Tome IV : La Vierge-Guerrière
La Vraie Jeanne d’Arc, t. IV La Vierge-Guerrière
(1898)
D’après ses aveux, les témoins oculaires, la Chrétienté, les poètes du temps, les registres publics et la libre-pensée.
C’est une extatique chevaleresque, une contemplative guerrière.
le cardinal Pie.
Dédicace
IHS
À la vierge des vierges, mère du Seigneur de Jeanne et du nôtre
À l’honneur des grandes chrétiennes qui ont sanctifié la terre de France, depuis les femmes de l’Évangile envoyées aux côtes de Provence1 jusqu’à ces bataillons de vierges, d’épouses et de mères chrétiennes, vraies sœurs de Jeanne la Pucelle, qui en sont aujourd’hui la gloire la plus pure et la meilleure espérance.
L’auteur,
Jean-Baptiste-Joseph Ayroles,
de la Compagnie de Jésus.
En la fête de l’Annonciation de Notre-Dame, le 25 mars 1898.
Bref de sa sainteté Léon XIII
[Reproduction de la traduction au tome 3.]
Superiorum Licentia
Cum opus cui titulus est : La Vraie Jeanne d’Arc, IV : La Vierge-Guerrière, a P. Joanne-Baptista-Joseph Ayroles nostræ societatis sacerdote compositum aliqui ejusdem societatis, quibus id commissum fuit, recognoverint et in lucem edi posse probaverint, facultatem concedimus ut typis mandetur, si ita iis ad quos pertinet, videbitur.
In quorum fidem has litteras manu nostra subscriptas, et officii nostri sigillo munitas dedimus.
Tolosæ, die 22a mensis Novembris anni 1897.
Sigilli locus.
A. Carrère, S. J.
Autorisation des supérieurs
L’ouvrage intitulé : La Vraie Jeanne d’Arc, IV : La Vierge-Guerrière, composé par le père Jean-Baptiste-Joseph Ayroles, prêtre de notre compagnie, ayant été examiné par des membres de cette même compagnie commis à cet effet, a été approuvé pour publication. Aussi en permettons-nous l’impression, pourvu qu’elle soit autorisée par ceux à qui ce droit appartient.
En foi de quoi nous avons délivré cette attestation, signée de notre main et munie du sceau de notre office.
Donné à Toulouse, le 22 novembre 1897.
Emplacement du sceau.
Adrien Carrère, S. J.
Imprimatur
Parisiis, die 23a Martii 1898 ✝ Franciscus card. Richard, Arch. Parisiensis.
À Paris, le 23 mars 1898 ✝ cardinal François Richard, archevêque de Paris.
L’auteur professe la plus entière soumission à tous les décrets du Siège apostolique, et spécialement d’Urbain VIII.
Liste des souscripteurs
- S. G. Mgr Gouthe-Soulard, archevêque d’Aix.
- Mgr Cazet, Vicaire apostolique de Madagascar.
- S. G. Mgr Foucault, évêque de Saint-Dié.
- S. G. Mgr Gustave de Pélacot, évêque de Troyes.
- S. G. Mgr Touchet, évêque d’Orléans.
- Sœur M. T. Agnès de Jésus, prieure des Carmélites, à Orléans.
- M. l’abbé Albe, au petit séminaire, à Montfaucon-du-Lot.
- Frère ALBERT, procureur des frères de Ploërmel.
- M. D’ALLAINES, grand vicaire, à Orléans.
- Mile Marie AMIOT-GROUT, à Envermeu.
- M. Frère ANACLÉTIS, directeur du pensionnat Saint-Nicolas, à Issy.
- Frédéric ANDRÉ, professeur à l’École polytechnique, à Montréal (Canada).
- M. l’abbé ARDANT, vicaire général, à Limoges.
- M. P. L. D’ARC, à Libourne.
- Mile Félicie ARÈNE, à Solliès-Pont (Var).
- MM. ASHER et Cie, libraires, à Berlin.
- M. l’abbé R. AUBRY, curé de Blandouet (Mayenne).
- M. AYROLES, receveur en retraite, à Py de Loubressac (Lot).
