, fol. 134.

    1325. — Ibid, lat. 5286, fol. 1.

  6. [1996]

    Vers 1440. — Bibl. de l’Arsenal, 5070, fol. 28 verso. Dans cet exemple, la piqûre de fermeture du bourrelet, au lieu d’être cachée par la retombée du guleron, se trouve visible, étant placée au-dessus du front. Cette disposition paraît avoir été rarement employée.

  7. [1997]

    Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 602, fol. 1.

    1433. — Brit. Mus., Harl. MS. 2278, fol. 18 verso.

    1437. — Musée de Berlin Hans Multscher, retable.

    Vers 1440. — Bibl. nat., fr. 2533, fol. 1. — Bibl. de l’Arsenal, 5070, folios 28 verso 111.

    1449. — Bruxelles, Bibl. roy., 10958, fol. 2.

  8. [1998]

    Voir nos figures 2, 4, 6, 19 du chapitre du Chaperon.

  9. [1999]

    Brit. Mus., Harl. MS. 2897, fol. 390 v°.

  10. [2000]

    En blason, on appelle croix pattée, une croix dont les quatre branches vont en s’élargissant du cœur de la croix à leurs extrémités.

  11. [2001]

    Miracles de Notre-Dame, t. I, pl. 43.

  12. [2002]

    National Gallery, Jean van Eyck, portrait d’un personnage du nom de Timothée.

  13. [2003]

    1448. — … pour ung bourlet de jon pour mettre dedans ledit chapperon, III s. IIII d. t. (Cptes de l’argent du duc de Bourbon dans le Bullet. archéol. du Comité des travaux historiques, 1891).

    1458. — Pour la façon d’un chapperon décoppé, taillé de 5 quartiers de vert de Rouen, 10 s. — Pour ung bourrelet de jonc pour led. chapperon, 10 s. t. (Cpte roy. de P. Burdelot, fol. 38, ap. Gay, Gloss. archéol., t. I, p. 196).

  14. [2004]

    Vers 1460. — Bibl. nat., fr. 12601, fol. 16 verso. — On remarquera le mode d’attache bizarre et exceptionnel de la cornette au bourrelet reliés l’un à l’autre par des cordons minces et lâches. Cet exemple présente en outre l’alliance assez rare d’une cornette et d’un chaperon de couleurs différentes. La cornette est noire et le chaperon bleu.

  15. [2005]

    Vers 1465. — Ex-Bibl. imp. de Vienne, 2597, fol. 33.

  16. [2006]

    1433. — Bibl. nat., lat. 17294, fol. 357 verso.

  17. [2007]

    Vers 1415. — Brit. Mus., Harl. MS. 2897, fol. 390 verso.

    1430. — Bibl. nat., fr. 2675, fol. 60.

  18. [2008]

    Vers 1440. — Bibl. nat., fr. 2651, fol. 91.

  19. [2009]

    Vers 1440 : Bibl. de l’Arsenal, 5070, fol. 273 v°.

  20. [2010]

    Vers 1425. — Bibl. nat., lat. 1158, fol. 84.

    1430. — Ibid., fr. 2675, fol. 47.

    1431. — Bruxelles, Bibl. roy., 9018-19, fol. 75 verso.

    1435. — Bibl. de Carlsruhe, XXVII, fol. 15 verso.

    Vers 1440. — Bibl. nat., fr. 2651, fol. 91. — Bibl. de l’Arsenal, 5070, fol. 273 verso.

  21. [2011]

    Vers 1425. — Bibl. nat., lat. 1158, folios 84, 91. — Londres, Lambeth Palace, 326, fol. 1.

    1424-1435. — Musée de Hambourg, Mr Franck, Retable de saint Thomas de Cantorbéry.

    Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 602, fol. 1 ; fr. 2675, fol. 1 ; lat. 18026, fol. 108.

    1431. — Bruxelles, Bibl. roy., 9018-19, fol. 23.

