Témoignages : Sommaire
Procès
de condamnation et de réhabilitation de
Jeanne d’Arc
dite la Pucelle
(tome V)
par
(1849)
Avertissements
Le présent volume ayant été trois ans sous presse, on ne s’étonnera pas de voir certaines dénominations du commencement en désaccord avec celles de la fin.
Il renferme le complément des témoignages contemporains sur Jeanne d’Arc, complément fourni tant par les poètes du XVe siècle, que par les chroniqueurs que j’ai connus trop tard pour les faire entrer dans mon quatrième volume, et par les pièces détachées existant dans les recueils imprimés ou dans les dépôts d’archives. Ces pièces forment le principal de la matière. Je les ai distribuées sous plusieurs chefs, selon leur espèce ou leur objet. La lenteur avec laquelle s’est exécutée l’impression, m’a permis d’ajouter à la fin un supplément de ce qui m’avait échappé ou n’avait pas encore vu le jour lorsque j’arrêtai mes premières recherches.
Jaloux de faciliter toutes les études qui peuvent se rattacher au sujet, j’ai admis dans mon recueil de pièces celles qui constatent les honneurs publics rendus à la mémoire de la Pucelle. J’ai aussi réuni dans une section à part ce que nous avons de renseignements positifs sur une aventurière qui parvint à se faire passer pour elle plusieurs années après sa mort. Là est le fondement de ce paradoxe historique ressuscité trop de fois dans les temps modernes, d’après lequel le supplice de Jeanne d’Arc ne serait que la répétition du sacrifice d’Iphigénie.
Le système de publication de ce volume est le même que celui du précédent. J’ai continué à mettre en tête de chaque pièce ou fragment les indications nécessaires pour en faire connaître l’origine et la valeur. Je regrette que cette méthode, la seule qui convienne à un recueil composé de tant de pièces, ne se soit pas présentée dès le principe à mon esprit ; je l’aurais appliquée successivement aux trois premiers volumes. Ce que je n’ai point fait alors, je le fais aujourd’hui : je donne pour terminer, la notice des deux procès et de leurs annexes, me libérant par là de mes obligations d’éditeur envers le public. Comme j’avais cru d’abord que ce travail prendrait place en tête de l’ouvrage, je l’ai annoncé dans plusieurs de mes notes sous le titre de préface, de préliminaires ou d’introduction. Il suffit de prévenir du changement opéré à l’exécution pour qu’on ne s’arrête pas à chercher une préface qui n’existe point. Si d’ailleurs la disposition de ce livre pouvait être un sujet d’embarras pour le lecteur, la table analytique qui le termine est faite pour y remédier. Elle renvoie aux observations sur les textes aussi bien qu’à la matière des textes.