- M. l’abbé L. AYROLES, curé de Saint-Ursice, à Cahors (Lot).
- M. BABEUR, à Paris.
- M. l’abbé BACKES, à Tours.
- M. l’abbé J.-B. BAILE, aumônier du S.-C., à Montfleury (Isère).
- M. l’abbé BARON, curé de Courbouzon (Jura).
- M. BARTHE, capitaine au 59° de ligne, à Pamiers (Ariège).
- M. BAUDOUX, à Vincennes.
- M. l’abbé BÉDIGIE, curé de Vanault-le-Châtel (Marne).
- M. le comte J. DE LA BÉGASSIÈRE, à Nancy.
- M. l’abbé C. BERJON, curé de Saint-Georges, à Lyon.
- R. P. BERRIAUD, S. J., à Meudon (Seine-et-Oise).
- M. l’abbé BERTHIAULT, à Nantes.
- M. l’abbé BESSON, curé-archiprêtre de la Cathédrale, au Puy (HauteLoire).
- M. Arsène BETTON, curé de Saint-Rémi, à Château-Gonthier (Mayenne).
- M. l’abbé BEYSSAC, missionnaire, à Craponne-sur-Arzon (Haute-Loire).
- M. l’abbé BLANC, curé à Saint-Féliu d’Avail (Pyrénées-Orientales).
- R. P. BLANCHARD, S. J., à Toulouse.
- M. Jules BLIGNY, à Rouen (Seine-Inférieure).
- M. le vicomte DE LA BLOTAIS, château du Plessis (Maine-et-Loire). M. Eug. BODIN, supérieur des Lazaristes, à Loos (Nord).
- M. le chanoine BONHOMME, doyen du chapitre, au Puy.
- M. BONNAFOUS, libraire, à Carcassonne.
- M. l’abbé J. BONNEAU, curé à Fontenay-le-Vicomte (Seine-et-Oise).
- Mme DE BORELY, château de Beaumont-Saint-Julien, banlieue de Marseille.
- Mile M. BORTINO, à Lunéville.
- M. l’abbé BouQUET, à Paris.
- M. l’abbé J.-B. BOUSSION, curé de Payzac (Dordogne).
- M. J. BOUTEYRE, à Lyon.
- R. P. C.-M. BOUTRAIS, prieur de la Chartreuse, à Vedana (Italie).
- R. P. BOWLES, Harrow, Middlesex (Angleterre).
- M. R. DE BOYSSON, à Cénac (Dordogne).
- M. le baron DE BRAUX, à Boucq (Meurthe).
- M. l’abbé J.-B. BRETHES, directeur au grand séminaire, Aire-surl’Adour (Landes).
- M. l’abbé BREUL, chanoine honoraire de la Primatiale de Lyon, à Roanne.
- M. Joseph BRUN, ingénieur, à Soultzmatt (Haute-Alsace).
- M. CACHEUX, libraire, à Rouen.
- M. CALLA, à Paris.
- M. l’abbé CAMBON, professeur en retraite, à Carcassonne.
- M. l’abbé J. CAMINADE DE CASTRES, vicaire, à Bolbec.
- M. A. CAMPAIN, ancien avoué, à Saint-Sauveur Lendelin (Manche).
- M. l’abbé L. CARON, institution libre de Marcq-en-Baroul (Nord).
- R. P. CARUEL, maison Saint-Augustin, à Enghien (Belgique).
- M. l’abbé CASTELLY, à La Teppe (Drôme).
- M. le chanoine CASTÉRA, à Orléans.
- M. DE CATHEU, à Paris.
- M. le comte A. CATTA, à Nantes (Loire-Inférieure).
- M. l’abbé CAUSSANEL, supérieur du grand séminaire, à Meaux.
- Me Philippia CELLE, au Puy.
- M. M. CHAIS, ancien magistrat, à Riez (Basses-Alpes).
- M. Albert CHAMBRON, à Paris.
- M. l’abbé CHAPELIER, curé de Lamarche (Vosges).
- M. Étienne CHAREL, école libre Saint-Joseph, à Sarlat (Dordogne).
- M. le comte Paul CHARPENTIER, à Orléans.
- M. DE CHATENAY, château de Bonneleau (Oise).
