J.-B.-J. Ayroles
: La Vraie Jeanne d’Arc (1890-1902)
Tome I : Table des matières
Table des matières du tome I
- Approbations
- Cardinal Langénieux, archevêque de Reims
- Mgr Petit, évêque du Puy
- Mgr de Cabrières, évêque de Montpellier
- Mgr Bouret, évêque de Rodez
- Liste des souscripteurs
- Introduction
- Livre I : Durant la carrière glorieuse
- Chapitre I : Les docteurs et la sentence de Poitiers
- I.
- Découragement et absolu discrédit de Charles VII.
- Nécessité pour le prince de se couvrir d’autorités irréfragables.
- II.
- Conseils réitérés de défiance de Jacques Gelu.
- Résumé de plusieurs lettres inédites de l’archevêque.
- III.
- La commission de Poitiers.
- Notices sur le président Regnault de Chartres, sur l’inquisiteur Turelure, sur l’évêque de Poitiers, de Maguelone, sur Pierre de Versailles, Gérard Machet, le F. Raphanël, Seguin, Lambert, etc., Rabateau.
- IV.
- Le registre des interrogations.
- La sentence. Son authenticité, son contenu.
- V.
- Réflexions : supplications générales, le Jubilé de Notre-Dame du Puy-en-Velay.
- Informations sur Jeanne.
- Merveilles de sa naissance et de sa vie.
- Pourquoi la sentence ne dit rien du signe donné au roi.
- Obligation de mettre la Pucelle à l’œuvre.
- Chapitre II : Gerson et son traité de la Pucelle
- I.
- Gerson devait écrire et a écrit sur la Pucelle.
- Si son mémoire se ressent de l’affaissement de la vieillesse.
- II.
- Notice sur Gerson.
- Les deux parties de sa vie.
- Le chant du cygne.
- III.
- Divisions du traité de Gerson.
- Préambule : vérités de foi et de pieuse croyance.
- Les caractères de ces dernières.
- IV.
- Preuves de la divinité de la mission de la Pucelle : fin, moyens, effets.
- Sa prudence, enquête déjà faite, vie précédente.
- Sa mission pourrait être entravée.
- Réformes qu’elle demande.
- Leur excellence.
- V.
- Justification des vêtements virils.
- Avis au peuple français.
- VI.
- Observations sur l’écrit du docteur.
- Sa profonde conviction.
- Chapitre III : Jacques Gelu et ses écrits sur la Pucelle
- I.
- Gelu croit à la Pucelle.
- Conseils à Charles VII.
- Reconnaissance, humilité, invitation à la clémence ; lettre à la belle-mère du roi.
- Ses traités sur la Pucelle.
- II.
- Notice sur Jacques Gelu.
- Sources inédites.
- Dévouement de l’archevêque à la cause française.
- Sa place dans l’Église.
- Son traité latin sur la Pucelle.
- III
- Lettre dédicatoire.
- La Providence rendue palpable par le fait même de la Pucelle.
- Les impies de tous les temps confondus.
- Court résumé des causes de la ruine de la France.
- Dénuement absolu du roi.
- Les divers motifs qui ont pu déterminer Dieu à nous octroyer un secours miraculeux.
- Objections.
- IV.
- Division du traité.
- Providence spéciale de Dieu sur l’homme et sur les peuples.
- Application à la France.
- Dieu n’accomplit pas toujours ses miracles instantanément.
- Il fait ses œuvres merveilleuses tantôt par les Anges, tantôt par les hommes.
- Raisons de convenance qui lui ont fait dans le cas présent choisir une femme.
- Il peut par exception employer des femmes aux œuvres naturellement réservées à l’homme.
- Pourquoi il l’a fait dans le cas présent.
- V.
- Est-il possible de distinguer le surnaturel divin du surnaturel diabolique ?
- Objections.
- L’intérieur révélé par l’extérieur habituel.
- Application à la Pucelle.
- Les œuvres.
- Œuvres le plus souvent mauvaises rendues bonnes par les circonstances.
- VI.
- Part de la prudence humaine dans la réalisation des œuvres miraculeuses ?
- L’avis de la Pucelle doit être requis et l’emporter sur tous les autres.
- Bonnes œuvres conseillées au roi.
- VII.
- Appréciation du traité de Gelu.
- Chapitre IV : L’auteur du Breviarium historiale et son écrit sur la Pucelle
- I.
- L’intéressante page découverte en 1885.
- L’auteur du Breviarium historiale, clerc français, fixé à Rome ; son patriotisme.
- II.
- Son sentiment sur la Pucelle.
- Comparaison avec les héroïnes du passé.
- Le siège d’Orléans miraculeusement levé.
- Portrait de l’héroïne.
- Divinité de ses œuvres.
- Piquante manière dont elle a demandé que Charles VII fit hommage de son royaume à Jésus-Christ.
- III.
- Authenticité et importance du fait.
- Chapitre V : Henri de Gorkum et son écrit sur la Pucelle
- I.
- Notice sur Henri de Gorkum.
- Les trois parties de son écrit.
- II.
- Ce que la renommée publie sur la Pucelle.
- But de l’auteur.
- III.
- Six propositions en faveur de la Pucelle.
- Conclusion.
- IV.
- Six propositions contre la Pucelle.
- Conclusion.
- V.
- Remarques sur l’écrit de Henri de Gorkum.
- Il croyait à la divinité de la mission de Jeanne.
- Chapitre VI : Le double écrit du clerc de Spire sur la prophétesse de France
- I.
- Le clerc de Spire.
- Chaos de son double écrit sur Jeanne.
- II.
- Curiosité que Jeanne excite partout.
- La prophétesse française rapprochée des anciennes sibylles.
- L’Angleterre et la France comparées.
- Pourquoi le royaume de France est relevé par une Pucelle.
- Prophéties de prédestination et de commination.
- Faux racontars sur Jeanne.
- Pourquoi elle ne prophétise que sur la France.
- III.
- Jeanne est autorisée à porter des vêtements virils.
- Elle n’est pas adonnée à la magie.
- Diverses prophéties faussement attribuées à Jeanne.
- Accord universel pour proclamer sa sainteté.
- Chapitre VII : La Pucelle et le clergé du parti français
- I.
- Enthousiasme religieux du parti français.
- On en fait un crime à la martyre.
- Prière liturgique pour le succès des armes du roi.
- II.
- Consternation du parti français à la nouvelle de la captivité.
- Lettre de Gelu à Charles VII.
- Oraisons pour la délivrance, processions de pénitence.
- III.
- Correspondance de Regnault de Chartres avec les habitants de Reims.
- Le berger du Gévaudan.
- Réflexions.
- Chapitre I : Les docteurs et la sentence de Poitiers
- Livre II : Les pseudo-théologiens ennemis de Jeanne, ennemis de la Papauté
- Chapitre I : L’Université de Paris et le Grand Schisme d’Occident
- I.
- Idée que l’Université de Paris se faisait d’elle-même.
- Son rôle prépondérant dans l’affaire du Grand Schisme.
- Sous l’antipape Clément VII.
- L’incohérence de sa conduite sous l’antipape Benoît XIII.
- Soustraction, reprise, nouvelle soustraction d’obéissance.
- Combattue par l’Université de Toulouse.
- Avec quelle tyrannie elle s’impose.
- Avanies infligées aux députés de Benoît.
- Ce qui devait s’en suivre.
- II.
- Part de l’Université dans le concile de Pise, funeste résultat ; en révolte contre le pape de son choix.
- III.
- Indépendance et organisation démocratique de l’Université de Paris.
- Sa puissance et sa décadence.
- Elle veut modeler le gouvernement de l’Église sur son propre gouvernement.
- Propositions révolutionnaires de ses grands docteurs.
- Sa néfaste influence au concile de Constance.
- Coupable des suites du Grand Schisme.
- Chapitre II : L’Université et les factions qui déchiraient la France
- I.
- L’Université immiscée dans les affaires de l’État.
- La France toujours récompensée ou punie de sa conduite envers le pape.
- L’Université soumet l’Église à l’État et se jette dans les factions politiques.
- Ses remontrances publiques.
- Ses inqualifiables susceptibilités à l’endroit de ses privilèges.
- Le duc de Bourgogne assassin de son cousin le duc d’Orléans trouve des apologistes dans l’Université.
- Elle est grandement mêlée aux démagogues Cabochiens, partisans de Jean sans Peur.
- Attentats de ces derniers en 1413.
- Gerson déclaré contre eux et contre les doctrines de Jean Petit.
- Elles sont condamnées à Paris.
- Verts reproches du Dauphin aux docteurs.
- Azincourt ne fait pas cesser les divisions au sein de l’Université.
- Scission doctrinale et politique.
- II.
- Triomphe du parti démago-bourguignon en 1418.
- Massacres qui n’ont pas été surpassés par ceux de septembre 1792.
- L’Université à la disposition de Jean sans Peur.
- Deuil et colère causée par sa mort sanglante.
- Part de l’Université dans le traité de Troyes.
- Combien déclarée pour le parti anglo-bourguignon et ses triomphes.
- Contraste avec la conduite de Martin V.
- Le servilisme de l’Université vis-à-vis de l’envahisseur exposé par un historien bien informé et non suspect.
- Détails inédits.
- Pourquoi l’histoire de la Pucelle est restée obscurcie.