    Vers 1433. — Bibl. nat., lat. 17294, folios 41 verso, 43 verso, 47 verso, 357 verso, 433 verso. — Brit. Mus., Harl. MS. 2278, fol. 13.

    Vers 1435. — Bibl. nat., fr. 239, folios 165, 170, 211 verso, 212, 289 verso ; fr. 22553, fol. 30.

    1438. — Toulouse, Archives du Capitole, chaperon du dauphin Louis à son entrée à Toulouse.

    1440. — Bas-relief dans la cour de l’École des Beaux-Arts.

    Vers 1440. — Bibl. nat., fr. 2647, fol. 136 ; fr. 2648, fol. 1. — Bibl. de l’Arsenal, 5070, fol. 28 verso).

    Vers 1445. — Musée de Bâle, peinture représentant saint Martin (chaperon d’un personnage du dernier plan).

    1456. — Miracles de Notre-Dame, t. I, planches 10, 33, 36, 52 ; t. II, pl. 61.

  22. [2012]

    Vers 1440. — Bibl. de l’Arsenal, 5070, fol. 28 verso.

  23. [2013]

    Toulouse, Archives du Capitole.

  24. [2014]

    1437. — Bibl. de l’Arsenal, 5198, 5199, fol. 1.

    Vers 1445. — Bibl. nat., lat. 1176, fol. 53.

    1449. — Bruxelles, Bibl. roy. 10958, fol. 4 verso.

    Vers 1450. — Ibid., 9342, fol. 274 verso.

  25. [2015]

    Vers 1380. — Bibl. nat., fr. 16998, fol. 6 verso.

    1410. — Ibid., fr. 12420, fol. 98 verso.

    1428. — Bibl. d’Arras, 11, fol. 1.

    Vers 1443. — Musée de Versailles, Chasse au vol.

    1450. — Bibl. nat. fr. 181, fol. 176.

  26. [2016]

    Vers 1450. — Amsterdam, Archives de l’Hôtel de Ville.

  27. [2017]

    Ct du XVe siècle. — Musée du Louvre, École vénitienne, tableau N° 1283. 1428. — Bibl. d’Arras, 11, fol. 1.

  28. [2018]

    Bibl. nat., fr. 22553, fol. 7.

  29. [2019]

    Ibid., fr. 9342, fol. 13.

  30. [2020]

    Brit. Mus., Add. MS. 18850, fol. 96.

  31. [2021]

    Vers 1433. — Bibl. nat., lat. 17294, fol. 66.

  32. [2022]

    Ibid., fol. 43 verso.

  33. [2023]

    Vers 1410. — Le Terence des Ducs, bourrelets du Chremès de l’Eunuque et du Pamphile de l’Hécyre.

    1425. — Bibl. nat., lat. 1158, fol. 102.

  34. [2024]

    Vers 1433. — Brit. Mus., Harl. MS. 2278, folios 18 verso, 30.

    1434. — Ibid., Harl. MS. 4605, fol. 95.

    Vers 1435. — Bibl. nat., fr. 239, folios 120 verso, 280.

  35. [2025]

    Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 602, fol. 1.

    1433. — Brit. Mus., Harl. MS· 2278, fol. 30.

  36. [2026]

    Bruxelles, Bibl. roy., 9018-19, fol. 75 v°.

  37. [2027]

    Ibid., 10958, folios 2, 5 verso, 15.

  38. [2028]

    1431. — Ibid., 9018-19, fol. 5 verso.

    Vers 1443. — Musée de Versailles, Chasse au vol.

    1445. — Musée historique de Berne, Tapisserie de l’empereur Trajan.

    1455. — Bibl. nat., fr. 308, fol. 265 verso.

    1456. — Miracles de Notre-Dame, t. I, planches 13, 53 ; t. II, pl. 12.

  39. [2029]

    Bibl. nat., fr. 9342, fol. 65 verso. — Recueil d’Arras, Portrait de Jean de Rubempré, Sgr. de Bièvres.