- M. l’abbé CHEVELLE, à Portieux (Vosges).
- M. M. CHEVRIER, attaché aux archives des affaires étrangères, à Paris.
- M. J. CHIROSSEL, à Valence (Drôme).
- M. l’abbé CHOQUET, curé doyen, à Nesle (Somme).
- M. J.-E. CHOUSSY, maire de Rongères (Allier).
- M. l’abbé CLAIN, au grand séminaire, à Orléans.
- M. Léon CLUGNET, licencié ès lettres, à Fresnes-les-Rungis (Seine).
- M. Alex. COADON, à Saint-Étienne.
- M. le comte DU COETLOSQUET à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle).
- Ma Sœur COEVOET, à La Neuville, près Amiens (Somme).
- R. P. COLOMBIER, à Paris.
- M. A. DU CORAIL, à Riom (Puy-de-Dôme).
- M. G. DAVID, à Paris.
- M. l’abbé DEBOUT, supérieur de l’institution Saint-Joseph, à Arras.
- MM. DELHOMME et BRIGUET, libraires à Lyon.
- M. Ed. DELSAUD, libraire, à Cahors.
- M. J. DENOYEL, à Aix (Bouches-du-Rhône).
- Mgr DESNOYERS, vicaire général, à Orléans.
- M. A. Desormeaux, capitaine d’artillerie, au Mans (Sarthe).
- M. A. DESPLAGNES, ancien magistrat, à Grenoble (Isère).
- M. l’abbé DETTÉ, supérieur du petit séminaire de N.-D. d’Autrey (Vosges).
- M. le DIRECTEUR de l’œuvre des Bons livres, à Bordeaux.
- Mlle Eudoxie DOMOND, à Allègre (Haute-Loire).
- R. P. DOREAU, prieur de la Chartreuse de Glandier, à Pompadour (Corrèze),
- M. Adrien DUCASSE, à Libourne (Gironde).
- M. Jules DUCASSE, notaire honoraire, à Libourne (Gironde).
- M. DUCRUET, à Lyon.
- M. l’abbé DUHAMEL, chanoine théologal, à Toulouse.
- M. l’abbé DUJARDIN, au grand séminaire, à Cambrai (Nord).
- R. P. A.-M. DUMAINE, procureur de la Chartreuse de N.-D. des Prés, à Neuville-sur-Montreuil (Pas-de-Calais).
- M. E. Clémantin DUMAINE, à Paris.
- M. l’abbé DUMAINE, curé-archiprêtre, à Séez (Orne).
- R. P. DUMORTIER, rédemptoriste, à Dunkerque (Nord).
- M. Léon DUMUYS, attaché à la direction du Musée historique, à Orléans.
- M. P.-J. DUPORT, collège Saint-Joseph de Tivoli, à Bordeaux.
- M. François DURAND, collège de la Providence, à Amiens (Somme).
- M. l’abbé DUREAU, curé, à Saint-Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loir).
- Mme la baronne D’EGKH, à Lyon.
- Mlle Charlotte D’ELBREIL, à Montauban.
- Mme FABVIER, à Dijon.
- R. P. J. FAURE, S. J., à Vals (Haute-Loire).
- Mgr J. FEVRE, protonotaire apostolique, à Riancourt (Haute-Marne).
- M. l’abbé FILLIOL, curé, à Valloire (Savoie).
- Mme Georges FLANDRAY-GELLIBERT, domaine de Charron, près Blaye (Gironde).
- M. l’abbé P.-B. FLORIAN, vicaire général, à Châlons (Haute-Marne).
- M. Louis-Durand DE FONTMAGNE, à Fontmagne (Hérault).
- Mile DE FORBIN D’OPPÈDE, à Aix (Bouches-du-Rhône).
- R. P. FOURNIER, S. J., à Montpellier.
- M. l’abbé FRANÇOIs, aumônier de l’Hôtel-Dieu, à Chartres (Eure-et-Loir).
- M. l’abbé J. FRANÇOIS, curé de Lecey (Haute-Marne).
- R. P. FREYDIER, recteur du collège du Caoussou, à Toulouse.