- L’Université acquise à l’Anglais jusqu’à la reddition de Paris.
- Chapitre III : Les principaux bourreaux de la Pucelle
- I.
- Pierre Cauchon.
- Coup d’œil général sur Cauchon.
- Sa naissance.
- Ses débuts universitaires.
- Missions confiées.
- Lancé dans la politique.
- Banni et proscrit en 1413 comme Cabochien.
- Réfugié auprès de Jean sans Peur, député par lui à Constance pour y défendre les doctrines du tyrannicide.
- Reparaît à Paris durant les massacres de 1418, est récompensé.
- Son influence dans l’Université : est délégué à Troyes.
- Porté par la faction anglo-bourguignonne à l’évêché-pairie de Beauvais.
- Se montre zélé jusqu’à la cruauté pour le parti anti-national.
- Comblé de faveurs par les Anglais.
- Membre du conseil royal, intervient dans toutes les grandes missions.
- Chargé de réduire la vallée de la Meuse.
- D’accord avec l’Université.
- Conservateur élu de ses privilèges.
- Expulsé de Beauvais.
- Grand négociateur de l’achat de la Pucelle.
- Son assassin.
- Ses précautions pour se couvrir.
- Toujours en faveur auprès de l’Université.
- Apparaît à Bâle ; excommunié.
- Député à Arras. Expulsé de Beauvais.
- Grand négociateur de l’achat de la Pucelle.
- Son assassin.
- Ses précautions pour se couvrir.
- Toujours en faveur auprès de l’Université.
- Apparaît à Bâle ; excommunié.
- Député à Arras.
- Expulsé de Paris.
- Conserve les faveurs de l’Anglais.
- Sa mort.
- Ses libéralités.
- Ses restes.
- II.
- Thomas de Courcelles.
- Thomas de Courcelles, bras droit de Cauchon à Rouen.
- Ce qu’il y a fait.
- Recteur, gourmande Cauchon de ses lenteurs.
- Dépose à la réhabilitation.
- Père des libertés gallicanes.
- Âme du brigandage de Bâle.
- Comment Rome acceptait les libertés gallicanes.
- Ce que Courcelles a entendu à Mantoue de la bouche de Pie II.
- L’attitude de Courcelles et de son école jugée par Pie II.
- Pourquoi l’Université était si attachée à la Pragmatique Sanction.
- Momentanément abolie par Louis XI.
- Courcelles successivement dévoué aux Anglais et à Charles VII.
- Combien Courcelles et ses semblables sont funestes dans l’Église.
- Courcelles grand précurseur de Luther.
- III.
- Guillaume Érard, Nicolas Midi, Jean Beaupère, et autres assesseurs de marque.
- Érard : sa part dans l’assassinat de la Pucelle.
- Faveur dont il jouissait dans l’Université.
- Plusieurs fois recteur.
- Combien animé contre Rome.
- Sa part dans la condamnation de Jean Sarrazin.
- Combien Anglais.
- Nicolas Midi : le plus odieux des six docteurs mandés de Paris à Rouen.
- Rédacteur présumé des XII articles, dernier insulteur de Jeanne.
- Fauteur de Bâle.
- Présumé Cabochien.
- En faveur auprès des Anglais.
- Harangue Charles VII.
- Beaupère : principal interrogateur.
- Combien partial.
- En grande faveur auprès de ses collègues.
- Son rôle à Bâle.
- Combien dévoué aux Anglais.
- Sa déposition extra-canonique en 1450.
- Jacques de Touraine, Gérard Feuillée, Pierre Maurice.
- IV.
- Jean d’Estivet, Nicolas Loyseleur.
- D’Estivet le promoteur.
- Ses infamies dans le procès de Rouen.
- Loyseleur plus infâme encore.
- Ce qu’il a fait au procès.
- Opposé à Rome, député à Bâle.
- Révoqué.
- Sa mort.
- Un coupable collectif, l’Université.
- Chapitre IV : La Pucelle livrée et mise en jugement sur les instances de l’Université de Paris
- I.
- Rude leçon donnée à l’Université de Paris par la mission surnaturelle de Jeanne.
- L’Université n’a pas admis un seul instant que la Pucelle pût être suscitée par le ciel.
- Combien Jeanne était détestée à Paris.
- Joie qu’y cause la nouvelle de sa captivité.
- La première idée de faire condamner Jeanne par un tribunal ecclésiastique conçue et mise en avant par l’Université.
- Billet inspiré au secrétaire de l’Inquisition.
- II.
- Durée des négociations pour obtenir que Jeanne soit livrée.
- Luxembourg détourné de commettre cet acte de félonie, poussé de le commettre.
- L’Université lève ses scrupules pour lui en donner de contraires.
- La lettre qu’elle lui écrit.
- Réflexions sur cette lettre.
- Mépris qu’elle témoigne pour toute la Chrétienté.
- Lettre pour le même objet au duc de Bourgogne.
- Réflexions.
- Cauchon somme le duc de Bourgogne et Luxembourg de lui vendre la Pucelle.
- Contrat conclu.
- La Normandie imposée pour solder le prix d’achat.
- Espèces en or.
- Une femme de Bretagne, Pierronne, brûlée pour avoir soutenu la divinité de la mission de Jeanne.
- Lettre de l’Université de Paris à Jean de Luxembourg
- Lettre de l’Université de Paris au duc de Bourgogne
- Requête de l’évêque de Beauvais aux détenteurs de la Pucelle
- III.
- Les recteurs de l’Université choisis parmi les sujets du duc de Bourgogne.
- Le rectorat de Courcelles.
- Cauchon gourmandé par l’Université à cause de sa lenteur à mettre Jeanne en jugement.
- Le roi d’Angleterre pressé de ne pas différer.
- L’Université demande à juger Jeanne à Paris.
- Comment elle juge de fait à Rouen.
- Lettre de l’Université de Paris à l’évêque de Beauvais (21 novembre 1430)
- Lettre de l’Université de Paris au roi de France et d’Angleterre (21 novembre 1430)
- Chapitre V : L’Université de Paris et le brigandage de Rouen
- I.
- Coup d’œil très rapide sur le procès de Rouen jusqu’à la composition des XII articles.
- Indication des séances et des points plus importants.
- II.
- Les XII articles non corrigés ; portés à Paris ; longuement délibérés par les facultés compétentes.
- Qualifications adoptées par l’Université entière. Chacun des XII articles et leurs qualifications par la faculté de théologie.
- Jugement plus sommaire, moins dur et plus circonspect de la faculté de droit.
- Article 1
- Article 2
- Article 3
- Article 4
- Article 5
- Article 6
- Article 7
- Article 8
- Article 9
- Article 10
- Article 11
- Article 12
- Jugement de la faculté des Décrets
- III.
- Lettres qui accompagnent la consultation :
- Au roi. Félicitations, instance de hâter la conclusion.
- À Cauchon. Éloge dithyrambique de l’évêque et de son œuvre.
- Identification avec lui.
- Hommage involontaire à la victime.
- Les docteurs se condamnant eux-mêmes.
- Grave maladie de la prisonnière.
- Consultation des docteurs de Normandie.
- Exemples terrifiants.
- Quelques votes.
- Entraînement général à la suite des décisions de l’Université de Paris.
- Chapitre VI : L’Université de Paris et le martyre de Rouen
- I.
- Scène du cimetière Saint-Ouen.
- Cauchon arrive avec une double sentence, désireux d’un semblant de rétractation.
- Jeanne pressée de la faire.
- Appel à Rome.
- Réponse des docteurs, ses énormités.
- Efforts pour obtenir l’abjuration prétendue.
- Ses suites.
- II.
- Les vêtements d’homme repris le 27 mai.
- À la suite de quels attentats.
- Procès-verbal mutilé.
- Frayeur du greffier.
- Joie de Cauchon.
- Jeanne déclarée relapse.
- Avis de l’abbé de Fécamp et de la majorité des consulteurs.
- III.
- Jeanne communiée le matin du supplice.
- Menée à son Calvaire.
- Les considérants de la sentence.
- Grande victoire de Jeanne.
- Chefs d’accusation (sentence de condamnation)
- IV.
- Précautions des meurtriers.
- Murmures sévèrement punis.
- Actes posthumes.
- Lettres pleines d’imposture à la Chrétienté, aux pays de domination anglaise.
- Lettre de garantie à tous les coupables.
- Combien accusatrices de ceux qui voulaient en bénéficier.
- Lettre de garantie du roi d’Angleterre
- V.
- Lettre au pape et aux cardinaux.
- Réflexions sur cette lettre.
- L’Université de Paris plus coupable et plus odieuse que les Anglais.
- La cause des ténèbres répandues sur la partie la plus belle de l’histoire de Jeanne.
- L’universitaire et chancelier Chuffart, faussement appelé le bourgeois de Paris, le plus haineux des chroniqueurs.
- Lettre au pape
- Lettre pour le collège des cardinaux
- Chapitre VII : Les docteurs et la sentence de Poitiers
- I.
- L’ouverture du concile de Bâle indiquée et fixée par les papes.
- Mouvements que se donne l’Université de Paris, ses desseins.
- Coïncidence avec ses agissements pour faire condamner Jeanne.
- Indifférence du reste de la Chrétienté.
- Les députés parisiens d’abord seuls à Bâle.