  40. [2030]

    Gries, Bibl. des Bénédictins, Specul. human. salvat., très nombreux exemples.

  41. [2031]

    Vers 1433. — Brit. Mus., Harl. Ms. 2278, folios 6, 13, 27.

  42. [2032]

    Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 357, fol. 195 verso.

    1437. — Bibl. de l’Arsenal, 5199, fol. 1.

    Vers 1440. — Bibl. nat., fr. 33, fol. 210 verso. — Bibl. d’Amiens, 483, fol. 69.

    Vers 1443. — Musée de Versailles, Chasse au vol.

    Vers 1444. — Bibl. nat., fr. 624, fol. 99.

    Vers 1445. — Mus. hist. de Berne, Tapisserie de l’empereur Trajan.

    1460. — Bruxelles, Bibl. roy., 9957, fol. 83.

  43. [2033]

    Vers 1430 : Bibl. nat., fr. 357, fol. 195 v°.

  44. [2034]

    Vers 1430 : Bibl. nat., lat. 18026, fol. 108.

  45. [2035]

    Gymnase d’Hermannstadt, Jean van Eyck. Ce portrait d’un personnage inconnu peut avoir été exécuté vers 1430. Il est, dans tous les cas, antérieur à 1441, date de la mort du peintre.

  46. [2036]

    Vers 1433. — Brit. Mus., Harl. Ms. 2278, fol. 23.

  47. [2037]

    1373. — A Bernart Belon, pour 2 aulnes de veluau à faire 2 chaperons, l’un pendant et l’autre par gorge, 9 fr. (L. Delisle, Mandem. de Charles V, n° 995, ap. Gay, Gloss. archéol., p. 331.)

    1375. — IIII chapons p. gorge dont II de camocas, II fourrés de penne et II de cendal… IIII chappons de veluyau dont II pendans et II p. gorge (Brit. Mus., Add. Chart., 2037).

    1442. — Et avoit (le Roy des Rommains) ung chapperon par gorge, dont la patte venoit jusques à la selle, et estoit découppé à grans lambeaulx (Olivier de la Marche, Mém., t. I, p. 276).

  48. [2038]

    Vers 1415. — Terence des Ducs, chaperon par gorge du Ctesiphon des Adelphes.

    1427. — Gries, Bibl. des Bénédictins, Spec. human. salvat., chaperon de Tubalcaïn.

    Vers 1430. — Musée de Frankfort.

  49. [2039]

    Vers 1430. — Musée de Frankfort.

  50. [2040]

    Vers 1415. — Bibl. nat., fr. 9, fol. 197. — Musée Condé, Calendrier des Très riches heures, Janvier.

    1430. — Musée de Frankfort.

    1433. — Brit. Mus., Harl. Ms. 2278, fol. 23.

    1443. — Musée de Versailles, Chasse au vol, deux exemples.

    1445. — Bruxelles, Bibl. roy., 9016, fol. 1.

    1455. — Bibl. nat., fr. 308, fol. 301.

    Vers 1460. — Ibid., fr. 6465, fol. 419.

  51. [2041]

    Vers 1410. — Bibl. nat., fr. 2810, folios 278 verso, 282.

    1427. — Gries, Bibl. des Bénédict., Spec. human. salvat., chaperon de Tubalcaïn.

    Vers 1430. — Bibl. nat., fr. 20088, fol. 536 verso.

    1443. — Musée de Versailles, Chasse au vol.

    1445. — Hefner-Alteneck, t. IV, pl. 256.

    1500. — Musée de Cluny, tapisserie, Pénitence de David.

  52. [2042]

    1441. — Nuremberg, Mus. german., 998, fol. 170 verso.

  53. [2043]

    Vers 1410. — Bibl. nat., fr. 2810, fol. 278 verso. Le personnage de gauche est coiffé d’une barette, sorte de bonnet phrygien, très en faveur dans le premier tiers du quinzième siècle. La barette est l’ancêtre du béret moderne.

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