- R. P. DE FURSAC, S. J. à Nîmes (Gard).
- M. Fr. GAILLARD, à Limoges.
- M. P. GANDY, docteur-médecin, à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).
- M. L. DE GASTEBOIS, à Montauban (Tarn-et-Garonne).
- Frère GAUBERT, directeur du pensionnat Saint-Euverte, à Orléans.
- M. l’abbé GAUTHIER, prêtre retraité, Thouars.
- R. P. GAVILLET, rédemptoriste, à Antony (Seine).
- M. Pierre GAY, institution Saint-Joseph, à Montluçon (Allier).
- M. Tony GENTY, à Caen (Calvados).
- MM. GERBAUD frères, libraires, à Mâcon.
- MM. GÉROLD et Cio, libraires, à Vienne (Autriche).
- M. GIRARDON, à Vincinti (Dròme).
- M. l’abbé GODARD, au collège d’Annonay (Ardèche).
- M. le docteur Goix, à Paris.
- Rev. D. J. Mac GOLDRICK, à Seranton (Pensylvanie).
- R. P. Léonard GORSE, chartreuse de Valbonne (Gard).
- M. l’abbé GROU, curé de Saint-Louis, à Versailles.
- MM. GRUND et MAGUET, libraires, à Paris.
- M. l’abbé J. L. GUENVER, Vicaire, à Lambezellec (Finistère).
- M. Louis GUIBERT, secrétaire général de la Société archéologique et historique du Limousin, à Limoges (Haute-Vienne).
- M. l’abbé P. GUILLE, aumônier des Petites Sœurs des Pauvres, à Lisieux.
- M. Edmond GUIRIMAND, à Grenoble (Isère).
- M. GUIZARD, à Montpellier (Hérault).
- M. DE HALDAT DU LYS, à Nancy.
- Mme E. HÊME, à Thoré (Loir-et-Cher).
- M. l’abbé HÉOMET, grand séminaire, à Orléans.
- M. HERLUISON, libraire, à Orléans.
- M. l’abbé HERTZOG, procureur général de Saint-Sulpice, à Rome.
- M. HOUPERT, libraire, à Metz.
- M. le comte D’INDY, Paris.
- M. JOUD, à Montélimar (Drôme).
- M. KELLER, à Paris.
- Mme la comtesse DE KEROUARTZ, à Guingamp.
- M. A. LACOMBE, au Puy.
- Vicomte DE LAITRE, château de Turly, par Bourges (Cher).
- R. P. LAFONT, S. J., à Montauban.
- M. l’abbé LAFUMA, vicaire général, à Oran (Algérie).
- MM. LAMULLE et POISSON, à Paris.
- M. l’abbé DE LANVERSIN, à Lyon.
- Mme veuve Jules LAPÈNE, à Bordeaux.
- Me DE LA RIBIÈRE, à Riom.
- M. LAURAS, à Rouen.
- Cher frère LAVIGNE, à Paris.
- Mme la comtesse LE BEL DE PENGUILLY, à Ménil-Guillaume, Lisieux (Calvados).
- M. l’abbé LEBŒUF, curé, à Saâcy-sur-Marne (Seine-et-Marne).
- R. P. LECLERC, S. J., à Paris.
- R. P. Éloi LECOMTE, prieur de la Chartreuse de Portes (Ain).
- M. LEGUICHEUX, libraire, au Mans.
- Mile Louise LEMAITRE, à Châlons-sur-Marne.
- M. Amédée LE MENANT DES CHESNAIS, à Saint-Médard-sur-Ille (Ille-et-Vilaine).
- M. Ch. LE MOIGNE, à Quimper (Finistère)
- M. LÉPARGNEUR, libraire, à Reims.
- MM. F. H. LE ROUX et Cie, libraires, à Strasbourg.
- Mme veuve LEROY, libraire, à Lassey.
- Sœur Marie-Alphonse LESCURE, supérieure de la Visitation, à SaintCéré (Lot).
- M. LESSERTEUR, à Paris.
- M. DE LESTELLEY, avocat, à Grenoble.
- M. Antoine LESTHEVENON, à Lyon-Fourvière.
- Mme veuve LEULLIER, libraire, à Paris.