- Efforts de l’Université pour y attirer des docteurs d’autres contrées.
- Érard et Beaupère.
- Premières séances.
- Eugène IV suspend et transfère le concile.
- Fureur du groupe de Bâle.
- Révolte.
- Coup d’œil général sur les treize premières sessions.
- Preuves que les décrets en ont été inspirés par l’Université de Paris.
- Désolante situation d’Eugène IV.
- Il révoque ses bulles précédentes.
- II.
- L’insolence des révoltés ne fait que s’accroître.
- Leur opposition à l’union de l’Église grecque.
- Eugène l’opère à Ferrare et à Florence.
- Il y avait des évêques de France au concile de Ferrare-Florence.
- Ce qui reste à Bâle.
- III.
- Les principes en vertu desquels Jeanne a été condamnée appliqués à Eugène IV, poussés à leurs dernières conséquences, et par les mêmes hommes.
- L’univers catholique excommunié, le pape déposé, livré au bras séculier par les bourreaux de Jeanne.
- Horreur qu’ils inspirent.
- L’Université de Paris toujours complice.
- La burlesque élection du pseudo-Félix.
- La part de Courcelles dans cette élection, les mouvements qu’il se donne pour la faire accepter.
- Secondé par l’Université de Paris.
- Opposition de Charles VII qui cependant promulgue la Pragmatique Sanction.
- Il diminue les privilèges de l’Université ; amène l’abdication de l’antipape.
- Les défenseurs de la Pucelle, défenseurs d’Eugène IV.
- La France récompensée d’avoir fait cesser le schisme.
- IV.
- Les attentats de Rouen et de Bâle identiques dans leurs auteurs, les faux principes sur lesquels ils s’appuient, les effets qu’ils produisent.
- Le jugement porté sur les attentats et les hommes de Bâle doit s’appliquer aux attentats et aux hommes de Rouen.
- Quel est ce jugement ?
- Analyse de la constitution Moyses.
- Chapitre I : L’Université de Paris et le Grand Schisme d’Occident
- Livre III : La réhabilitation. Les premiers travaux. Les premiers ouvriers.
- Chapitre I : Charles VII entreprend la révision du procès
- Introduction
- Combien la condamnation devait ébranler la foi à la mission de Jeanne.
- Circonstances particulières qui devaient faciliter la diffusion de l’imposture.
- I.
- Charles VII à Rouen.
- Ordonnance qui charge Bouillé d’étudier le procès de condamnation.
- Lettres de commission de Charles VII à Guillaume Bouillé (15 février 1450)
- II.
- Notice sur Bouillé.
- Information extra-canonique faite par lui.
- Son intervention au procès de réhabilitation.
- Son mémoire.
- III.
- Préambule de cet écrit.
- Ses divisions.
- Chapitre II : Les révélations de la Pucelle
- I.
- Les révélations, point capital.
- Difficulté d’en juger.
- Méthode à garder.
- Cinq vertus à observer dans la personne qui en est favorisée.
- II.
- L’humilité.
- Jeanne était humble.
- Réponse à l’objection qu’elle a manifesté les faveurs reçues.
- III.
- Discrétion de Jeanne dans les motifs qui l’ont déterminée à croire.
- IV.
- Patience de Jeanne.
- V.
- Vérité de ses prédictions.
- VI.
- Autre signe.
- Chapitre III : Le vêtement d’homme et de guerrier
- Introduction
- Prohibitions faites aux femmes par l’écriture et les canons, à propos du costume et de l’extérieur.
- I.
- Jeanne excusée par sa mission, par l’ordre de Dieu, par raison de pudeur.
- Exemples semblables dans la vie des saintes.
- II.
- Réponse aux objections.
- Développements.
- Véhémence de l’auteur.
- Chapitre IV : La soumission à l’Église
- Introduction
- Jeanne donnée comme adepte du libre examen.
- I.
- Combien elle a été injustement torturée sur la soumission à l’Église.
- Les tortionnaires ont usurpé les droits du Pape.
- Ce que Jeanne entendait d’abord par le mot Église.
- Insuffisance des explications données.
- Elle n’était pas tenue de les comprendre.
- Certitude de ses révélations autrement que par l’Église.
- Une erreur de sa part ne la constituait pas hérétique.
- II.
- Si Jeanne était tenue de soumettre ses révélations à l’Église.
- III.
- Elle les a soumises au pape.
- Pas de raison qui pût lui faire accepter son entourage pour juge, ou lui faire rétracter ses révélations.
- Chapitre V : Les XII articles
- I.
- La fausseté des XII articles démontrée par Bouillé.
- Traduction de la réfutation qu’il fait du premier seule reproduite.
- II.
- Corrections demandées par les assesseurs négligées.
- Les iniquités de la sentence.
- Combien il est faux de dire Jeanne relapse.
- Quand Bouillé a dû com poser son mémoire.
- Les circonstances favorisent la révision du procès.
- Chapitre VI : La cause de la Pucelle portée devant l’Église
- I.
- Légation du cardinal d’Estouteville.
- Notice sur cette Éminence.
- Informations pour ouvrir le procès de réhabilitation.
- Lettre de d’Estouteville à Charles VII.
- Les grands théologiens saisis de la cause.
- Lettre du cardinal d’Estouteville à Charles VII (22 mai 1452)
- II.
- Notice sur Jean Bréhal.
- Chargé par Charles VII de poursuivre la grande affaire de la réhabilitation.
- Sa lettre au prieur de Vienne en Autriche.
- Note du receveur général des finances du Languedoc, allocation d’une somme à Jean Bréhal (décembre 1452)
- Lettre de Jean Bréhal au frère Léonard (31 décembre 1452)
- Chapitre VII : Paul Pontanus et le sommaire de la cause
- I.
- Paul Pontanus.
- Coup d’œil sur son écrit.
- II.
- Questions à résoudre.
- III.
- Sommaire de Pontanus.
- La rédaction défectueuse des XII articles rectifiée.
- IV.
- Les révélations.
- V.
- Les hommages rendus aux apparitions.
- VI.
- La mission de Jeanne et le signe donné au roi.
- VII.
- L’habit masculin.
- VIII.
- Fuite de la maison paternelle et vie guerrière.
- IX.
- Soumission à l’Église.
- X.
- Certitude du salut.
- XI.
- Prédiction de l’avenir.
- XII.
- Les noms Jhesus, Maria.
- XIII.
- Saut de la tour de Beaurevoir.
- XIV.
- De l’amour des saintes pour les Anglais.
- XV.
- Questions sur la procédure suivie.
- Chapitre VIII : Théodore de Lellis et son mémoire
- I.
- Notice sur Théodore de Lellis.
- Son mémoire.
- II.
- Résumé des signes en faveur des révélations de Jeanne.
- III.
- Le signe donné au roi.
- IV.
- Saut de la tour de Beaurevoir.
- Raisons qui l’excusent.
- V.
- La certitude du salut.
- Soumission de Jeanne à l’Église et rébellion de ses accusateurs.
- Chapitre IX : Robert Ciboule ; Son traité
- I.
- Le mémoire de Ciboule un des premiers composés, par ordre du légat ou du roi.
- Notice sur Ciboule.
- II.
- Coup d’œil général sur son mémoire.
- III.
- La plupart des inculpations ne regardant pas la foi n’autorisent pas l’accusation d’hérésie.
- IV.
- Les révélations : feindre des révélations n’est pas contre la foi ; les manifester, quand on en a reçu, encore moins.
- Dieu révèle parfois des événements de l’ordre purement temporel.
- Difficulté et moyen de discerner les révélations divines des communications sataniques.
- Règle générale tirée de saint Bernard.
- Il faut considérer la personne qui reçoit ces révélations ; l’application en est favorable à la Pucelle ; les personnes qui font ces révélations, l’application en est favorable à Jeanne ; surtout la fin poursuivie ; ici elle était double, une concernant le bien de la jeune fille, encore favorable ; une fin ultérieure, la délivrance de la France, fin excellente, malgré l’effusion du sang anglais, fin excellente pour la Chrétienté entière.
- Pureté d’intention de la Pucelle.
- V.
- Justification des hommages rendus aux saintes.
- Piété de la prière de la jeune fille et de ses demandes.
- VI.
- Le vêtement d’homme et la vie au milieu des camps.
- VII.
- De la divination.
- Du mépris des sacrements.
- Chapitre X : La soumission à l’Église
- I.
- Proposition de l’objection.
- Jeanne a été tourmentée sur la soumission à l’Église.
- Équivoque du mot Église, et de l’expression soumettre tous ses actes à l’Église.
- On doit admirer les réponses de Jeanne.
- II.
- Citation de nombreuses réponses de Jeanne sur la soumission à l’Église.
- Admiration de Ciboule.
- III.
- Insuffisance des explications données à Jeanne sur l’Église triomphante et militante.
- Si chacun est tenu de soumettre au jugement extérieur de l’Église des faits tout à fait personnels.
- Jeanne a soumis ses révélations au pape.
- IV.
- L’orthodoxie des paroles les plus fortes de Jeanne, au sujet de la soumission à l’Église, défendue et vengée.
- V-VI.
- De la condamnation de Jeanne par l’Université de Paris.
- Réponses de Ciboule.
- Discussion des paroles de Jeanne au cimetière Saint-Ouen.