- M. l’abbé Th. LEWDEN, vicaire, à Saint-André-de-Cubzac.
- Frère LIACIM, procureur général des Frères des Écoles chrétiennes, à Paris.
- M. le vicomte DE LICHY, château de la Lande (Allier).
- M. Pierre LOMBARD, au Petit-Séminaire, à Évreux.
- R. P. LONGHAYE, S. J., à Cantorbéry (Angleterre).
- R. P. Dom Louis DE GONZAGUE, monastère de N.-D. de la Trappe, à Staouëli (Algérie).
- M. l’abbé Yves-Marie LUCAS, recteur de Saint-Michel-en-Grève (Côtesdu-Nord).
- M. LUZERAY, libraire, à Orléans.
- M. l’abbé MACQUET, missionnaire apostolique, chanoine honoraire d’Amiens, à Abbeville (Somme).
- M. J.-B. MAINSARD, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).
- Mgr MANUEL, chanoine d’honneur de Lorette, à La Chapelle-en-Serval (Oise).
- R. P. MARCELLIN, S. M., externat Saint-Joseph, à Toulon.
- Sœur Marie GONZAGUE, à Paris.
- R. P. MATIGNON, S. J., à Paris.
- M. l’abbé S. MAUDHUIT, curé, à Saint-Dyé-sur-Loire (Loir-et-Cher).
- R. P. Jacques MAYAUD, à la Grande-Chartreuse (Isère).
- Frère MÉDÉRIC, procureur général des Frères de Saint-Gabriel, à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée).
- Sœur M. J. MELIN, supérieure de la Sainte Famille du S.-C., à SaintDenis (Seine).
- M. MEOUT, supérieur du grand séminaire, à Cahors (Lot).
- Me Anna MÉRAY, à Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or).
- R. P. MESNAGE, des Pères Blancs, à Maison Carrée (Algérie).
- M. DE MÉVOLHON, à Nevers (Nièvre).
- M. l’abbé MICHET, curé doyen, à Saissac (Aude).
- Missions étrangères, à Paris.
- M. Julien MONNET, notaire, à La Clayette (Saône-et-Loire).
- M. A. MONTEIL, supérieur des missionnaires, à Roc-Amadour (Lot).
- M. Claude DE MONTI DE REZÉ, château du Fief Milon, à Le Boupère (Vendée).
- M. l’abbé Guillaume MORIN, professeur au petit séminaire de Plouguernevel (Côtes-du-Nord).
- M. Léon MOUGENOT, consul honoraire d’Espagne, à Nancy.
- M. MOUREAUX, professeur au petit séminaire de Consolation, près Fuans (Doubs).
- R. P. NEGRE, S. J., à Rodez.
- R. P. NOURRIT, S. J., à Paris.
- M. l’abbé PALLISER, chanoine secrétaire de l’évèché, à Oran (Algérie).
- R. P. Palmace A. EHRHARD, à Paris.
- M. l’abbé R. F. PAPIN, curé, à Rillé (Indre-et-Loire).
- M. le Chanoine PARAZOLS, à Narbonne.
- M. l’abbé Th. PASTEUR, curé doyen, à Blamont (Doubs).
- M. Georges PEGAT, château de la Croix de l’Orme (Allier).
- R. P. Thomas Marie PÈGUES, Couvent des Dominicains, à Toulouse.
- M. l’abbé PELTIER, professeur, institution Saint-Pierre-Fourier, à Lunéville (Meurthe-et-Moselle).
- M. PER LAMM, libraire, à Paris.
- M. Picard JOSSE, libraire, à Abbeville.
- M. l’abbé Pierre Picoт, professeur, à Pignelin (Nièvre).
- R. P. PIE DE LANGOGNE, capucin, secrétaire général, à Rome.
- M. l’abbé PIVERT, aumônier, à Saint-Fraimbault-de-Prières (Mayenne).
- M. le comte DE PLESSIS DE GRENEDAN, à Rennes.
- M. POINSIGNON, à Châlons-sur-Marne.
- M. J. POISSONNIER, institution N.-D. des Dunes, à Dunkerque.
- Me Marie PONNET, à Neuville-sur-Saône (Rhône).
- R. P. PORTALIÉ, S. J., au séminaire de Vals, près Le Puy.
- Mile POURCHASSE, libraire, à Lorient (Morbihan).
- M. l’abbé A. DE POUY, économe du petit séminaire, à Auch (Gers).
- R. P. Prieur de la Chartreuse de La Valsainte (Suisse).
- R. P. Prieur des Dominicains, Carpentras (Vaucluse).
- Tipografia e libreria QUERINIANA, à Brescia.
- M. L. RAJON, supérieur, institution Saint-Winoc, à Bergues (Nord.)
- R. P. RAMEL, S. J., à Toulouse.
- M. RATEL, libraire, à Dijon (Côte-d’Or).
- M. l’abbé RAUX, curé doyen, à Vaucouleurs.
- M. l’abbé RENARD, au grand séminaire de Chartres.
- M. l’abbé REY, supérieur des Oblats de Marie Immaculée, à Pontmain (Mayenne).
- M. Fernand DE RICHEMOND, château de Glatigny, à Lisieux (Calvados).
- M. l’abbé RICHY, professeur, institution Saint-Pierre-Fourier, à Lunéville
- M. l’abbé G. DE ROALDÈS, chanoine titulaire. à Cahors (Lot).
- R. P. M.-V. ROBERT, prieur de la Chartreuse de Mougères.
- M. l’abbé François ROCA, vicaire général, à Perpignan (Pyrénées-Orientales).
- M. Émile ROCHER, à Moulins.
- R. P. ROCHETTE, S. J., à Marseille.
- M. Louis-Roland GOSSELIN, à Paris.
- M. P. ROSEROT, Supérieur, institution Saint-Joseph, à Épinal.
- M. Van Rossum, libraire, à Utrecht (Hollande).
- R. P. J. ROUGANE, S. J., à Clermont-Ferrand.
- M. ROUGIÉ, avocat, à Lamarche, commune de Teyssieu (Lot).
- M. l’abbé ROUSSEAU, curé, à Bourdeille (Dordogne).
- R. P. ROUSSELIN, S. J., directeur de l’école Saint-Joseph, à Reims (Marne).
- M. RUFFIN, à Vincennes.
- M. le comte DE SABRAN-PONTEVÈS, à Paris.
- Sœur SAINT-FRANÇOIS, supérieure générale des Franciscaines du S.-C., à Buers-Villeurbanne.
- M. J.-J. A. SALLEIX, château de la Brangelie (Dordogne).
- R. P. SANDOZ, à Lyon.
- M. Charles SARRAZIN, à Épernay (Marne).
- R. P. SARRAMAGNA, S. J., à Pau.
- M. l’abbé Henri SAUVÉ, à Laval.
- M. Georges SENS, à Arras.
- Mme veuve SÈVE, à Bourg (Ain).
- R. P. SIFFERLEN, S. J., à Belfort.
- R. P. SIMLER, à Paris.
- M. l’abbé SIMONIS, supérieur, à Oberbronn (Allemagne).
- Mme la vicomtesse DE SINÉTY, au Puy.
- Mlle V. SOULIER, institutrice, à Chazelet (Haute-Loire).
- M. SOUTEYRAN, au Puy.
- M. L. SOYER, à Clamart.
- Rve Mère Supérieure Ge des religieuses de Saint-Joseph de Cluny, à Paris.
- R. P. Supérieur des Rédemptoristes, à Saint-Nicolas-du-Port (Meurthe-et-Moselle).
- R. P. Supérieur Saint-Hugh’s Parhminster, Patridge Green, Sussex (Angleterre).
- R. P. Supérieur des Pères Jésuites, à Bordeaux.
- M. le Supérieur de N.-D. de Sion, par Vezelise (Meurthe-et-Moselle).
- Frère SYLVÉRISE, maison du Sacré-Cœur, à Reims.
- Mme Tavernier PILAT, au Puy.
- R. P. THIÉBAUD, S. J., à Besançon.
- M. A. THORIN, à Tours.
- R. P. THUILLIER, S. J., à Castres (Tarn).
- RP. TOURNADE, S. J., à Paris.