- Leur orthodoxie.
- L’équivoque et l’étrangeté des réponses qu’on lui oppose.
- Jeanne nullement tenue de se soumettre.
- Les vices de la prétendue rétractation.
- VII.
- La prétendue rechute.
- Elle n’existe pas.
- Admiration de Ciboule pour la piété et l’orthodoxie de Jeanne.
- Pas trace d’hérésie ; pas même prétexte de l’en accuser.
- Fautes possibles dans Jeanne, comme dans les saintes femmes de l’Ancien Testament.
- VIII.
- Indication de quelques vices de procédure.
- Derniers mots de Ciboule.
- Chapitre XI : Montigny ; le procès intenté sans fondement
- I.
- Courte notice sur Jean de Montigny.
- II.
- Son traité un des premiers composés, probablement par ordre d’Estouteville, sur le texte du procès de Rouen.
- L’érudition du canoniste.
- Sa modestie.
- Division du traité.
- Il n’y avait pas même lieu d’intenter un procès en matière d’hérésie.
- III.
- Pas lieu à cause des révélations.
- Signes fort nombreux énumérés par Montigny qui font croire que Jeanne était tenue de soutenir ses révélations ; et que si elle eût soumis ces signes à l’Église, l’Église lui eût probablement commandé d’y adhérer.
- Eût-elle été trompée ou trompeuse, ce n’eût pas été crime d’hérésie.
- Jeanne est éloignée de toute ombre d’hérésie.
- IV.
- Cette accusation ne peut pas plus être fondée sur le port de l’habit viril.
- Jeanne était autorisée à le porter, sans que l’on puisse alléguer contre elle l’Ancien, le Nouveau Testament, ou les canons.
- On alléguerait encore à tort qu’elle a porté les armes ; chose permise aux femmes dans une guerre défensive.
- Rien d’idolâtrique dans les hommages rendus par elle aux saints, ou dans ceux qu’elle autorisait à son égard.
- V.
- La Pucelle n’était pas tenue de prouver sa mission aux Anglais par l’Écriture ou le miracle.
- Elle avait en sa faveur l’équivalent de l’Écriture.
- Elle avait donné des signes tirés du miracle et de la prophétie.
- La prophétie dans la Pucelle.
- Eût-elle été trompée, il n’y avait pas lieu de la poursuivre comme hérétique.
- Pourquoi ?
- Chapitre XII : Les vices de formes d’après Montigny
- Introduction
- Divisions de cette partie.
- I.
- Raisons multiples qui rendaient l’évêque incompétent.
- II.
- Vices nombreux dans la conduite du procès.
- Défaut d’information préalable.
- Pas de diffamation.
- Serment injustement et trop souvent exigé.
- Interrogations superflues, captieuses, non comprises ; réponses mal interprétées, perverties.
- Prisons séculières et barbares.
- Injustes refus opposés à des demandes légitimes.
- III.
- Soumission à l’Église.
- Cette question introduite contre tout droit.
- Ils s’appelaient l’Église.
- Jeanne ne pouvait les accepter pour tels sans renier son appel et se priver de tous ses moyens de droit.
- Iniquité d’urger pareille soumission.
- Sagesse des protestations de l’accusée.
- Incompétence des prétendus juges sur la question des révélations.
- Jeanne n’a nullement péché contre l’article Sanctam Ecclesiam.
- Les dispositions du droit en faveur de la foi s’entendent en ce sens qu’il n’est jamais permis de défendre une hérésie notoire.
- Peines et crimes de ceux qui abusent de ces dispositions.
- Orthodoxie, piété, vertus de la Pucelle.
- IV.
- Nullité de la première sentence de Cauchon, de l’abjuration, des aveux de Jeanne.
- Son ignorance.
- Nullité de la sentence finale.
- Autres vices.
- Vertus de Jeanne.
- La reprise de l’habit.
- La condamnation par l’Université de Paris.
- V.
- Questions particulières.
- La marche à suivre dans la demande en réhabilitation.
- Ce qu’il faut demander.
- Chapitre I : Charles VII entreprend la révision du procès
- Livre IV : Mémoires de quelques savants évêques
- Chapitre I : Thomas Basin et son mémoire sur la Pucelle
- I.
- Vie agitée de Basin.
- Ses ouvrages.
- II.
- Mémoire sur le procès de Rouen.
- Les divisions du traité.
- Chapitre II : Les défauts de forme
- Introduction
- Division de cette partie du traité par l’auteur. C’est le sommaire même.
- I.
- Défaut de juridiction des prétendus juges.
- II.
- Les menaces des Anglais et l’effroi imprimé à l’un des juges, le sous-inquisiteur, et généralement à tous ceux qui étaient consultés dans la cause.
- III.
- La récusation, fondée sur de légitimes soupçons, faite par Jeanne.
- IV.
- Jeanne, en a appelé de la manière dont elle le pouvait, et cela légitimement à cause des ingravances dont elle était l’objet.
- V.
- La cause était de sa nature si difficile et si ardue qu’elle devait être déférée au jugement du Siège apostolique.
- VI.
- Il y avait injustice dans l’assignation des prisons et des gardiens de Jeanne.
- VII.
- C’est injustement que l’on a refusé à Jeanne les directeurs et les conseillers qu’elle demandait.
- VIII.
- Jeanne étant mineure ne pouvait sans un curateur ester en justice.
- IX.
- Y eut-il délit réel de la part de Jeanne, il y a excès de sévérité de la part des juges, que la compassion pour son âge aurait dû incliner à une peine plus légère.
- X.
- L’évêque de Beauvais, ce soi-disant juge, défendait aux greffiers d’écrire ce qui expliquait et excusait les dires de l’accusée.
- XI.
- Les articles transmis aux consulteurs, pour avoir leur avis, ont été mensongèrement, perfidement et calomnieusement rédigés.
- XII.
- Par un coupable artifice, des hommes se donnant faussement comme des conseillers amis, et affectant d’appartenir au parti du roi notre sire, venaient persuader à Jeanne de ne pas se soumettre à l’Église.
- Chapitre III : La question de fond
- Introduction
- Division de cette seconde partie : procédé de Basin et des scolastiques.
- I.
- Apparitions et révélations : Jeanne les a-t-elle inventées ? Raisons de le croire : succès des Français et délivrance personnelle prédits et non effectués.
- Révélations non prouvées par le miracle ou l’Écriture.
- Raisons tout au plus de douter, non de condamner.
- Ces révélations ne sont pas d’invention humaine ; preuves : l’âge, la condition, la position s’opposent à ce que la Pucelle les ait inventées, ou ait servi d’instrument à un imposteur.
- C’était au rebours des apparences et des prévisions humaines.
- Jeanne n’y aurait ni persévéré, ni réussi.
- Elle n’eût pas gardé sa virginité au milieu des hommes d’armes.
- Preuves que ces révélations venaient des bons anges : les enseignements, les pratiques inculqués à Jeanne sont l’opposé de ceux qu’inculquent les mauvais esprits, spécialement la virginité, si en horreur aux démons, si aimée des anges.
- La réalisation de prédictions humainement impossibles à faire.
- Le calme de Jeanne en faisant ces prophéties.
- Son désintéressement.
- Ces preuves sont comme indubitables.
- Pareille providence était pour le bien des Anglais et des Français.
- Rien d’étonnant que Dieu prophétise par une femme et prophétise les destinées des empires.
- Réponse aux objections.
- La prophétie de prédestination et de commination : application à Jeanne, spécialement à ce qu’elle disait de sa délivrance.
- Cette prophétie preuve frappante de la justesse de l’enseignement catholique.
- Basin complété par ce qu’il dit dans l’Histoire de Charles VII.
- Explication du signe donné au roi.
- Ce que Basin dit des secrets dans son Histoire de Chartes VII.
- II, III, IV, V.
- Réponse à l’accusation tirée du vœu de virginité fait aux apparitions ;
- de ce qu’elle disait être certaine de son salut ;
- de son vêtement, etc.
- VI.
- Les prophètes sont absolument certains de la vérité de leurs prophéties.
- Jeanne certaine.
- Comparaison employée par elle, explication du mot sicut.
- VII.
- La soumission à l’Église ; principal lieu d’embûches des ennemis de Jeanne.
- Orthodoxie de Jeanne.
- Elle refuse légitimement de se soumettre à l’Église de ses interrogateurs.
- Même l’Église véritable n’aurait pas pu commander à Jeanne d’abjurer des révélations ne renfermant rien de contraire à la foi, rien que d’utile et de bon.
- Ce qu’il y avait d’insolite en Jeanne n’est pas sans exemples analogues ; elle ne prétendait pas servir de règle.
- On n’est pas hérétique pour refuser obéissance à son ordinaire.
- Chapitre IV : Élie de Bourdeilles et son mémoire
- I.
- Notice sur Élie de Bourdeilles.
- II.
- Coup d’œil général sur son mémoire.
- III.
- La préface, les divisions.
- Chapitre V : Possibilité des apparitions et des révélations de Jeanne
- I.
- Il n’est nullement impossible que Jeanne ait été visitée, ainsi qu’elle l’a affirmé, par les anges et les saintes.
- Les saints anges, et spécialement saint Michel, coopèrent avec Dieu au gouvernement de l’Église, des diocèses, des royaumes, des personnes.
- Leurs divers services.
- Ils ont apparu souvent, et même aux plus humbles et aux plus petits.
- II.
- Diverses manières dont ils apparaissent.
- Manifestation sensible ; ses divers modes.
- Le démon peut les contrefaire.
- Difficulté de discerner.
- Action sur l’intelligence ; son mode.
- Action sur la volonté et sur le cœur.
- III.
- Excellence du royaume de France.
- Ses malheurs au moment de l’arrivée de Jeanne.
- Le soulagement apporté par Jeanne vient des bons anges, parce que si Dieu punit par les bons et par les mauvais anges, seuls les anges bons sont les ministres de ses miséricordes.
- Chapitre VI : Jeanne a-t-elle eu de réelles apparitions et révélations ?
- I.
- Trois objections.
- II.
- Préambules : en fait de révélations particulières, il est impossible sans une révélation, ou en dehors de la définition de l’Église, d’avoir une certitude absolue ; nous devons croire fermement que toute créature humaine peut en recevoir ; nous devons dans certains cas croire pieusement qu’elles ont eu lieu, et dans ces cas il est blâmable de les condamner et de les réprouver.
- III.
- Témérité de ceux qui ont nié que la Pucelle ait eu des révélations.
- Ce qu’elle a fait, sa persévérance persuadent le contraire.
- Les négateurs devaient prouver leur assertion ; ils ne l’ont pas fait, et vu la vie et la conduite de la Pucelle, ils ne pouvaient pas le faire.
- IV.
- Réponse aux trois objections proposées, spécialement à l’aveu de Jeanne.
- Cet aveu est sans valeur, comme fait par une mineure, comme extorqué, comme révoqué.
- Si Jeanne a péché en faisant cet aveu ? Cauchon incompétent pour le recevoir.
- Il faut croire pieusement que Jeanne a eu de réelles révélations.
- Chapitre VII : La source des révélations de Jeanne
- I.
- Combien les connaissances des anges, soit bons, soit mauvais, sont plus étendues que celles des hommes.
- Les prophètes et les devins.
- Dieu parle quelquefois par des hommes mauvais.
- II.
- Si Jeanne était inspirée par les bons ou les mauvais anges.
- Objections.
- Quatre sources de preuves font croire qu’elle était inspirée par les bons anges.
- III.
- Elle a montré des qualités, une sagesse qui accusent un principe supérieur.
- Cette sagesse venait d’en haut, parce qu’elle était désintéressée, accompagnée de pureté, d’une humilité vraie, reposant sur ses vrais fondements : dépendance de Dieu, basse idée de soi-même, amour des biens surnaturels.
- Cette sagesse accompagnée de vertus divines qui brillent dans la conduite de Jeanne.
- Renom de sainteté de Jeanne.
- La pureté de sa foi.
- Son éloignement du péché.
- Sa résistance aux assauts du vice.
- Sa pratique des saintes œuvres : de la confession, elle se confessait bien ; de la communion, elle en retirait les fruits.
- Témoignage qui lui a été rendu à Poitiers.
- IV.
- Les personnages qui apparaissaient étaient bons ; lumière, respect qu’ils inspiraient ; leurs bons conseils, spécialement de virginité.
- Ils n’ont jamais poussé Jeanne au mal.
- V.
- Les apparitions bonnes : désirs du ciel qu’elles laissaient ; elles ne redoutaient pas le signe de la croix.
- VI.
- Jeanne ne s’est rien proposé que de bon.
- Vertus des rois de France.
- Plus que les rois de Juda, ils ont eu celles des bons rois.
- Éloge de Clovis, de Charlemagne surtout, même de Childebert et de Dagobert.
- Responsabilité des rois.
- Éloge de Robert, mais par dessus tout de saint Louis.
- Dieu n’a pas pu permettre que leurs successeurs fussent le jouet d’une devineresse, alors surtout que Charles avait en horreur tout péché.
- VII.
- Jeanne justifiée d’avoir porté le vêtement viril, d’avoir fait la guerre, non atteinte par l’excommunication du canon si qua mulier.
- Chapitre VIII : Les autres inculpations portées contre Jeanne
- I.
- La question des révélations, solution de l’histoire de Jeanne.
- II.
- Jeanne n’a été ni une pernicieuse séductrice, ni une présomptueuse.
- Elle n’a pas cru légèrement.
- Contradiction de ses accusateurs.
- Elle n’a été ni superstitieuse, ni devineresse, ni blasphématrice, ni contemptrice de la loi de Dieu et des saints canons.
- Ce qu’est la sédition ; Jeanne n’en fut pas coupable.
- Combien éloignée d’être cruelle ou apostate.
- III.
- Elle n’a pas été non plus schismatique, ou coupable d’erreur dans la foi, de délits multiples contre Dieu et son Église ; elle n’a été ni pertinace, ni obstinée, ni refusant de se soumettre au pape.
- Le pouvoir du Pape d’après Bourdeilles ; Jeanne lui a été soumise.
- Elle était exempte de toute excommunication.
- Il n’y a pas en elle ombre d’hérésie.
- Effets de son appel au pape.
- IV.
- Conclusion de Bourdeilles.
- Chapitre IX : Martin Berruyer et son mémoire
- I.
- Notice sur Berruyer.
- II.
- Observations générales sur son mémoire.
- III.
- Règle à garder dans tout bon procès.
- IV.
- Énumération de quelques défauts de forme.
- V.
- Le but poursuivi était de diffamer le roi et le royaume.
- VI.
- Divisions du mémoire de Berruyer.
- Chapitre X : Jeanne, dans ce qu’elle disait être de sa mission, était conduite par un esprit surhumain
- Introduction
- Sept preuves de l’assertion.
- I.
- Avoir conçu pareil dessein.
- II.
- Y avoir persévéré.
- III.
- Avoir surmonté les difficultés de son long voyage.
- IV.
- Avoir obtenu l’assentiment du roi, de son conseil, des docteurs, des hommes d’armes, le concours spontané du parti national.
- V.
- Son habileté dans l’art militaire ; l’effroi inspiré aux ennemis, le courage inspiré aux siens.
- VI.
- Ses prophéties.
- VII.
- L’inspiration dont témoignent ses réponses à Rouen.
- Chapitre XI : Jeanne, dans sa mission, était conduite, non par l’esprit du mal, mais par l’esprit de Dieu : les esprits qui lui apparaissaient étaient bons
- I.
- Ce n’est que par des preuves a posteriori que l’on peut connaître quels esprits animaient Jeanne.
- Onze sources de preuves établissent qu’ils étaient bons.
- II.
- L’âge de Jeanne, la sainteté de sa vie avant et après les apparitions ; la manière dont elle les recevait.
- III.
- La convenance des personnages qui apparaissaient : des vierges à une vierge ; saint Michel venant pour délivrer un royaume qui lui est spécialement confié.
- Raison de ces convenances.
- Les anges apparaissent aux petits.
- Apparition d’Onias et de Jérémie à Judas Maccabée.
- IV.
- Le mode de ces apparitions : lumière, accent : effroi d’abord, joie ensuite.
- V.
- Les enseignements donnés excellents ; le contraire de ceux des démons.
- VI.
- La raison de ces apparitions.
- Miséricorde envers la malheureuse France ; tableau de sa désolation.
- Les démons qui avaient causé ces malheurs n’auraient pu les alléger.
- Jeanne combattait pour la justice.
- VII.
- Elle l’a fait très pieusement ; a converti les siens, fait aux ennemis les sommations prescrites ; les a poursuivis sans mauvais motifs.
- Les démons sont ennemis de la justice.
- VIII.
- Ce n’est pas une devineresse qui a délivré un roi n’espérant qu’en Dieu, un royaume qui a eu tant de rois bons chrétiens.
- IX.
- Les prophéties de Jeanne et les secrets.
- X.
- Depuis l’arrivée de Jeanne les événements ont prospéré pour la France ; récente et merveilleuse conquête de la Normandie et de l’Aquitaine.
- XI.
- La mission de Jeanne est pour la salutaire humiliation des Anglais et des Français. La Pucelle l’a proclamé.
- XII.
- Le démon fait mal finir ses sectateurs ; rien de plus édifiant, de plus pieux que la mort de Jeanne.
- XIII.
- Omission du chapitre suivant de Berruyer.
- Chapitre XII : De quelques difficultés faites, ou que l’on pourrait faire contre Jeanne la Pucelle
- I.
- La grande mission de Jeanne explique la multitude des apparitions dont elle a été favorisée ; elles n’étaient pas toujours corporelles.
- II.
- Double raison qui justifie l’affirmation qu’elle croyait à la bonté de ses voix comme à la Rédemption.
- III.
- Le saut de la tour de Beaurevoir ne prouve pas plus contre ses révélations que le reniement de saint Pierre contre celles de l’apôtre.
- Excuse de ce péché.
- IV.
- Elle a pu comme d’autres âmes recevoir révélation de son salut.
- Raison de cette assurance.
- V.
- Explication de plusieurs de ses paroles, spécialement de celles qui regardaient sa délivrance, sa prédestination.
- VI.
- Nouveaux éclaircissements sur le costume masculin.
- VII.
- Plus ample explication sur la soumission à l’Église.
- Pourquoi devait-elle dire qu’aucun homme vivant ne lui ferait révoquer ses révélations ?
- VIII.