- M. Robert TRIGER, vice-président de la Société archéologique du Maine, au Mans.
- M. Jacques DE VALENCE DE MINARDIÈRE, prètre en retraite, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).
- M. A. DE VALON, ancien député, à Cahors.
- Mme la baronne douairière DE VALSUZENAY, à Paris.
- M. l’abbé E. VATINELLE, curé, à Renancourt-Amiens (Somme).
- M. l’abbé VIGNOLLE, directeur du petit séminaire, à Oloron-SainteMarie.
- M. Eugène VIGOUROUX, avocat, à Sérignac (Lot).
- M. l’abbé VILLAUME, aumônier de la Pitié, à Paris.
- R. P. DE VILLÈLE, S. J.. procureur de la mission de Madagascar, à Paris.
- Mme la marquise DE VILLENEUVE-ARIFAT, château de Péguillan (HauteGaronne).
- R. P. M. WYNDHAM, à Londres (Angleterre).
- M. l’abbé WIRTH, curé doyen, à Berlaimont (Nord).
Nous publierons dans un supplément spécial au cinquième volume les noms des souscripteurs oubliés dans la présente liste, ainsi que ceux qui nous ont envoyé leur adhésion après l’impression du présent volume, ou qui nous l’enverront par la suite.
XXIAvant-propos
Les Chroniques et les documents cités dans le volume précédent portaient principalement sur les événements extérieurs, et ne touchaient que secondairement aux qualités de la personne qui les conduisait. C’est le contraire pour la plupart de ceux qui composent ce volume. Par les aveux qui lui ont été arrachés sur cette partie de sa carrière, la Vénérable nous fera pénétrer dans le fond de son âme : elle nous dévoilera plusieurs ressorts cachés que n’ont pas aperçus ou indiqués ceux qui ont écrit des documents généraux et publics.
Les cinquante-cinq témoins entendus à la réhabilitation sur la vie guerrière n’avaient pas tant à faire connaître les événements, qui n’étaient pas ignorés des juges, qu’à montrer l’esprit, le caractère de la suppliciée de Rouen. Il fallait la laver des crimes imputés.
Il ne faut pas demander aux Chroniques étrangères l’exactitude dans le détail des événements. L’on verra que sur ce point elles sont souvent en défaut ; mais ce qu’elles peuvent nous faire palper, c’est, avec un croquis de l’histoire, l’idée qu’on se formait au loin de celle qui jeta la Chrétienté dans la stupeur. C’est aussi ce que nous révéleront sous une autre forme les comptes des villes, qui, en inscrivant les dépenses faites à l’occasion de la Pucelle, nous manifesteront la commotion produite à l’intérieur.
Cette même impression et parfois de précieux détails sur les faits ressortent des poèmes du temps dont la Pucelle forme le thème.
Voilà pourquoi le titre La Vierge-Guerrière a été donné au IVe volume de La Vraie Jeanne d’Arc. Avec le précédent, La Libératrice, il renferme tous les documents sur la vie publique, depuis l’arrivée à Chinon, 6 mars 1429, jusqu’à ce que le cachot de Rouen se fermât sur la martyre, décembre 1430.
Le demi-siècle écoulé depuis la publication du Double Procès a permis d’accroître très notablement les pièces réunies par Quicherat. XXIILes unes étaient absolument inédites, telles que la Chronique Morosini, et elle n’est pas la seule ; d’autres le sont équivalemment, puisque aucun auteur français ne les mentionne. En tout cas, l’on ne peut les avoir toutes à sa disposition qu’à notre grand arsenal littéraire, la Bibliothèque nationale.