- Combien injuste l’abjuration imposée à Jeanne, et l’accusation de rechute.
- Ce qui excuse Jeanne, si elle a péché.
- Rapprochement avec le reniement de saint Pierre.
- IX.
- Réponse à l’objection qu’elle n’a pas délivré le duc d’Orléans, qu’en sa compagnie les Français n’ont pas fait pour la Chrétienté le plus merveilleux des exploits, ainsi qu’elle l’avait annoncé.
- Chapitre XIII : Conclusion de tout ce qui précède
- I.
- Combien il a été téméraire, inique, de prononcer que Jeanne n’a pas eu de révélations, ou qu’elles venaient des démons.
- II.
- L’iniquité de la sentence qui l’a condamnée comme relapse et hérétique.
- Combien il a été barbare et impie de la livrer au bras séculier, de la brûler sans jugement.
- III.
- Tout considéré, on doit juger que, dans ses réponses à Rouen, ce n’était pas elle qui parlait ; mais le Saint-Esprit qui parlait par sa bouche.
- IV.
- Protestation de Berruyer.
- Chapitre XIV : Jean Bochard, dit de Vaucelles. Son mémoire.
- I.
- Notice sur Jean Bochard.
- Il a fait proscrire la doctrine des nominaux et justement.
- II.
- Occasion de son écrit sur Jeanne.
- But de l’auteur.
- Divisions de son mémoire.
- III.
- Résumé des inculpations.
- IV.
- Raisons multiples qui persuadent que Jeanne a été favorisée de révélations divines.
- V.
- Très grande vraisemblance des apparitions de saint Michel, protecteur spécial de la France.
- Il a merveilleusement gardé le mont Saint-Michel durant l’invasion.
- Probabilités en faveur de sainte Catherine et de sainte Marguerite.
- VI.
- Jeanne pleinement justifiée d’avoir porté le costume viril ; d’avoir quitté ses parents sans leur congé.
- VII.
- Elle refusait avec raison d’abjurer ce dont elle avait la pleine certitude et que les autres ignoraient.
- Elle s’est soumise au Concile et au pape.
- VIII.
- Injustement accusée d’être relapse et hérétique.
- Pas même lieu à accusation.
- IX.
- Principaux vices de forme.
- X.
- Conclusion.
- Chapitre I : Thomas Basin et son mémoire sur la Pucelle
- Livre V : Récapitulation du Grand-Inquisiteur, Jean Bréhal
- Introduction : Pourquoi et dans quelles circonstances elle a été composée ? L’introduction et les divisions.
- Première partie : Le fond du procès
- Chapitre I : Des visions et des apparitions dont Jeanne s’est donnée comme favorisée
- Introduction
- Position de la question.
- Quatre ordres de considérations.
- I.
- Temps.
- Convenances de l’âge où Jeanne a reçu ses premières révélations ; des heures où elle les recevait le plus souvent, de l’époque où elle a été suscitée.
- L’année prophétisée.
- II.
- Lieu.
- Endroits des apparitions indifférents.
- Pays prophétisé.
- III.
- Manière.
- Trois manières dont les esprits se manifestent.
- C’est très justement que Jeanne n’a parlé que du visage des apparitions corporelles.
- Rien d’étonnant dans les couronnes qu’elles portaient, la familiarité dont elles usaient envers elle. Ce sont de bons signes que la lumière qui les entourait, le côté droit où elles se sont manifestées pour la première fois, le temps qu’il lui a fallu pour les discerner.
- Ce n’est pas une objection qu’elles l’aient saluée, dirigée, se soient nommées.
- La clarté de leur voix, de leur langage, leur parler français, autant de signes bons.
- Comment et en quel sens les anges sont dits parler ?
- IV.
- L’effroi d’abord, le réconfort ensuite, une immense joie à la fin, autant d’effets de la présence des bons anges.
- Explication théologique.
- Le contraire pour les esprits mauvais.
- Explications ultérieures. L’intervention de saint Michel très convenable à la fin de la mission de Jeanne.
- Il est le protecteur spécial de la France.
- Son sanctuaire du Mont-Tombe miraculeusement préservé de la domination étrangère.
- Chapitre II : Des nombreuses révélations et consolations que Jeanne disait avoir reçues des esprits qui lui apparaissaient
- I.
- Toute vision n’est pas suivie de révélations.
- Dieu, auteur des révélations, les communique par les anges qui agissent sur l’intelligence de celui qui les reçoit.
- Les démons ont ce pouvoir ; mais ils n’en usent jamais que pour tromper, ou pour corrompre.
- Dieu se sert parfois des méchants pour faire des révélations ; cependant il ne fait des communications suivies qu’aux âmes saintes, dont la vie recommande les enseignements reçus.
- Les révélations ont pour objet ordinairement l’utilité des autres, parfois aussi le bien de celui qui les reçoit.
- II.
- Jeanne par sa condition, sa pureté, son humilité, était fort propre à recevoir des communications divines. Elle en a reçu pour elle-même, et la sainteté de ces avertissements prouve leur divine origine
- Elle en a reçu pour un bien fort étendu.
- Dieu, qui pour d’excellentes raisons maintient toujours le don de prophéties dans son Église, lui a fait des révélations dont la fin était de relever la France.
- L’étendue d’un pareil bien en fait connaître l’origine divine.
- III.
- Les prophètes sont absolument certains de l’origine divine de leurs révélations.
- Chapitre III : On a vu Jeanne prédire des futurs contingents
- I.
- La nature des événements à venir qui sont l’objet de la prophétie.
- Quoique Dieu les révèle par l’intermédiaire des anges, les prophètes sont dits les tenir de Dieu.
- Les anges font parfois des révélations aux démons ; ceux-ci les communiquent aux devins pour accréditer le faux par le vrai ; d’où difficulté de discerner le vrai du faux prophète.
- II.
- Quatre règles pour cela.
- Rien que de vrai, dans le sens en vue par le Saint-Esprit, dans les paroles du vrai prophète ; le faux mêlé au vrai dans le faux prophète.
- Prophétie de prédestination et de commination.
- Le vrai prophète corrige les fausses interprétations ; le faux ne le fait pas.
- Le vrai prophète n’annonce que des choses utiles et bonnes ; le faux y mêle des paroles mauvaises ou vaines.
- S’il y a dérogation aux lois ordinaires de la nature, le vrai prophète en est instruit.
- Du sens intérieur des prophètes.
- III.
- Diverses grandes prophéties de Jeanne.
- Réponse à l’objection tirée de la délivrance du duc d’Orléans annoncée par elle ; de sa propre délivrance.
- IV.
- Triple état dans lequel peut se trouver le prophète ; moyen de solution pour les difficultés qu’on pourrait faire.
- V.
- Combien elle a été injustement condamnée comme devineresse, etc.
- Chapitre IV : Jeanne a souvent rendu hommage aux esprits qui lui apparaissaient et lui parlaient
- I.
- Les divers actes de Jeanne vis-à-vis des apparitions.
- II.
- Le culte des saints.
- Rien de superstitieux dans les hommages de Jeanne.
- Sa piété enfantine manifestée autour de l’arbre des fées.
- Horreur de Jeanne pour tout ce qui touchait au sortilège.
- Pas ombre à inculpation dans ses pratiques.
- Se fût-elle matériellement trompée, elle était, par le cœur, exempte de toute erreur et protégée par le droit.
- III.
- Piété des trois demandes qu’elle adressait aux esprits.
- Scrupuleuse orthodoxie de sa prière,
- De son vœu de virginité.
- Impiété de ses accusateurs qui la lapidaient pour ses bonnes œuvres.
- Chapitre V : Jeanne s’est dérobée à son père et à sa mère sans leur congé
- I.
- L’obéissance aux parents subordonnée à l’obéissance due à Dieu.
- Sage conduite de la Pucelle.
- Rapprochement avec Judith.
- Belles réponses de Jeanne.
- Chapitre VI : Jeanne a longtemps porté des vêtements d’homme ; elle s’est coupé les cheveux ; les armes à la main, elle s’est jetée dans les batailles
- I.
- La bonté morale des actes dépend grandement des circonstances et surtout de la fin. Ce qu’autorisait l’état désespéré de la France.
- Le costume viril de Jeanne, protection pour sa vertu et pour la vertu des autres.
- Jeanne nullement obligée par le canon si qua mulier, ni par le précepte du Deutéronome.
- Exemptée par l’inspiration de toute loi contraire.
- II.
- Pouvait se couper les cheveux.
- Nombreux exemples.
- Violentes injustices de ses accusateurs.
- Calomniateurs quand ils disent qu’elle renonçait à la communion plutôt qu’à son costume.
- III.
- Vie guerrière, cause réelle de sa condamnation.
- Résistance avant de s’y engager.
- S’y est montrée pleine d’humanité.
- Non interdite aux femmes.
- Beau tableau de la carrière guerrière de Jeanne.
- IV.
- La vierge guerrière prédite par Bède, par Montalcin, par Merlin.
- Explication de sa prophétie.
- Autre prophétie expliquée.
- Signalement partiel de Jeanne.
- Réflexions de Bréhal.
- Chapitre VII : Des paroles de témérité et de jactance, périlleuses dans la foi, relevées dans la Pucelle
- I.
- C’est justement que Jeanne croyait à ses révélations aussi fermement qu’au mystère de la Rédemption.
- Une preuve de son inspiration tirée de sa promptitude et de son courage à exécuter les ordres reçus. Sa mission ne finissait pas à Reims.
- Son courage aussi admirable que son don de prophétie.
- Le mot sicut, comme, ne signifie pas identité. Autre preuve donnée par Jeanne.
- II.
- Jeanne certaine de son salut par l’assurance des esprits, par la certitude de l’espérance.
- Explication péremptoire.
- III.
- Son souhait à propos du Bourguignon de Domrémy expliqué et justifié.
- IV.
- Très belle explication de ses réponses sur le signe donné au roi ; combien ces réponses étaient licites, ingénieuses et sages.
- Bréhal savait sur la nature des secrets plus qu’il n’en dit.
- V.
- L’orthodoxie et la piété respirent dans les réponses de Jeanne aux questions faites sur ses péchés.
- VI.
- Nombreuses et belles explications de ces mots de Jeanne : Pour sauver ma vie, je me suis damnée.
- Ce qui dans la prétendue rétractation l’excuse en tout ou en partie.
- Belles remarques sur la prophétie.
- Chapitre VIII : Des visions et des apparitions dont Jeanne s’est donnée comme favorisée
- Introduction
- La soumission à l’Église, point où les adversaires avaient dressé leurs embuscades.
- I.
- Ce que les simples sont obligés de croire.
- II.
- Les révélations de Jeanne n’étaient pas du domaine de la foi.
- III.
- Celui qui a reçu de Dieu une révélation ne doit la soumettre à personne, s’il est certain de la révélation reçue.
- Orthodoxie des paroles de Jeanne sur ce point.
- Elle avait été approuvée à Poitiers.
- IV.
- Amphibologie du mot Église : expliqué par choses plus obscures encore.
- La question posée était dure, contre le style de l’inquisition, superflue.
- V.
- La simplicité de la jeune fille l’aurait excusée, si besoin eut été.
- Elle entend d’abord par le mot Église l’édifice matériel.
- Orthodoxie et piété de ce qu’elle dit de l’unité de l’Église.
- Quoiqu’on ait essayé de l’égarer, ses réponses sont aussi exactes que pieuses.
- Appel au pape.
- VI.
- Jeanne pure de toute erreur, et soumise.
- Ses adversaires se disent l’Église, et usurpent sur les fonctions du pape.
- Cauchon et ses complices coupables d’attentat contre le Saint-Siège, et même d’hérésie.
- Chapitre IX : Après son abjuration, Jeanne a repris son vêtement d’homme, adhéré à ses révélation, deux choses auxquelles elle avait renoncé
- I.
- L’ordre de Dieu, la pudeur, la nécessité, autorisaient Jeanne à reprendre le costume viril.
- De la manière dont elle s’est excusée sur ce point.
- II.
- Elle n’avait jamais entendu révoquer ses révélations, et avait agi en tout cela par ignorance, par violence et par crainte.
- III.
- La prétendue abjuration de la prison.
- Les actes ne disent pas qu’elle ait abjuré.
- Ces actes sont de nulle valeur.
- On apprenait à Jeanne qu’elle allait être brûlée.
- Elle a pu ressentir un trouble que Notre Seigneur a voulu éprouver. Elle a été soumise à de telles obsessions que l’homme le plus ferme aurait eu peine à résister.
- IV.
- Jeanne a été délivrée de la prison du corps par le martyre et par grande victoire.
- Tableau de sa ravissante mort.
- La fin a répondu au commencement.
- Ainsi ne meurent pas ceux que le démon a trompés une fois.
- Chapitre I : Des visions et des apparitions dont Jeanne s’est donnée comme favorisée
- Seconde partie : La forme du procès
- Chapitre I : Incompétence des juges, surtout de l’évêque de Beauvais
- I.
- Le juge est la justice vivante.
- Ses qualités.
- Nécessité de la compétence.
- II.
- Cauchon était incompétent : parce qu’il jugeait une personne qui ne lui était pas soumise, qu’il jugeait sans raison suffisante, en dehors du territoire de sa juridiction, une personne autorisée par ceux dont il n’était pas le supérieur.
- III.
- Il prononçait sur une matière réservée à Dieu lui-même.
- Chapitre II : Passion et partialité de l’évêque jugeur. Sa barbarie.
- I.
- Dix-sept preuves de la passion haineuse de l’évêque.
- II.
- Vingt-huit arguments de sa barbarie.
- (Détails historiques pleins d’un douloureux intérêt.)
- III.
- Combien pareilles dispositions sont abominables dans pareil juge.
- Combien contraires à l’esprit de l’Inquisition.
- Ce qui met le comble à l’odieux, ce sont les protestations de piété et de zèle, dont Cauchon essaie de les couvrir.
- Chapitre III : La prison et les gardes
- I.
- Les prisons assignées à Jeanne réprouvées par la loi civile, par la nature de la cause, par la loi ecclésiastique.
- Plus réprouvés encore les traitements que la prisonnière y a subis.
- Par suite nullité de ses aveux.
- II.
- Les gardes étaient le contraire de ce que demande le droit canon.
- L’on ne les a pas soumis aux prescriptions canoniques.
- Leurs excès connus de l’évêque qui n’y a pas remédié.
- Chapitre IV : Récusation du juge ; appel au pape suffisamment exprimé
- I.
- Tous les motifs qui peuvent faire récuser un juge réunis dans Cauchon, et Jeanne l’a plusieurs fois récusé.
- II.
- Elle est censée en avoir appelé au pape, même quand elle n’a pas employé le mot appel.
- Beau rapprochement avec saint Paul devant Festus.
- Fausse application de lois et canons qui interdisent l’appel pour cause d’hérésie.
- Ses réponses ne préjudicient pas à son appel.
- Chapitre V : Le sous-inquisiteur, ses échappatoires, son intimidation
- I.
- Comment le Sous-Inquisiteur intervient tardivement dans le procès.
- Nullité de la ratification des actes accomplis avant son accession.
- Il n’a accédé et n’a coopéré que par crainte ; ce qui annule la sentence.
- Chapitre VI : Fausseté et altération dans la composition des articles
- I.
- Les vices nombreux et substantiels de la rédaction des XII articles.
- Vices de chacun d’eux, notamment du premier.
- Le rédacteur coupable de faux.
- II.
- Cela suffit pour annuler le procès.
- La rédaction matériellement considérée très défectueuse, fastidieuse, ridicule.
- Chapitre VII : Nature de l’abjuration imposée à Jeanne
- I.
- Dans quel cas le droit prescrit une abjuration.
- Il n’y avait pas ombre de raison pour l’imposer à Jeanne.
- Son excellent renom, excepté parmi les Anglais ses mortels ennemis.
- Nullité des dires de ces derniers.
- Il n’y avait pas même lieu à une justification.
- II.
- Cette abjuration est nulle comme non comprise.
- L’assertion de Jeanne justifiée par les circonstances.
- Comme violemment arrachée.
- Comme extorquée par la crainte.
- Elle est annulée par la protestation anticipée que Jeanne avait faite, et dont l’effet durait encore.
- Elle n’est pas seulement nulle ; elle est une iniquité à la charge de ceux qui l’ont imposée.
- Chapitre VIII : La prétendue rechute alléguée contre Jeanne
- I.
- Loin qu’il y ait rechute dans l’hérésie, un miracle seul explique l’orthodoxie dont Jeanne d’Arc a fait constamment preuve. Inanité de l’objection tirée de l’abjuration.
- II.
- Il faut être atteint de délire pour voir une rechute dans l’hérésie, dans la reprise du vêtement viril, vu les circonstances où elle a eu lieu. Jeanne ne croyait pas sa mission terminée. Adhérer à ses révélations, si solides, si splendides, si saintes, était acte de piété et de religion de la part de Jeanne.
- Chapitre IX : Les interrogateurs et les questions difficiles posées à Jeanne
- I.
- Manière inhumaine, inique, dont se faisaient les interrogations.
- II.
- Exemples de questions trop relevées posées à la Pucelle.
- Combien tout cela est contraire à toute raison et aux prescriptions de l’Église.
- III.
- Exemples de questions équivoques et captieuses.
- Indignité de tel procédé ; combien interdit par les canons.
- IV.
- Exemples de questions étrangères à la cause.
- Combien cela est interdit par les canons, et propre à rendre odieuse la Sainte Inquisition. Honneur à la Pucelle qui les a déroutés sur le signe donné au roi.
- Chapitre X : Défenseurs, exhortateurs, assesseurs et prêcheurs
- I.
- Défenseurs refusés à Jeanne qui les demandait ; à laquelle les lois ordonnaient de les donner sans que l’on puisse alléguer le droit canon qui ne les refuse qu’aux hérétiques convaincus. Personne n’eût osé lui donner conseil. On ne laissait arriver auprès d’elle que de perfides séducteurs.
- II.
- Exhortations : elles étaient fallacieuses et perfides, basées sur les XII articles, sur cette équivoque qu’ils étaient l’Église, conçues en termes de parade, inintelligibles pour Jeanne, trop longues, ne permettant à Jeanne de répondre qu’à la fin de ces tirades tragiques.
- III.