Encore y chercherait-on peut-être inutilement la revue italienne Studi e documenti di storia et diretto, dont le numéro de décembre 1894 nous fournit deux pièces fort intéressantes, écrites au moment même où l’héroïne était à l’apogée de son triomphe. Les passages du chroniqueur Herman Cornerius, un contemporain de la Vénérable Pucelle, gisent ignorés, ce semble, depuis près de deux siècles dans le Corpus historicum medii ævi de Georges Eccard. En dehors de la Bibliothèque nationale, l’on ne trouvera probablement pas en France les cent volumes in-4° des Chroniques belges. Cinq chroniqueurs, tous du temps, parlent cependant de Jeanne ; l’on n’a publié en France que le texte d’un seul ; on a donné seulement quelques phrases des autres, quand on ne les a pas totalement ignorés. L’on s’empresse justement de livrer à la publicité la moindre ligne de la première partie du XVe siècle où vient le nom de la Pucelle ; mais tout cela est disséminé dans des revues, des plaquettes de quelques pages, qu’il est très difficile de se procurer. Si quelqu’un de ces textes ne se trouve pas dans la Vraie Jeanne d’Arc, c’est qu’il aura échappé à des recherches prolongées. L’on y trouvera de courts passages inédits, souvent précieux pour fixer une date ou éclairer un événement.
Tout en voulant mettre à la portée de tous les sources d’une histoire, qu’on ne saurait jamais assez étudier dans sa vraie et totale lumière, il a été donné satisfaction aux justes exigences des érudits en mettant au bas des pages le texte de toutes les paroles de l’héroïne, les passages importants des autres documents, et souvent, aux pièces justificatives de la Libératrice, le texte intégral des pièces inédites ou peu connues. Les paroles de l’accusée de Rouen, notamment celles si pleines de fine justesse sur le signe donné au roi ont été longuement commentées.
Le tout a été disposé dans l’ordre qui a semblé le plus favoriser les rapprochements. C’est à l’aide de ces rapprochements qu’ont été discutés les points de quelque importance du divin poème, et dans la mesure où cela a été possible, conciliées les divergences.
XXIIICe n’est pas sans des fins très hautes que Dieu a fait cette merveille unique qui est Jeanne la Pucelle. Telle a été sa magnificence envers la fille d’élection que le cardinal Pie a pu s’écrier : Tous les dons divins s’accumulent sur sa tête ; pas une pierrerie à joindre à sa couronne. Le sixième livre du présent volume, le Surnaturel dans la Guerrière-Libératrice, est consacré au développement de cette pensée du grand évêque, et à signaler, à la lumière de la raison et de la foi, quelques-unes des fins plus manifestes de l’infinie sagesse. Ne pas les rechercher, se contenter du fait matériel, c’est pire encore que ne pas voir Dieu dans la création du monde physique, c’est courir au-devant du reproche du Maître : adhuc et vos sine intellectu estis [Êtes-vous encore sans intelligence, vous aussi] ; c’est donc comme si vous n’aviez pas reçu une intelligence pour pénétrer au-delà des dehors sensibles et tangibles.
Le naturalisme sent si bien le coup mortel que lui porte la Vénérable présentée telle qu’elle ressort des documents, il sent si bien que le miracle sort fulgurant du vrai récit des faits, que, en affectant une admiration dithyrambique, il change totalement l’héroïne et son histoire. La Jeanne d’Arc de ses livres n’a guère que le nom de commun avec la vraie ; son histoire rapetissée, falsifiée, est une histoire de fantaisie ; la Guerrière-Libératrice est travestie, comme la Paysanne et l’Inspirée. Démasquer ses iniques procédés, faire palper ses falsifications, c’est le dernier livre de la Vierge-Guerrière.
Le R. P. Carrez a bien voulu ajouter une nouvelle carte à celles du volume précédent. Elle permettra de suivre tous les pas de l’histoire sur notre chère terre de France.
On a bien voulu aussi nous transmettre spontanément une miniature tirée d’un antiphonaire que les connaisseurs disent être du XVe siècle. Elle appartient à la collection de M. Spetz. Elle est reproduite ici à titre de document, d’après le tirage fait par la Société de Saint-Jean.
Il ne restera plus qu’à faire connaître la Martyre. L’auteur s’appliquera tout entier à mener son œuvre à terme aussi promptement que le lui font espérer de longues études sur ce couronnement du poème.
Notes
- [1]
La première des autorités, c’est la coutume de l’Église, à laquelle toujours et en tout il faut se conformer arec un soin jaloux.
Maximum habet auctoritatem Ecclesiæ consuetudo, quæ semper est in omnibus æmulanda. — (S. Thomas, 2a 2æ q. x, a. 12.)