- Les assesseurs par leur grand nombre rappellent les philosophes appelés par Maxence pour confondre sainte Catherine. On voulait accabler l’accusée par le nombre. Appelés de loin, voués la plupart au parti anglais. Sans droiture et sans justice, comme le démontrent leurs réponses aux appels faits par l’accusée à leur autorité.
- IV.
- Les deux prédicateurs. Ils se sont basés sur les XII articles. L’un d’eux appelé publiquement par Jeanne faux prêcheur. L’insolence de celui qui dans une circonstance si solennelle a osé insulter publiquement le royaume et le roi de France. Ce fut une éclatante profanation du premier des ministères ecclésiastiques.
- Chapitre XI : Les qualificateurs et les qualifications prononcées sur les principaux chefs de la cause
- Introduction
- La frauduleuse rédaction des XII articles n’empêche pas que les réponses des consultateurs ne soient fort indignes de la cause ; notamment celles des facultés de théologie et de droit.
- On dirait que les docteurs sont en face d’un Arius.
- Deux qualifications seulement des théologiens.
- I.
- Ils prononcent que vu la qualité de la personne les révélations sont, ou impostures, ou révélations diaboliques.
- Est-ce le sexe, la condition qu’ils veulent indiquer ? mais l’Écriture nous montre, et les femmes et les petits, favorisés de révélations ; la vie ? mais c’était toute vertu, et grandes merveilles.
- Ils ne pouvaient pas ignorer ce que proclamait l’univers entier.
- II.
- Témérité de ces docteurs s’arrogeant de juger ce que Dieu s’est réservé.
- III.
- La simplicité de Jeanne, ses prophéties, sa persévérance, sa fermeté inébranlable, s’opposent à ce que ses révélations soient une imposture.
- IV.
- Ils inclinent à y voir superstitions sataniques. Dans leur perversité, ils donnent le nom des démons inspirateurs de Jeanne.
- Jeanne a été le contraire de ce à quoi portent ces démons.
- V.
- La dureté et la témérité de leurs qualifications sur la soumission à l’Église.
- VI.
- La faculté de droit moins acerbe.
- VII.
- Elle accuse faussement la Pucelle de ne pas admettre l’article credo sanctam ecclesiam catholicam, quand Jeanne ne récuse que l’église de Beauvais.
- VIII.
- Jeanne n’était pas tenue de prouver sa mission, surtout aux Anglais, par le miracle, ou l’écriture.
- Elle en a fait suffisamment.
- IX.
- Fausseté de ce mot : avis doctrinal.
- Le châtiment ne doit atteindre que les coupables.
- Bréhal estime qu’ils doivent être en petit nombre.
- Une supposition qu’il aime à faire.
- Chapitre XII : Qualification de la sentence et conclusion du procès
- I.
- Six raisons qui rendent la sentence nulle, à raison de la forme.
- Quelques remarques sur la conclusion du procès.
- Chapitre I : Incompétence des juges, surtout de l’évêque de Beauvais
- Livre VI : La réhabilitation. Juges, Procès, Sentence, Épilogue.
- Chapitre I : La commission apostolique
- I.
- Raisons de ne pas autoriser la révision du premier procès.
- Moyens providentiels.
- Au nom de qui elle devait être demandée.
- II.
- Le rescrit de Calixte III.
- Combien modéré et respectueux de l’autorité épiscopale.
- Comment la réhabilitation doit être attribuée à Calixte III.
- Ses délégués.
- Le rescrit de Calixte III
- III.
- L’archevêque de Reims président de la commission apostolique.
- La Pucelle rattachée au siège de saint Rémy.
- Notice sur Jean Juvénal des Ursins.
- IV.
- Guillaume Chartier.
- Notice.
- Épitaphe sur la tombe de Guillaume Chartier
- V.
- Richard Olivier de Longueil.
- Notice.
- VI.
- Convenance de ces choix.
- Rapport entre les artisans de la condamnation et les ouvriers de la réhabilitation.
- Quel est le meilleur des deux procès ?
- Réfutation de Quicherat.
- Chapitre II : Entrée en fonctions de la commission apostolique
- I.
- Les plaignants se présentent devant les délégués pontificaux dans l’Église Notre-Dame de Paris.
- Réponse de ces derniers.
- Entretien à la sacristie.
- II.
- Le rescrit pontifical solennellement remis, reconnu dans la grande salle de l’évêché.
- Maugier avocat de la famille d’Arc.
- Son discours.
- Rouen indiqué comme lieu du procès.
- Bréhal adjoint aux trois délégués.
- Les demandeurs choisissent leurs procureurs.
- Prévoteau.
- Chapitre III : Coup d’œil sur la procédure suivie par les délégués apostoliques
- I.
- Citations générales et particulières.
- La mémoire de Cauchon abandonnée par ses héritiers.
- Protestation pour la forme de la cour épiscopale de Beauvais.
- Plaintes des Dominicains de cette ville.
- Silence de la cour d’Angleterre.
- Cédule des héritiers de Cauchon
- II.
- Principaux officiers du procès.
- Le promoteur fait siennes les propositions du procureur de la cause.
- Cent-une assertions ; surtout la dixième.
- L’on s’attache à établir l’innocence de la victime, non à poursuivre les bourreaux.
- III.
- Les actes du premier procès juridiquement remis et reconnus.
- Découverte importante.
- Les corrections des XII articles négligées.
- Embarras de Manchon.
- Les actes posthumes.
- Mouvements des délégués pour se procurer les prétendues lettres de diffamation préalable.
- Chapitre IV : La grande enquête et les derniers actes de la commission
- I.
- Les quatre enquêtes.
- Trois seulement au second procès.
- Les délégués pontificaux ont poussé leurs recherches au-delà de ce qui était requis.
- II.
- Coup d’œil sur l’enquête au lieu d’origine, et la compétence des trente-quatre témoins.
- Questionnaire de l’enquête au lieu d’origine.
- III.
- Coup d’œil sur les témoins de la carrière glorieuse ; combien compétents.
- IV.
- Coup d’œil sur les témoins du martyre ; combien compétents.
- V.
- Derniers travaux de la commission.
- Scrupuleux examen des pièces.
- Chapitre V : La sentence
- I.
- Style propre d’une sentence : les considérants et le jugement.
- II.
- La source de la juridiction des délégués ; objet de la cause ; demandeurs et intimés.
- III.
- Ce qu’ont examiné les juges délégués.
- IV.
- Réprobation des XII articles.
- Incompétence des premiers juges.
- La prétendue abjuration qualifiée.
- Hommages aux auteurs des mémoires et à leurs œuvres.
- V.
- Le jugement : l’œuvre de Cauchon entièrement nulle : et annulée, si besoin était.
- Réparation.
- VI.
- Réparation faite à Rouen, Orléans, etc. Combien insuffisante.
- VII.
- Quelques coupables ont-ils été poursuivis ?
- Chapitre VI : L’histoire de la Pucelle illuminée par les mémoires théologiques
- I.
- La vie de Domrémy n’est nullement obscure.
- Combien il est important de dire à quel âge Jeanne a eu ses premières révélations, et la manière dont elle les recevait.
- Qu’il faut lui rendre son surnom.
- II.
- L’idée culminante de la mission de Jeanne.
- Les secrets.
- L’examen de Poitiers.
- III.
- La mission ne finissait pas à Reims.
- IV.
- Jeanne prophétesse.
- La prophétie de son martyre.
- V.
- Le rôle des Anglais et de l’Université dans le martyre. Combien il est inique de l’attribuer à l’Église.
- VI.
- Fausse admiration de la libre-pensée pour la Pucelle ; son accord avec Cauchon.
- VII.
- Les explications allégoriques sur le signe donné au roi.
- VIII.
- Combien il est intolérable d’affirmer que Jeanne s’est rétractée.
- IX.
- Qu’elle est relapse.
- X.
- Que le brigandage juridique de Cauchon peut être comparé au procès de réhabilitation.
- XI.
- Les injustes préventions de Quicherat contre le procès de réhabilitation. Gratitude qu’il mérite cependant.
- XII.
- À qui surtout est due la reconnaissance.
- Chapitre VII : Aperçu rapide sur la Pucelle à travers les âges et surtout de nos jours
- Introduction
- La manifestation des saints est providentielle.
- Jeanne non cachée, mais à demi voilée.
- I.
- L’école catholique a toujours soutenu la mission divine de Jeanne.
- Pie II, saint Antonin, la fête du 8 mai, quelques martyrologes français, un discours du 8 mai 1672.
- L’école catholique a toujours défendu Jeanne contre d’ignobles attaques.
- La croyance intime.
- II.
- Cependant la canonisation n’a jamais été demandée à Rome.
- Pourquoi ? Jeanne à moitié voilée.
- III.
- De quels moyens Dieu s’est servi pour écarter les ombres ?
- L’érudition, l’histoire, la théologie, Mgr Pie, Mgr Freppel, Mgr Dupanloup, Mgr Coullié, tout l’épiscopat des deux mondes.
- Universités.
- Ordres religieux.
- Le peuple chrétien.
- IV.
- Raisons providentielles de ce mouvement.
- Protestation contre l’erreur capitale du temps, répandue dans l’univers.
- Protestation pleine de charmes, attrayante pour les ennemis eux-mêmes, impuissants à la maudire.
- L’incomparable victoire qu’il est permis d’en attendre.
- Chapitre I : La commission apostolique
- Livre VII : Pièces justificatives